« Le Simulacre » de Jean-Luc Marcastel

Posté le Mardi 19 janvier 2016

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De nos jours dans les littératures de l’imaginaire, il y a ceux qui suivent un phénomène de mode et nous abreuvent de textes insipides, sans âme ni consistance et puis il y a ceux, que je compte fort heureusement parmi mes amis, qui eux par contre nous régalent de romans ou de nouvelles qui font la joie des lecteurs que nous sommes et qui entretiennent de leurs plumes fécondes et originales cet appétit de mets littéraires délicats et savoureux qu’il nous faut, sous une incontrôlable dépendance, absorber régulièrement et en grande quantité. D’ailleurs, puisque nous parlons cuisine, qui mieux qu’un Gascon, pourrait nous charmer par sa cuisine riche, savoureuse et nous offrir une table que nul amateur ne se verrait refuser ? Il est des domaines en littérature où l’on ne plaisante pas avec l’honneur, la bagarre et la bonne chère et si un auteur était en mesure de mélanger avec maestria ces trois ingrédients d’une aussi admirable façon, il ne pouvait s’appeler autrement que Jean-Luc Marcastel.

Vous dire que j’ai été enthousiasmé par le premier volume de sa série « Le Simulacre » est un doux euphémisme et je puis confesser sans nul doute que cette trilogie fera date dans ma mémoire de lecteur et…..de Gascon ! Inventer un univers original et cohérent n’est pas chose facile et l’auteur, par un incroyable tour de force de l’imaginaire, vient de nous créer un monde fort divertissant, foisonnant, haut en couleur et en mesure d’accrocher le lecteur de la première à la dernière ligne. Au travers de cette habile transposition du héros le plus célèbre du roman de cap et d’épée, d’Artagnan, de sa palette puissante et truculente , il ainsi réalise une œuvre qui ne laisse pas la place à l’ennuie mais en plus génère en nous cet état d’exaltation littéraire poussant le malheureux lecteur, victime de cette savoureuse addiction, de ne plus lâcher le livre ou alors bien à regret, non sans avoir asséné un coup d’estoc au pauvre fou ayant eut l’outrecuidance de nous interrompre. Je vous avais dit après la lecture de sa trilogie « Les enfants d’Erébus » , combien j’appréciai son écriture cinématographique, ayant un souci quasi-obsessionnel du détail où chaque mot trouve une place parfaite dans une action bien menée et un rythme qui jamais ne faiblit et s’il est une chose qui ne manque pas dans cette série plus que prometteuse c’est bien le sens du rythme, le souffle de l’aventure et cette dévorante envie de faire partager avec le lecteur son goût pour l’imaginaire.

