« Le dernier Songe De Lord Scriven » de Eric Senabre

Posté le Lundi 11 avril 2016

On a trop souvent attribué à la littérature dite de genre un statut négatif pour ne pas dire péjoratif alors imaginez lorsque celle-ci se trouve dans le domaine jeunesse et que vos « amis » horrifiés découvrent l’objet de vos coupables lectures. Il m’arrive souvent de m’abandonner à cette catégorie et je viens de m’apercevoir au final qu’elle occupait pas moins d’une rayonnage entier de ma bibliothèque. Je m’y abandonne souvent, car c’est une lecture rafraîchissante et reposante, non pas qu’elle soit plus « simpliste » , mais parce que souvent les idées y sont plus claires, le style plus léger, mais pas forcement moins intéressant, et les auteurs qui s’y adonnent restent souvent inventifs voir peut-être même plus pertinents dans leurs idées que les écrivains d’une littérature dite plus «Adulte». Invité chez des amis Savanturiers pour quelques jours, me voilà les bagages plus lourds de trois volumes qui ne manqueraient pas d’agrémenter les longues heures de voyages en train, moyen de locomotion d’ailleurs que j’affectionne tout particulièrement tant il me permet de me laisser aller à la rêverie en regardant la diversité des paysages défiler devant moi et surtout de me plonger avec délectation dans de longs moments de lecture.Devant moi , sur ma petite tablette, trois ouvrages posés :« Les 81 frères » de Romain d’Huissier », « La machine s’arrête » de E.M.Forster et de » Le dernier songe de Lord Scriven » de Éric Senabre. Et comme vous pouvez vous en douter, je vais évoquer ce dernier titre. J’avais déjà fort apprécié sa trilogie « Sublutétia » se déroulant dans le sous-sol Parisien habité par une bien étrange civilisation et je me suis donc précipité ( avec ce retard propre à la gigantesque pile de livres à lire) sur son dernier roman au titre assez intrigant.
« Bizarre, vous avez dit bizarre ? Il n’existe pas à ma connaissance d’ouvrages en français ayant relaté les aventures d’une détective parvenant à résoudre des meurtres en se plongeant dans un profond sommeil l’auteur a déjà donc fait preuve une grande d’originalité : Son rôle consiste à surveiller le sommeil de son nouveau patron après un rituel bien spécifique réclamant un don de chanteur afin de psalmodier un sort bien particulier. Le temps de sommeil doit être précis, sinon le dormeur risque d’y laisser sa vie ou sa raison. Une expérience assez troublante pour cet explorateur des songes puisqu’il visualise tout sous forme de symbole et qu’il lui faut par la suite tout interpréter de la façon la plus proche possible de la réalité. Commence alors une singulière aventure où les deux héros vont être plongés non pas dans une simple affaire de meurtre, mais dans une gigantesque machination pouvant mettre à mal les intérêts de l’empire britannique.
Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, outre le style alerte qui se laisse lire d’une traire sans presque jamais reprendre son souffle, c’est l’atmosphère si particulière qui se dégage de cet univers légèrement feutré où évolue des personnages au caractère bien trempé. La relation entre Christopher et Banerjee est particulièrement savoureuse et l’on retrouve bien souvent cette « dualité » pourtant fort bien équilibrée entre d’une coté le journaliste qui est un homme d’action et ce singulier détective, imprégné de sagesse Hindoue qui, bien que profondément déterminé, temporise son associé/disciple. Grâce à son calme qui n’est pas du tout une forme de flegme toute britannique, il parvient bien souvent à se dépêtrer de situations parfois un peu délicates. Moi qui suis un passionné de détectives de l’occulte, j’ai trouvé dans ce roman ce doux parfum de l’étrange qu’il me plaît à respirer et j’ai trouvé qu’il flotte dans cette aventure un équilibre parfait entre action , mystère et enquête policière. : L’ombre du Sâr Dubnotal et des récits spirites du début du XXéme siècle plane sur ce roman d’une grande originalité. Une enquête qui d’ailleurs va même réussir à nous plonger dans une histoire qui frôle la science-fiction avec la découverte d’une curieuse machine que je vous laisse le soin de découvrir. Une enquête qui d’ailleurs va même réussir à nous plonger dans une histoire qui frôle la science-fiction avec la découverte d’une curieuse machine que je vous laisse le soin de découvrir. on s’attache au héros, on déteste les méchants, on rigole des figures caricaturales, bref il y en a pour tous les goûts !
Au final, un roman parfaitement équilibré qui se dévore sans une once d’ennui et l’on se met à espérer qu’Éric Senabre dont nous apprécions la plume alerte et imaginative nous régalera de prochaines aventures de ce détective hors pair, grand spécialiste de la migration des âmes et qui vient, de par sa stature si particulière et bigrement intéressante, rejoindre le panthéon des détectives de l’étrange dont nous avions perdu la trace depuis quelques années. Un sacré plaisir de lecture que je ne peux que vous recommander chaudement.