On retrouve dans son écriture cette générosité et cette envie de faire plaisir, car le difficile métier d’écrivain, c’est de donner au lecteur cette jubilation, cette gourmande envie de se laisser emporter par le feu de l’action et de trouver, dans les différents personnages, ce parfait équilibre où chacun de nous parviendra un peu à se retrouver et tout y passe : le héros sympathique, le serviteur fidèle et paternel, la belle effrontée qui ne manque pas de courage, les sales trognes patibulaires, les menteurs, les voleurs et surtout cette figure ô combien fascinante sous les traits du repoussant « Ankou », le roi des souterrains ! Cet univers ainsi créé est exploité avec justesse et ce tour de force d’avoir mélangé une thématique Steampunk à l’époque des mousquetaires, est tout simplement géniale. Imaginez un XVIIe siècle où notre monde fut envahi par des envahisseurs célestes ayant des intentions de mort et de destruction, pour ne pas dire cannibales, et sauvé comme par miracle par des « Archanges » aux intentions assez ambiguës. Il en résulte une technologie complètement bouleversée où les chevaux deviennent métallique et se mettent à voler, où les gardes du cardinal sont des « Mécanomates » que le ciel de paris est traversé de « Libbellugence » et de maisons aériennes, que les gentilshommes, comble de l’élégance, achètent un peu de jeunesse en se faisant greffer des organes mécaniques, une terre enfin, où il est possible de créer des copies conforme de n’importe quel individu : des Simulacres ! Dans cet univers où cohabitent splendeur et décadence, riche d’un progrès qui n’efface pas les traces d’un monde accablé par les guerres et la misère, la belle Estelle se verra gratifiée d’une mission assez mystérieuse, transporter un singulier objet, un bijou renfermant de précieuses données et que de viles et terrifiantes créatures vont tenter de récupérer coûte que coûte. Va suivre une épopée pleine de rebondissements, de coups de théâtre, de folles poursuites et de duels à l’épée énergétique. Jean-Luc trouve dans cette œuvre, manière à exploiter tout son talent et son ingéniosité, emporter le lecteur dans une folle course-pousuite qui ne laisse aucune place aux temps morts et qui en outre construit son récit avec un sens de l’épique et du roman populaire avec tout le talent, la verve et le le savoir faire de ses vénérables prédécesseurs. À la lecture de cet étourdissant récit qu’il vous faudra absolument acquérir, nul doute que le jury qui lui attribuèrent le « Grand Prix de l’imaginaire 2015 » et le « Prix actu SF de l’Uchronie » ne s’y sont pas trompés et firent preuve d’une excellente marque de bon goût. Un auteur à lire et à découvrir et pour les malheureux qui n’auraient pas encore eu la chance d’en découvrir l’incroyable talent, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! pour les autres, il vous faudra comme moi,découvrir la fin de cette palpitante trilogie ou d’attendre avec une impatience non feinte, la parution de sa prochaine saga se déroulant au centre de la terre et qui, selon certaines sources plus que fiables, est à la hauteur du reste de son œuvre.

Ajoutez à cela de magnifiques illustrations de Jean-Mathias Xavier qui, de son crayon avisé et inspiré réalise à chaque début de chapitre une magnifique planche parvenant à merveille à capter l’esprit de ce que tout Jean-Luc nous fait vivre dans cette étourdissante odyssée et vous aurez deux bonnes raisons d’acheter non seulement le volume , mais toute la trilogie

Bravo cher ami, ton talent est à la hauteur de ta disponibilité et de ta gentillesse, ce qui, pour un solide gaillard comme toi, est la preuve que force peut cohabiter avec sensibilité !

 

« Le Simulacre » ou la seconde vie de d’Artagnan de Jean-Luc Marcastel, Tome 1.Éditions du Matagot. Couverture et illustrations intérieures de Jean-Mathias Xavier

Pour commander l’ouvrage et consulter les autres volumes cliquez ici: http://www.matagot.com/spip.php?page=article&id_rubrique=294&produit=294&lang=fr

le simulacre

 

 

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« Zigomar » de Léon Sazie. Le tome 1 Disponible aux Moutons Electriques!

Posté le Lundi 11 janvier 2016

Le premier volume des célèbres exploits de cette organisation criminelle vient de paraitre chez « Les Moutons Électriques ». C’est tout bonnement jouissif et je vous invite à lire l’article que je viens de publier « Sur l’autre face du monde »: Ce volume est un véritable petit régal!

Pour lire l’article cliquez sur le lien: http://www.merveilleuxscientifique.fr/les-coups-de-coeur-du-moi/zigomar-de-l%C3%A9on-sazie/

Pour commander l’ouvrage cliquez sur le lien: http://www.moutons-electriques.fr/livre-367

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L’An 2000 selon la revue Fripounet & Marisette

Posté le Dimanche 3 janvier 2016

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Nous avions évoqué dans des articles précédents l’existence de nombreuses revues ayant consacrées leurs publications à des numéros spéciaux évoquant ce fameux « An 2000 » ou des articles gravitant autour de notre monde futur et des conséquences du progrès sur notre existence. Les revues destinées à la jeunesse n’échappent pas à la règle et voici donc dans le détail, le contenu du N°53 de la revue « Fripounet et Marisette » du Dimanche 30 Décembre 1956 et intitulé « An 2000 et plus…. » . Un numéro assez classique et symptomatique des publications pour la jeunesse avec une vision du futur positive et axée sur le travail et l’éducation.

Outre la couverture nous proposant un voyage dans le temps et signé Herboné ( René Bonnet) ce numéro spécial nous propose une pleine page illustrée par Erik et intitulée « Allo ici l’an 2000 » et mettant l’accent sur les moyens de communications, précédé d’une histoire scénarisée par Guy Hempay sur des dessins de P,Mallet « Jupiter III » . Il y est question d’une machine le « tempo-radar » permettant de voir tout ce qui se passera dans les temps futurs. Vient ensuite une autre planche toujours de Guy Hempay et de J.C.Mezi « Expédition Noachis » où cette fois l’histoire se passe en l’an 3000 avec des élèves qui, lors d’un cours d’histoire, découvrent l’origine des premiers colons qui vinrent cultiver le sol de la planète Mars . Page 5 , un article de Styll intitulé « Non nous ne sommes pas ici en l’an 2000, ça existe en Amérique en 1956 » fait l’apologie des grands barrages et des conséquences sur l’agriculture environnante : de l’eau en permanence et de l’électricité Peu chère et abondante. Tout ceci pour laisser place à un court récit de « Sylvain et Sylvette » qui ne feront pas exception à la règle puisque dans cette histoire il vont y construire une fusée . Sur la même page on trouve également un autre court récit de Chantovent et du club des « Indégonflables » et d’un voyage dans le futur . Sur cette double page débute également un roman,« La fusée du Dr Brant » de John Blaine, traduit par Alain Valiére et illustré par Pierre Brochard. Page 8 nous voilà plongé au cœur même de l’éducation avec une pleine page intitulée « …Et voilà ton école de demain » signé Stélas où l’auteur fait l’apologie de la classe de demain où aucun élève ne voudra manquer un cours ! Et enfin pour clôturer ce petit numéro spécial, une autre pleine page sous le titre explicite de « Je reviens de l’an 2000 ». Outre un magnifique collage avec l’effigie d’un robot , l’article, signé d’un certain « Julien » est constitué de plusieurs vignettes ( non signées par contre) et nous décrivant certaines professions de l’an 2000. Ces vignettes feront l’objet d’une reproduction dans un article à venir « Sur l’autre face du monde ».

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Chez Les Moutons Electriques, « Z » …….comme Zigomar

Posté le Vendredi 18 décembre 2015

Il y a des œuvres intemporelles qui sont le terreau de notre culture populaire et que la mémoire collective à parfois tendance à un peu trop oublier .Pratiquement publié à la même époque que le très célèbre Fantômas, Zigomar n’a jamais atteint le sucés qui aurait dû pourtant lui échoir. Mais il en est ainsi avec l’histoire que de se focaliser sur un événement au détriment de tous les autres . Fort heureusement certains éditeurs ont le sens de la justice et réhabilitent ainsi des épopées légendaires et s’efforcent de ranimer notre mémoire engourdie. Il vous sera donc possible de partager les exploits de ce héros ténébreux, comme la France savait en fabriquer il y a une certaine époque, le moyen de revivre toute une partie de notre histoire où nous avions le sens de l’aventure , du mystérieux et du tragique. Introuvables dans leur intégralité il serait dommage de passer à coté d’un tel événement, alors dès Janvier, ne manquez pas ce rendez-vous avec l’histoire, de notre histoire des territoires de l’imaginaire qui, le temps de deux magnifiques volumes inédits, risque à tout jamais de vous marquer d’un « Z » comme ….Zigomar !

 

Note de l’éditeur

Le tout Paris est en effervescence, la Une des journaux est dans toutes les têtes, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : on a assassiné le banquier Montreil ! Montreil ! L’un des acteurs les plus éminents de la haute société parisienne.