 

« Le dernier songe de Lord Scriven » de Eric Senabre édition Didier Jeunesse . Couverture de Taï-Mare Le Thanh

 

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« Le marteau de Thor » de Stéphane Przybylski

Posté le Mardi 22 mars 2016

 

Je ne lis pas pour le plaisir de lire, mais pour le plaisir que va m’apporter la lecture, Il en est ainsi des ouvrages que l’on va vite oublier et peut-être même ne pas terminer et d’autres qui vous plongent dans cette délicieuse sensation de ravissement et dont les mots vous portent à chaque instant, vous poussent à tourner les pages avec une grande avidité, afin d’en savoir plus, toujours et encore plus. Le dernier roman de Stéphane Przybylski « Le marteau de Thor », entre dans cette catégorie d’ouvrages qu’il vous est impossible de lâcher, car il est écrit non seulement avec une grande clarté aux style fluide et plaisant, mais l’on sent derrière cet écrivain de science fiction, l’historien amoureux de sa spécialité qui arrive avec un langage d’une incroyable compréhension, à vous faire aimer l’histoire et plus particulièrement celle de la seconde guerre mondiale : alors imaginez pour une fan comme moi ! Tout comme le premier tome « Le château de million d’années » il concilie avec brio, histoire, espionnage, aventure science et fiction pour obtenir un cocktail explosif entre X-files, Indiana Jones et roman historique. J’avais pourtant lu son premier volume il y a presque un an, mais je me suis replongé dans ce « Marteau de Thor » comme si de rien n’était,faisant fi des mois écoulés, c’est pour vous dire à quel point cet auteur à de la classe, possédant cette particularité de parsemer son roman de petits rappels discrets qui vous replongent comme si de rien n’était au cœur de l’action. Usant avec une grande habileté de nombreux « Flash-back » permettant des ruptures dans le récit afin d’éviter des longueurs et une lassitude du lecteur, il trouve là un procédé narratif particulièrement brillant qui pousse le lecteur à ne jamais arrêter son avancée. Les personnages les plus détestables y sont fascinants, les héros, personnages souvent falots, viennent rompre l’idée que nous pouvions nous en faire, les espionnes pulpeuses et terriblement désirables, un univers de personnages pris dans la tourmente de l’histoire lors de l’un des épisodes les plus sombres de notre histoire et qui risque de le devenir encore plus face à de nouvelles découvertes. Tout ce beau monde évoluant dans un monde impitoyable où l’action ne laisse que peu de place au repos du lecteur.On voyage à travers le monde entier et l’on repose abasourdi cet incroyable voyage immobile d’une grande intensité et d’une grande richesse thématique.

Oui, cette œuvre fera date, car elle est brillante, bien construite et terriblement bien réfléchie et révèle tout le respect de son auteur pour les genres qu’il y aborde avec détermination et amusement. Car son œuvre laisse échapper de temps à autres quelques indices pour toute l’affection qui porte aux domaines qui nous intéressent et l’épilogue de ce deuxième volume, qui nous frustre, car nous avons envie de savoir, en est la preuve irréfutable et qui devrait à mon avis plaire à bien des Savanturiers et plus particulièrement ceux d’une certain type de revue américaine,

Coup de cœur et coup de chapeau, hâte, et même plus que hâte de lire la suite, car il s’agit là de l’une de ces œuvres qui vous pousse encore et toujours à lire toujours plus. Un roman qui me donne du baume au cœur, qui vous stimule et je ne peux que vous conseiller une chose : lisez-le, vous ne le regretterez pas, foi de Savanturier !

Un grand Bravo également à Aurélien Police pour cette nouvelle et magnifique couverture!

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« Les Campagnes de Mr Trouve-Tout sur Terre »

Posté le Jeudi 3 mars 2016

Retrouvez en fin de page du lien joint à la photo, le nouvel album photo de cet illustrateur de génie pour une autre des campagnes de Mr Trouve-Tout à l’esprit plus que fantasque!

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http://www.merveilleuxscientifique.fr/album-photos/lanos-henri-illustrateur-du-merveilleux-scientifique/

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« Le Simulacre » de Jean-Luc Marcastel

Posté le Mardi 19 janvier 2016

le Simulacre Logo

De nos jours dans les littératures de l’imaginaire, il y a ceux qui suivent un phénomène de mode et nous abreuvent de textes insipides, sans âme ni consistance et puis il y a ceux, que je compte fort heureusement parmi mes amis, qui eux par contre nous régalent de romans ou de nouvelles qui font la joie des lecteurs que nous sommes et qui entretiennent de leurs plumes fécondes et originales cet appétit de mets littéraires délicats et savoureux qu’il nous faut, sous une incontrôlable dépendance, absorber régulièrement et en grande quantité. D’ailleurs, puisque nous parlons cuisine, qui mieux qu’un Gascon, pourrait nous charmer par sa cuisine riche, savoureuse et nous offrir une table que nul amateur ne se verrait refuser ? Il est des domaines en littérature où l’on ne plaisante pas avec l’honneur, la bagarre et la bonne chère et si un auteur était en mesure de mélanger avec maestria ces trois ingrédients d’une aussi admirable façon, il ne pouvait s’appeler autrement que Jean-Luc Marcastel.

Vous dire que j’ai été enthousiasmé par le premier volume de sa série « Le Simulacre » est un doux euphémisme et je puis confesser sans nul doute que cette trilogie fera date dans ma mémoire de lecteur et…..de Gascon ! Inventer un univers original et cohérent n’est pas chose facile et l’auteur, par un incroyable tour de force de l’imaginaire, vient de nous créer un monde fort divertissant, foisonnant, haut en couleur et en mesure d’accrocher le lecteur de la première à la dernière ligne. Au travers de cette habile transposition du héros le plus célèbre du roman de cap et d’épée, d’Artagnan, de sa palette puissante et truculente , il ainsi réalise une œuvre qui ne laisse pas la place à l’ennuie mais en plus génère en nous cet état d’exaltation littéraire poussant le malheureux lecteur, victime de cette savoureuse addiction, de ne plus lâcher le livre ou alors bien à regret, non sans avoir asséné un coup d’estoc au pauvre fou ayant eut l’outrecuidance de nous interrompre. Je vous avais dit après la lecture de sa trilogie « Les enfants d’Erébus » , combien j’appréciai son écriture cinématographique, ayant un souci quasi-obsessionnel du détail où chaque mot trouve une place parfaite dans une action bien menée et un rythme qui jamais ne faiblit et s’il est une chose qui ne manque pas dans cette série plus que prometteuse c’est bien le sens du rythme, le souffle de l’aventure et cette dévorante envie de faire partager avec le lecteur son goût pour l’imaginaire.