Devant le drame, c’est Paulin Broquet, l’estimé agent de la Sûreté, qui prend l’enquête en mains. Mais il est des questions dont nul ne voudrait avoir la réponse. Car ce matin n’est pas qu’un sordide fait divers, c’est un commencement. C’est l’instant où le mal étire ses ailes, le moment où Zigomar, le maître invisible, sort de l’ombre et dévoile au grand jour son génie criminel. Et des hôtels particuliers les plus huppés aux égouts de la capitale, nul ne sera à l’abri. Car ce sont la mort et la maladie qui marchent sur les pas de Zigomar.

C’est une parution importante que ce Zigomar de Léon Sazie (1862-1939). Une erreur corrigée, pourrait-on dire. Le génie du mal, qui précédera le Fantômas de Souvestre et Allain de quelques mois, fit frémir les lecteurs 164 épisodes durant dans le journal Le Matin en 1910. Jamais réédité depuis la première moitié du vingtième siècle, c’est une portion importante de la littérature populaire qui est remise à sa juste place : à la disposition des lecteurs.

Avec un cahier de 8 pages couleur reproduisant des couvertures anciennes.

Pour le commander c’est ici:  http://www.moutons-electriques.fr/livre-367

Lien utile: https://leboudoirdezigomar.wordpress.com/2011/10/07/za-la-vie-za-la-mort/

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Les Robots Comme Vous Ne Les Verrez Plus Jamais

Posté le Dimanche 13 décembre 2015

Les robots n’ont jamais eu de cesse de fasciner et d’angoisser les hommes. De serviteurs dévoués rompu aux taches les plus ingrates, ils seront, au fil des décennies doués de conscience et capables de se révolter contre la suprématie des hommes. Ils furent très vite exploités en tant que symbole du progrès humain et de sa capacité à repousser toujours plus loin les limites du possible. Ils seront les acteurs principaux de bien des livres, films et séries, d’objets publicitaires, de jouets très prisés des collectionneurs. On les retrouve de partout sous des formes diverses et variées, de la simple juxtaposition de boites métalliques, aux formes sculpturales d’une tueuse à la solde d’une puissance étrangère et bien souvent, les avez-vous rencontré dans les pages de ce blog sous des apparences un peu surannées avec des intentions pas toujours très honorables : mais de la créature ou du créateur, qui est le plus à blâmer ?

Dans ce magnifique livre que nous proposent les éditions Hugo-Desinge sous une couverture qui n’est pas sans nous rappeler quelques souvenirs d’enfance, l’auteur livre avec nostalgie un singulier panorama en images aussi variées que colorées . Sur plus de 150 pages vous allez découvrir des centaines de reproductions de couvertures de Pulp’s, boites, jouets, objets publicitaires, veilles revues et anciennes gravures, en provenance d’un pays imaginaire où cette machine d’une complexité incroyable avait toute la confiance et la passion des hommes. Peut-être rêvent-ils de moutons électriques mais il est évident, en regard du magnifique panel proposé dans l’ouvrage, que les hommes eux toute leur vie, ont rêvé d’une machine qui rêvait qu’elle pouvait être comme un être humain.

 « Le danger dans le passé était que les hommes deviennent des esclaves. Le danger dans le futur est qu’ils deviennent des robots »

 

Note de l’éditeur

 Le mot « robot » vient du slave «rabota» qui signifie corvée. Très vite, au début du XXe siècle, s’est développée l’idée de machines qui feraient les corvées que les hommes rechignaient à faire. Et ces machines ont très vite pris un aspect humanoïde…

Ce livre vous présente, de 1910 à 1970, comment les humains que nous sommes, ont rêvé les robots, ceux qui devaient faire les tâches ingrates ou qui pouvaient aller là où l’homme ne pouvait survivre.
Les années 50 ont été un formidable vivier d’illustrateurs et de créateurs qui ont imaginé des mondes aux créatures fantastiques et délirantes, qui font toujours rêver aujourd’hui. Il y a eu Robby de Forbidden Planet, jusqu’à R2D2 de Star Wars.