On retrouve dans son écriture cette générosité et cette envie de faire plaisir, car le difficile métier d’écrivain, c’est de donner au lecteur cette jubilation, cette gourmande envie de se laisser emporter par le feu de l’action et de trouver, dans les différents personnages, ce parfait équilibre où chacun de nous parviendra un peu à se retrouver et tout y passe : le héros sympathique, le serviteur fidèle et paternel, la belle effrontée qui ne manque pas de courage, les sales trognes patibulaires, les menteurs, les voleurs et surtout cette figure ô combien fascinante sous les traits du repoussant « Ankou », le roi des souterrains ! Cet univers ainsi créé est exploité avec justesse et ce tour de force d’avoir mélangé une thématique Steampunk à l’époque des mousquetaires, est tout simplement géniale. Imaginez un XVIIe siècle où notre monde fut envahi par des envahisseurs célestes ayant des intentions de mort et de destruction, pour ne pas dire cannibales, et sauvé comme par miracle par des « Archanges » aux intentions assez ambiguës. Il en résulte une technologie complètement bouleversée où les chevaux deviennent métallique et se mettent à voler, où les gardes du cardinal sont des « Mécanomates » que le ciel de paris est traversé de « Libbellugence » et de maisons aériennes, que les gentilshommes, comble de l’élégance, achètent un peu de jeunesse en se faisant greffer des organes mécaniques, une terre enfin, où il est possible de créer des copies conforme de n’importe quel individu : des Simulacres ! Dans cet univers où cohabitent splendeur et décadence, riche d’un progrès qui n’efface pas les traces d’un monde accablé par les guerres et la misère, la belle Estelle se verra gratifiée d’une mission assez mystérieuse, transporter un singulier objet, un bijou renfermant de précieuses données et que de viles et terrifiantes créatures vont tenter de récupérer coûte que coûte. Va suivre une épopée pleine de rebondissements, de coups de théâtre, de folles poursuites et de duels à l’épée énergétique. Jean-Luc trouve dans cette œuvre, manière à exploiter tout son talent et son ingéniosité, emporter le lecteur dans une folle course-pousuite qui ne laisse aucune place aux temps morts et qui en outre construit son récit avec un sens de l’épique et du roman populaire avec tout le talent, la verve et le le savoir faire de ses vénérables prédécesseurs. À la lecture de cet étourdissant récit qu’il vous faudra absolument acquérir, nul doute que le jury qui lui attribuèrent le « Grand Prix de l’imaginaire 2015 » et le « Prix actu SF de l’Uchronie » ne s’y sont pas trompés et firent preuve d’une excellente marque de bon goût. Un auteur à lire et à découvrir et pour les malheureux qui n’auraient pas encore eu la chance d’en découvrir l’incroyable talent, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! pour les autres, il vous faudra comme moi,découvrir la fin de cette palpitante trilogie ou d’attendre avec une impatience non feinte, la parution de sa prochaine saga se déroulant au centre de la terre et qui, selon certaines sources plus que fiables, est à la hauteur du reste de son œuvre.

Ajoutez à cela de magnifiques illustrations de Jean-Mathias Xavier qui, de son crayon avisé et inspiré réalise à chaque début de chapitre une magnifique planche parvenant à merveille à capter l’esprit de ce que tout Jean-Luc nous fait vivre dans cette étourdissante odyssée et vous aurez deux bonnes raisons d’acheter non seulement le volume , mais toute la trilogie

Bravo cher ami, ton talent est à la hauteur de ta disponibilité et de ta gentillesse, ce qui, pour un solide gaillard comme toi, est la preuve que force peut cohabiter avec sensibilité !

 

« Le Simulacre » ou la seconde vie de d’Artagnan de Jean-Luc Marcastel, Tome 1.Éditions du Matagot. Couverture et illustrations intérieures de Jean-Mathias Xavier

Pour commander l’ouvrage et consulter les autres volumes cliquez ici: http://www.matagot.com/spip.php?page=article&id_rubrique=294&produit=294&lang=fr

le simulacre

 

 

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« Zigomar » de Léon Sazie. Le tome 1 Disponible aux Moutons Electriques!

Posté le Lundi 11 janvier 2016

Le premier volume des célèbres exploits de cette organisation criminelle vient de paraitre chez « Les Moutons Électriques ». C’est tout bonnement jouissif et je vous invite à lire l’article que je viens de publier « Sur l’autre face du monde »: Ce volume est un véritable petit régal!

Pour lire l’article cliquez sur le lien: http://www.merveilleuxscientifique.fr/les-coups-de-coeur-du-moi/zigomar-de-l%C3%A9on-sazie/

Pour commander l’ouvrage cliquez sur le lien: http://www.moutons-electriques.fr/livre-367

Zigomar

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L’An 2000 selon la revue Fripounet & Marisette

Posté le Dimanche 3 janvier 2016

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Nous avions évoqué dans des articles précédents l’existence de nombreuses revues ayant consacrées leurs publications à des numéros spéciaux évoquant ce fameux « An 2000 » ou des articles gravitant autour de notre monde futur et des conséquences du progrès sur notre existence. Les revues destinées à la jeunesse n’échappent pas à la règle et voici donc dans le détail, le contenu du N°53 de la revue « Fripounet et Marisette » du Dimanche 30 Décembre 1956 et intitulé « An 2000 et plus…. » . Un numéro assez classique et symptomatique des publications pour la jeunesse avec une vision du futur positive et axée sur le travail et l’éducation.

Outre la couverture nous proposant un voyage dans le temps et signé Herboné ( René Bonnet) ce numéro spécial nous propose une pleine page illustrée par Erik et intitulée « Allo ici l’an 2000 » et mettant l’accent sur les moyens de communications, précédé d’une histoire scénarisée par Guy Hempay sur des dessins de P,Mallet « Jupiter III » . Il y est question d’une machine le « tempo-radar » permettant de voir tout ce qui se passera dans les temps futurs. Vient ensuite une autre planche toujours de Guy Hempay et de J.C.Mezi « Expédition Noachis » où cette fois l’histoire se passe en l’an 3000 avec des élèves qui, lors d’un cours d’histoire, découvrent l’origine des premiers colons qui vinrent cultiver le sol de la planète Mars . Page 5 , un article de Styll intitulé « Non nous ne sommes pas ici en l’an 2000, ça existe en Amérique en 1956 » fait l’apologie des grands barrages et des conséquences sur l’agriculture environnante : de l’eau en permanence et de l’électricité Peu chère et abondante. Tout ceci pour laisser place à un court récit de « Sylvain et Sylvette » qui ne feront pas exception à la règle puisque dans cette histoire il vont y construire une fusée . Sur la même page on trouve également un autre court récit de Chantovent et du club des « Indégonflables » et d’un voyage dans le futur . Sur cette double page débute également un roman,« La fusée du Dr Brant » de John Blaine, traduit par Alain Valiére et illustré par Pierre Brochard. Page 8 nous voilà plongé au cœur même de l’éducation avec une pleine page intitulée « …Et voilà ton école de demain » signé Stélas où l’auteur fait l’apologie de la classe de demain où aucun élève ne voudra manquer un cours ! Et enfin pour clôturer ce petit numéro spécial, une autre pleine page sous le titre explicite de « Je reviens de l’an 2000 ». Outre un magnifique collage avec l’effigie d’un robot , l’article, signé d’un certain « Julien » est constitué de plusieurs vignettes ( non signées par contre) et nous décrivant certaines professions de l’an 2000. Ces vignettes feront l’objet d’une reproduction dans un article à venir « Sur l’autre face du monde ».

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Chez Les Moutons Electriques, « Z » …….comme Zigomar

Posté le Vendredi 18 décembre 2015

Il y a des œuvres intemporelles qui sont le terreau de notre culture populaire et que la mémoire collective à parfois tendance à un peu trop oublier .Pratiquement publié à la même époque que le très célèbre Fantômas, Zigomar n’a jamais atteint le sucés qui aurait dû pourtant lui échoir. Mais il en est ainsi avec l’histoire que de se focaliser sur un événement au détriment de tous les autres . Fort heureusement certains éditeurs ont le sens de la justice et réhabilitent ainsi des épopées légendaires et s’efforcent de ranimer notre mémoire engourdie. Il vous sera donc possible de partager les exploits de ce héros ténébreux, comme la France savait en fabriquer il y a une certaine époque, le moyen de revivre toute une partie de notre histoire où nous avions le sens de l’aventure , du mystérieux et du tragique. Introuvables dans leur intégralité il serait dommage de passer à coté d’un tel événement, alors dès Janvier, ne manquez pas ce rendez-vous avec l’histoire, de notre histoire des territoires de l’imaginaire qui, le temps de deux magnifiques volumes inédits, risque à tout jamais de vous marquer d’un « Z » comme ….Zigomar !

 

Note de l’éditeur

Le tout Paris est en effervescence, la Une des journaux est dans toutes les têtes, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : on a assassiné le banquier Montreil ! Montreil ! L’un des acteurs les plus éminents de la haute société parisienne.