Isaac Asimov, le scientifique et le fameux écrivain de science-fiction, qui a inventé le terme de la robotique, s’est interrogé sur le pouvoir que l’on pouvait laisser aux robots pour qu’ils ne supplantent pas l’homme. Il a ainsi inventé les trois fameuses lois de la robotique, qu’il a corrigé quelques temps avant sa mort en quatre lois en introduisant « la loi zéro » que voici :

Loi zéro : Un robot ne peut pas porter atteinte à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit exposée au danger.

Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger, sauf contradiction avec la Loi Zéro.

Deuxième loi: Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi ou la Loi Zéro.

Troisième loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi ou la Loi Zéro.

Maintenant, nous avons des robots partout, beaucoup moins drôles que ceux imaginés il y a 50 ou 60 ans. Et si on s’amusait à revenir en arrière pour voir comment nos parents et grands parents imaginaient leur futur ?

 

les robots comme vous ne les verrez plus jamais

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Rencontres De L’Imaginaire: 12éme Edition!

Posté le Samedi 17 octobre 2015

Venez nombreux les amis, un événement à ne pas manquer et l’occasion de se retrouver autour d’un verre à parler de nos passions communes!

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Demandez le programme!

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Appel à Texte: Dimension Merveilleux Scientifique 2

Posté le Samedi 3 octobre 2015

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Appel à textes Dimension Merveilleux scientifique II

 

(Rivière blanche)

Dimension Merveilleux scientifique, anthologie éditée chez Rivière blanche (http://www.riviereblanche.com/dimmerveilleux.htm) et qui rendait hommage à la première science-fiction française du XIXe siècle au milieu du XXe, a rencontré un réel écho dans le milieu spécialisé. Dans le même temps, Serge Lehman développe les aventures du Nyctalope en bandes dessinées, le Carnoplaste continue de proposer ses aventures dans le système solaire en 1920, au parfum délicieusement rétro, et un film adapté de La Brigade chimérique augure même de l’apothéose du merveilleux scientifique au cinéma.

 Autant d’éléments qui nous ont poussés à mettre rapidement en chantier un second volume, qui contiendra quelques surprises, des développements critiques, mais dont la plus grande part sera bien sûr dédiée à la fiction. Dans la continuité de cette entreprise, mais avec un souci appuyé de renouvellement, nous avons décidé de faire de nouveau appel à des auteurs actuels afin qu’ils proposent des nouvelles inédites, célébrant le merveilleux scientifique dans son esprit, transposé en milieu contemporain ou non, privilégiant une forme désuète ou au contraire s’efforçant de vivifier ce genre pionnier par une narration plus audacieuse, croisant les œuvres d’antan pour les subvertir ou en offrir des suites inattendues, mettant à profit les possibilités de l’uchronie, du steampunk et du rétrofuturisme en conservant le cap d’un imaginaire scientifique ancré dans son temps…

Nous avons également décidé d’élargir les bornes de l’exercice : cette fois, il sera possible de s’inspirer non seulement de la matière française, mais également de ce qui s’est écrit hors des frontières nationales, jusqu’à embrasser l’ensemble du continent européen (Russie / URSS comprise) ; on pense évidemment au Royaume-Uni, mais l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, entre autres, ont bien des richesses à nous offrir. D’autre part, sur le plan chronologique, il est possible de reprendre des éléments littéraires ou de situer l’action entre la Révolution française et notre début de XXIe siècle. Enfin, pour corser le tout, une contrainte est ajoutée : dans la rédaction de sa nouvelle, chaque écrivain devra absolument utiliser un personnage ou un auteur du patrimoine merveilleux scientifique, mais de n’importe quelle manière qui lui conviendra, y compris (surtout ?) la plus originale possible !

 Les textes, d’une longueur maximale de 50 000 signes, devront être envoyés en format RTF au plus tard le 1er mai 2016 à Jean-Guillaume Lanuque ( jeanguillaume.lanuque@wanadoo.fr). Pour les auteurs n’ayant pas participé au premier Dimension Merveilleux scientifique, ils devront en outre être accompagnés d’une postface explicitant comment ils ont rencontré et comment ils perçoivent le merveilleux scientifique, ainsi que d’une présentation biographique.