Devant le drame, c’est Paulin Broquet, l’estimé agent de la Sûreté, qui prend l’enquête en mains. Mais il est des questions dont nul ne voudrait avoir la réponse. Car ce matin n’est pas qu’un sordide fait divers, c’est un commencement. C’est l’instant où le mal étire ses ailes, le moment où Zigomar, le maître invisible, sort de l’ombre et dévoile au grand jour son génie criminel. Et des hôtels particuliers les plus huppés aux égouts de la capitale, nul ne sera à l’abri. Car ce sont la mort et la maladie qui marchent sur les pas de Zigomar.

C’est une parution importante que ce Zigomar de Léon Sazie (1862-1939). Une erreur corrigée, pourrait-on dire. Le génie du mal, qui précédera le Fantômas de Souvestre et Allain de quelques mois, fit frémir les lecteurs 164 épisodes durant dans le journal Le Matin en 1910. Jamais réédité depuis la première moitié du vingtième siècle, c’est une portion importante de la littérature populaire qui est remise à sa juste place : à la disposition des lecteurs.

Avec un cahier de 8 pages couleur reproduisant des couvertures anciennes.

Pour le commander c’est ici:  http://www.moutons-electriques.fr/livre-367

Lien utile: https://leboudoirdezigomar.wordpress.com/2011/10/07/za-la-vie-za-la-mort/

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Les Robots Comme Vous Ne Les Verrez Plus Jamais

Posté le Dimanche 13 décembre 2015

Les robots n’ont jamais eu de cesse de fasciner et d’angoisser les hommes. De serviteurs dévoués rompu aux taches les plus ingrates, ils seront, au fil des décennies doués de conscience et capables de se révolter contre la suprématie des hommes. Ils furent très vite exploités en tant que symbole du progrès humain et de sa capacité à repousser toujours plus loin les limites du possible. Ils seront les acteurs principaux de bien des livres, films et séries, d’objets publicitaires, de jouets très prisés des collectionneurs. On les retrouve de partout sous des formes diverses et variées, de la simple juxtaposition de boites métalliques, aux formes sculpturales d’une tueuse à la solde d’une puissance étrangère et bien souvent, les avez-vous rencontré dans les pages de ce blog sous des apparences un peu surannées avec des intentions pas toujours très honorables : mais de la créature ou du créateur, qui est le plus à blâmer ?

Dans ce magnifique livre que nous proposent les éditions Hugo-Desinge sous une couverture qui n’est pas sans nous rappeler quelques souvenirs d’enfance, l’auteur livre avec nostalgie un singulier panorama en images aussi variées que colorées . Sur plus de 150 pages vous allez découvrir des centaines de reproductions de couvertures de Pulp’s, boites, jouets, objets publicitaires, veilles revues et anciennes gravures, en provenance d’un pays imaginaire où cette machine d’une complexité incroyable avait toute la confiance et la passion des hommes. Peut-être rêvent-ils de moutons électriques mais il est évident, en regard du magnifique panel proposé dans l’ouvrage, que les hommes eux toute leur vie, ont rêvé d’une machine qui rêvait qu’elle pouvait être comme un être humain.

 « Le danger dans le passé était que les hommes deviennent des esclaves. Le danger dans le futur est qu’ils deviennent des robots »

 

Note de l’éditeur

 Le mot « robot » vient du slave «rabota» qui signifie corvée. Très vite, au début du XXe siècle, s’est développée l’idée de machines qui feraient les corvées que les hommes rechignaient à faire. Et ces machines ont très vite pris un aspect humanoïde…

Ce livre vous présente, de 1910 à 1970, comment les humains que nous sommes, ont rêvé les robots, ceux qui devaient faire les tâches ingrates ou qui pouvaient aller là où l’homme ne pouvait survivre.
Les années 50 ont été un formidable vivier d’illustrateurs et de créateurs qui ont imaginé des mondes aux créatures fantastiques et délirantes, qui font toujours rêver aujourd’hui. Il y a eu Robby de Forbidden Planet, jusqu’à R2D2 de Star Wars.

Isaac Asimov, le scientifique et le fameux écrivain de science-fiction, qui a inventé le terme de la robotique, s’est interrogé sur le pouvoir que l’on pouvait laisser aux robots pour qu’ils ne supplantent pas l’homme. Il a ainsi inventé les trois fameuses lois de la robotique, qu’il a corrigé quelques temps avant sa mort en quatre lois en introduisant « la loi zéro » que voici :

Loi zéro : Un robot ne peut pas porter atteinte à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit exposée au danger.

Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger, sauf contradiction avec la Loi Zéro.

Deuxième loi: Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi ou la Loi Zéro.

Troisième loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi ou la Loi Zéro.

Maintenant, nous avons des robots partout, beaucoup moins drôles que ceux imaginés il y a 50 ou 60 ans. Et si on s’amusait à revenir en arrière pour voir comment nos parents et grands parents imaginaient leur futur ?

 

les robots comme vous ne les verrez plus jamais

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Rencontres De L’Imaginaire: 12éme Edition!

Posté le Samedi 17 octobre 2015

Venez nombreux les amis, un événement à ne pas manquer et l’occasion de se retrouver autour d’un verre à parler de nos passions communes!

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Demandez le programme!

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Appel à Texte: Dimension Merveilleux Scientifique 2

Posté le Samedi 3 octobre 2015

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Appel à textes Dimension Merveilleux scientifique II

 

(Rivière blanche)

Dimension Merveilleux scientifique, anthologie éditée chez Rivière blanche (http://www.riviereblanche.com/dimmerveilleux.htm) et qui rendait hommage à la première science-fiction française du XIXe siècle au milieu du XXe, a rencontré un réel écho dans le milieu spécialisé. Dans le même temps, Serge Lehman développe les aventures du Nyctalope en bandes dessinées, le Carnoplaste continue de proposer ses aventures dans le système solaire en 1920, au parfum délicieusement rétro, et un film adapté de La Brigade chimérique augure même de l’apothéose du merveilleux scientifique au cinéma.

 Autant d’éléments qui nous ont poussés à mettre rapidement en chantier un second volume, qui contiendra quelques surprises, des développements critiques, mais dont la plus grande part sera bien sûr dédiée à la fiction. Dans la continuité de cette entreprise, mais avec un souci appuyé de renouvellement, nous avons décidé de faire de nouveau appel à des auteurs actuels afin qu’ils proposent des nouvelles inédites, célébrant le merveilleux scientifique dans son esprit, transposé en milieu contemporain ou non, privilégiant une forme désuète ou au contraire s’efforçant de vivifier ce genre pionnier par une narration plus audacieuse, croisant les œuvres d’antan pour les subvertir ou en offrir des suites inattendues, mettant à profit les possibilités de l’uchronie, du steampunk et du rétrofuturisme en conservant le cap d’un imaginaire scientifique ancré dans son temps…

Nous avons également décidé d’élargir les bornes de l’exercice : cette fois, il sera possible de s’inspirer non seulement de la matière française, mais également de ce qui s’est écrit hors des frontières nationales, jusqu’à embrasser l’ensemble du continent européen (Russie / URSS comprise) ; on pense évidemment au Royaume-Uni, mais l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, entre autres, ont bien des richesses à nous offrir. D’autre part, sur le plan chronologique, il est possible de reprendre des éléments littéraires ou de situer l’action entre la Révolution française et notre début de XXIe siècle. Enfin, pour corser le tout, une contrainte est ajoutée : dans la rédaction de sa nouvelle, chaque écrivain devra absolument utiliser un personnage ou un auteur du patrimoine merveilleux scientifique, mais de n’importe quelle manière qui lui conviendra, y compris (surtout ?) la plus originale possible !

 Les textes, d’une longueur maximale de 50 000 signes, devront être envoyés en format RTF au plus tard le 1er mai 2016 à Jean-Guillaume Lanuque ( jeanguillaume.lanuque@wanadoo.fr). Pour les auteurs n’ayant pas participé au premier Dimension Merveilleux scientifique, ils devront en outre être accompagnés d’une postface explicitant comment ils ont rencontré et comment ils perçoivent le merveilleux scientifique, ainsi que d’une présentation biographique.

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