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« Le Murmure Des Ombres » Une Aventure De Bob Morane de Brice Tarvel

Posté le Vendredi 2 octobre 2015

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Brice Tarvel est l’un de ces savanturiers du XXéme siècle comme on en rencontre peu, qui résiste au temps , traversant les modes sans jamais dévier son cap, fidèle à ses valeurs dans un style incomparable. Je trouve d’ailleurs navrant que son œuvre ne fasse pas plus d’écho dans toute cette masse de lecteur ayant un soi-disant goût prononcé pour les romans d’aventures fantastiques et boudant une série aussi prometteuse que « L’or et la toise » et dont le faible succès ne permettra pas la parution d’un troisième volume à la substance prometteuse : à croire que les amateurs, à trop lire cette espèce de bouillie que l’on a l’habitude de lui servir, n’a pas réussi à reconnaître dans la fagne de cette création originale toute la portée de cette manière de chef-d’œuvre fantastique. Ainsi va la vie des auteurs, travailler avec toutes ses tripes sans arriver à réveiller la conscience endormie de ces ignorants en mal d’une littérature stéréotypée. Brice est un dinosaure, j’espère qu’il pardonnera cette métaphore pleine de respect et de sympathie, non pas que son style possède toute la substance lourde et figée propre aux écrivains dont l’écriture reste ancré dans un passé révolu, mais plutôt le survivant d’une époque lointaine qui, en dépit des courants littéraires qui naissent pour disparaître à jamais, garde au contraire toute sa superbe en revendiquant haut et fort la dette dont il est redevable à ses illustres pionniers. Il vous suffit de faire un état des lieux de son impressionnante production pour constater à quel point son écriture est arrivée à traverser les décennies en gardant tout son attrait, sa vivacité et son inventive imagination. Donnez lui un livre d’aventure à écrire, un roman « trash » à confectionner, un nouvel univers à créer, un personnage célèbre à ressusciter, il vous le fera toujours avec cette facilité incroyable que possèdent certains écrivains à manier avec talents ces petites choses anodines dont on fait les bonnes histoires.

Je viens de terminer son roman paru aux éditions Ananké «  Le murmure des ombres », avec pour héros cette icône de notre enfance, cet incontournable du roman d’aventure : Bob Morane ! Au risque de choquer certains aficionados, même si l’œuvre dans sa totalité reste la référence du roman d’aventure avec des titres qui sonnent comme autant de souvenirs inoubliables, avec le recul,je trouve le style de Henri Vernes particulièrement lourd et répétitif en tout cas qui n’a pas résisté au poids des ans. Si son imagination féconde reste son point fort, passant en revue une bonne partie des thématiques chères aux amateurs de fantastique et de science-fiction, reprendre aujourd’hui la lecture de sa production est un défi que je ne voudrais pas relever : certaines œuvres possèdent un goût sucré dont il est préférable de ne garder que le subtil parfum du souvenir. Il y a chez Brice, cette manière de reprendre le style de l’auteur tout en lui insufflant une note personnelle, humoristique aussi, donnant au récit un rythme plus agréable tout en conférant aux personnages une sorte de deuxième vie. Après quelques décennies d’une existence statique, il redonne ainsi une autre envergure au personnage, comme pour lui insuffler une nouvelle jeunesse. En y incluant certains codes de son propre univers, l’aventure y gagne en fluidité tout en enrichissant cette « dimension Bob Morane » d’un souffle neuf et particulièrement attractif. Cette aventure se déroulant dans la moiteur de la foret Amazonienne, est truffée de mystères et de figures patibulaires , vaste marécage de l’imaginaire où croupissent d’innommables horreurs et que notre héros, accompagné de son inséparable Bill Ballantine, devra affronter une nouvelle fois au péril de sa propre vie. Nous assistons alors à une agréable composition assez sympathique où des créatures mélomanes venues d’une autre dimension, vont mettre à mal le rationalisme de nos intrépides aventuriers. Il faut dire que l’auteur a trouvé ici son terrain de prédilection et manie avec brio la machette de l’exotisme avec tout le panache d’un intrépide explorateur de l’imaginaire.

En truffant son récit de petits clins d’œil que le fin limier parviendra à détecter, nul doute que cette nouvelle aventure de notre Bob international , ravivera la flamme des nostalgiques dont l’enfance a baignée dans ces fantastiques exploits. Une nouvelle fois, Brice relève le défi et il est fort dommage que la diffusion de cette nouvelle collection ne soit pas plus médiatique et qu’au moins deux de ces titres soit à un prix quelque peu prohibitif. Dommage enfin que le nom de Brice soit substitué sur la couverture par celui de Henri Vernes qui, s’il reste le père de l’intrépide aventurier, devrait faire preuve de plus de modestie et laisser à ces illustres continuateurs récolter un peu de sa gloire passée. La modestie est une vertu qui elle par contre restera toujours intemporelle et il eut été plus classe de voir comme bandeau « Un roman de Brice Tarvel d’après le héros créé par Henri Vernes »

La couverture quand à elle , si elle ne possède pas tout l’attrait de celle d’un Pierre Joubert, reste très attractive et parvient à attirer l’œil des amateurs que nous sommes, ce qui,à l’heure actuelle n’est pas une mince gageure.

Plongez vous donc avec délice dans cette aventure de Bob Morane, vous retrouverez intacte votre âme d’enfant et respirerez une nouvelle fois à plein poumon ce parfum suranné d’un passé révolu d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

 

« Le Murmure des ombres » De Brice Tarvel, d’après le personnage de Henri Vernes couverture de Olivier Frot, Editions Ananké. Collection « Bob Morane » grand format N° 242.2014

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La Vie Dans Cinquante Ans par Arsène Brivot

Posté le Lundi 28 septembre 2015

L’anticipation se rencontre souvent là où on ne l’attend pas, il suffit de fouiller de partout et de feuilleter dans les revues les plus improbables. Ainsi dans cet album de L’almanach du pèlerin de 1939,ais-je eu la joie de découvrir dans cette très institution, en page 77, une planche de quatre vignettes relevant de notre domaine.Le domaine de l’illustration n’a pas fini de nous étonner et nul doute qu’il reste encore de belles découvertes à réaliser. La révolution de demain se fera dans les airs ou ne se fera pas!

 

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La maman: Et surtout prends bien garde aux avions

 

 

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Imbécile!Idiot!Crétin!Tenez donc votre droite!…..

 

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Et si vous n’êtes pas content,vous n’avez qu’à descendre.

 

 

 

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Le père: Petit galopin, je te défends de traverser encore l’atlantique!

 

 

 

 

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La Revue « Fiction » Et L’Anticipation Ancienne

Posté le Dimanche 14 juin 2015

Voici un liste relevée dans la revue Fiction N° 99 du mois de Février 1962, Ce qu’il y a d’étonnant dans cette dernière est la présence,sur une vingtaine de titres sélectionnés , d’au moins dix romans ( si l’on y adjoint les oeuvres de René Barjavel) relevant de l’anticipation ancienne, avec quelques titres assez prestigieux : « Le péril Bleu », » »La mort de la terre », »La maison des hommes vivants » . D’autant plus extraordinaire qu’à l’époque, ces textes n’avaient pas bénéficié d’une réédition dans des collections « populaires » ( Le « Péril bleu » ne paraîtra en collection Marabout que 12 ans plus tard ) sans parler de ceux de Claude Farrère ou de André Maurois.

Cette liste réalisée par Damon Khnight nous révèle avec plaisir toute la vivacité d’une genre qui à l’époque n’était pas forcément au goût du jour, non seulement en raison d’un manque de réédition, mais parce que l’on aurait pu croire que déjà à l’époque le genre était tombé en désuétude .

Cette revue fut très généreuse en ce qui concerne les auteurs de « merveilleux scientifique » ( ce numéro 99 comporte en outre la deuxième partie et fin du roman de José Moselli « La fin d’Illa) et nous reviendrons très prochainement à ses nombreuses contributions en établissant une liste complète de tous les articles de fond et romans qu’elle publia au cours de sa longue existence.

Petite rappel sur le Lauréat de la liste « Le péril bleu », au coude à coude avec ce petit chef-d’œuvre de Francis Carsac «  Ceux de nulle part »

 

Imaginez que le monde où nous vivons n’est en fait que le fond d’un vaste océan et que l’espace qui nous entoure appartient à un univers peuplé de créatures qui échappent à notre entendement et notre compréhension. Imaginez ensuite qu’elles nous considéreraient comme de vulgaires animaux et de ce fait s’amuseraient à nous pêcher comme de simples poissons.Tel est l’argument de cet extraordinaire roman de Maurice Renard « Le péril bleu » où une race d’extra terrestres, les Sarvants, nous regardent comme des animaux sans importance, nous capturent, nous dissèquent nous étudient. Au départ tout commence comme un banal roman policier, les personnes disparaissent les unes après les autres, puis vient le tour des animaux, des objets, des édifices….A l’image de l’animal de laboratoire, l’homme est ainsi l’objet d’expériences incompréhensibles qui dépasse sa propre logique et qui remet tout naturellement en doute sa légitimité dans un monde qu’il croyait bien à lui.Un jour pourtant, les Sarvants découvrent que nous ressentons la peur, la douleur et que nous sommes peut-être un animal doué de raison.

Un roman certes qui n’est pas exempt de certaines faiblesses mais qui souligne une fois de plus que l’auteur, à qui nous devons l’origine du si beau terme de « merveilleux scientifique », était soucieux de l’avancée technologique de son époque, mais aussi qu’il voulait nous mettre en garde des dérives de la science. C’est au travers de ses nombreuses « chimères » qu’il parvint avec bien souvent avec une certaine audace à nous montrer à quel point, cette littérature qui fut pendant trop longtemps relégué au rang de « mauvais genre », mérite à être connue et reconnue et trouver enfin sa place au sein de collections dignes de ce nom.

le péril bleu

LES VINGT MEILLEURS ROMANS FRANÇAIS DE S. F.

Notre ami Damon Knight, qui poursuit ses efforts en faveur de la science-fiction française aux U. S. A., a récemment procédé à un référendum auprès des critiques et fans de notre pays, afin de déter­miner la liste des meilleurs romans du genre en France. Les réponses à ce référendum, qui a compté quinze participants, ont mentionné 134 titres. Vingt d’entre eux seulement étaient cités plus de trois fois.

En voici la liste :

Maurice Renard Le péril bleu 8 voix
Francis Carsac Ceux de nulle part 8 »
René Bar javel Le voyageur imprudent 7 »
J. H. Rosny Le mort de la Terre 6 »
Charles Henneberg La naissance des dieux 6 »
J. H. Rosay Les navigateurs de l’infini 5 »
» » La force mystérieuse 5 »
René Bar javel Ravage 5 »
Jacques Sternberg La sortie est au fond de l’espace 5 »
Gérard Klein Le gambit des étoiles 5 »
René Bar javel Le diable l’emporte 4 »
Jean Ray Malpertuis 4 »
Charles Henneberg La rosée du soleil 4 »
Stefan Wul Niotirk 4 »
Kurt Steiner Aux armes d’OrtogLes étoiles ne s’en foutent pas 4 »
Pierre Versins 4 »
Maurice Renard Le docteur Lerne, sous-Dieu 3 »
André Maurois Le peseur d’âmes 3 »
Claude Farrère La maison des hommes vivants 3 »
Stefan Wul Piège sur Zarkass 3 »

fiction 99

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 8:28
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