« Les Loups Dans la Ville » de Serge Kancer

Nous sommes au milieu du xxie siècle. Un socia­lisme technocratique, dû au progrès de la science autant qu’à la volonté des hommes règne sur le monde, uniformise les nations et la société, pla­nifie les idéaux et les mœurs. Plus de révolutions, plus de guerres, plus de problèmes. L’humanité tient-elle son âge d’or ? Voici pourtant que des troubles étranges, d’abord dispersés, puis de plus en plus fréquents, de plus en plus violents, s’an­noncent, éclatent, se déchaînent. C’est la jeunesse qui se révolte. Dans toutes les capitales, puis dans chaque ville et village, les moins de dix-huit ans, garçons et filles, s’organisent en « gangs » en esca­drons sinistres, en bandes ravageuses. D’une pré­cocité stupéfiante, vêtus de blousons et de collants en plastique, les cheveux longs et teints, l’œil froid et fixe, déments et raisonneurs, indifférents et fé­roces, hagards et cyniques, ces jeunes loups refusent et bientôt réduiront en cendres la civilisation inhu­maine dont eux-mêmes sont les fruits inhumains. Nous suivons, le cœur battant, la progression de ces extraordinaires événements à travers le jour­nal de bord d’un adulte éditorialiste à la Télévi­sion, et dont le propre fils finit par joindre une des hordes barbares. Ce fascinant récit nous en­traîne au grand galop d’un « suspense » exception­nel, mais à chaque page il nous donne à réfléchir : car cette apocalypse anticipée, les germes ne s’en trouvent-ils pas sous nos yeux ? Ne se prépare-t- elle pas parmi nous ?

Un roman prémonitoire écrit bien avant les événements de Mai 68

« Les loups dans la ville » Éditions Julliard 1962

les loups dans la ville

« La Peur » Une Nouvelle de A.Fulcran

 

la peur logo

 

 

Dans cette nouvelle publiée dans « L’almanach du Pèlerin » en 1923, force est de constater que, une fois de plus, les insectes inspirent à l’homme un profond dégoût. Dans un précédent article, j’avais fait un petit recensement de toutes ces affreuses petits bestioles ayant inspirées un grand nombre d’auteurs et remarqué à quel point elles étaient nombreuses. En voici encore une qui vient ajouter une pierre à l’édifice et ce grâce à notre ami Savanturier Joseph Altairac dont le flair en la matière est inégalable.

Nous avons tous peur de quelque chose, le héros de cette aventure en fera les frais, et même si l’illustrateur de ce texte, fut quelque peu généreux sur la taille de l’insecte, elle est certainement proportionnelle à la terreur qu’elle a engendré chez ce pauvre malheureux. Un dessin qui n’est pas sans nous rappeler d’ailleurs, le style de Pellos qui , quelques années plus tard réalisera un superbe travail pour le roman de Henri Darblin « La horde des monstres » paru dans la revue « Jeunesse-Magazine » du N° 20 ( 16 Mai 1937) au N° 26 «(27 Juin 1937).

 

La Peur

Vincent Kémoulet était un Pyrénéen de la grande espèce, aux yeux d’aigle, aux jambes de coq et au cœur de faucon. A le voir, on rêvait de celle forte race ibérique qui a peuplé les deux versants des Pyrénées. Jamais il n’avait eu peur. Sa tranquillité d’âme venait sans doute de ce qu’il était un chasseur émérite. Quand il avait sa carabine en main, il ne craignait plus rien ni personne, car tout animal visé était un animal mort. Aussi lisait-on de lui :

— Celui-là, quand il aura peur !…

Les occasions pourtant ne lui avaient pas manqué. Un jour, on chassant l’isard dans la montagne, Vincent avait rencontré un ours brun. L’énorme pachyderme s’était dressé sur ses pattes pour l’étouffer. Froidement, sans sourciller, Vincent Kémoulet lui avait fracassé le crâne d’une balle à bout portant.

Une fois pourtant dans sa vie, l’intrépide chasseur devait connaître la peur, non pas cette peur banale que nous ressentons tous devant le moindre danger, mais la peur atroce, en un mot, l’épouvante qui vous secoue un homme jusqu’à l’affolement et le lance dans une fuite éperdue, lui enlevant toute notion de temps et de lieu. Voici comment cela lui arriva.

Ce jour-là, Vincent Kémoulet, armé de sa carabine, vit l’idée de délaisser la montagne pour la plaine qui s’étend du côté de la mer. On était alors en hiver, mais le côte pyrénéenne connaît une douceur de climat qui rappelle un peu la côte d’azur. Celte région abritée est le refuge du petit gibier frileux et les insectes y pullulent. Au bout d’une heure de marche, Vincent arriva dans une sorte de clairière très abritée, au milieu de laquelle se dressait, isolé, un tronc de saule, de ceux dont on fait l’osier. Énorme, complètement étêté, il était roux, à moitié sec, et sa capacité intérieure pouvait bien représenter deux hectolitres. Il n’est pas rare de trouver endormies dans ces troncs d’arbres des bêtes sauvages très recherchées des chasseurs. A l’affût d’une bonne aubaine, Vincent Kémoulet s’approcha sur la pointe des pieds, la carabine en arrêt, pour examiner l’arbre creux : il était plein jusqu’au bord. Le ventre de la bête (car c’était évidemment un ventre, puisqu’on ne voyait ni tète ni pattes) palpitait, comme mû par une respiration rythmée, et faisait l’effet d’une fine bourre, comme celle qu’on voit au ventre des biches.

- Quel animal cela peut-il être? se dit Vincent. Nous allons bien voir!

Il prit une pierre et la lança dans le tas. Au lieu de rebondir, la pierre disparut dans la bourre.

Alors, il se passa une chose extraordinaire, folle, et si rapide que Vincent n’eut pas le temps de l’analyser. La bourre de l’animal gonfla comme une soupe au lait, déborda comme une écume, et se répandit à deux mètres alentour comme un flot mouvant. L’étrange écume lui arrivait à mi-jambe quand le chasseur, jusque-là intrépide, comprit enfin le mystère de ce qui se passait. Il poussa un cri terrible :

- Les araignées !

Et jetant son fusil, jetant son chapeau, échevelé, livide, hurlant de peur, il partit en courant dans la forêt. Des milliers d’araignées lui couvraient le corps, et il en avait jusque dans les yeux et la bouche.Un temps de galop l’amena au bord d’un gave : il s’y jeta. Quand il en sortit, les dents lui claquaient, mais c’était moins de froid que de peur. Tout de même, l’eau glacée et torren­tielle avait eu raison des inoffensives bestioles.

Une heure après, Vincent Kémoulet rentrait chez lui, sans fusil ni chapeau, avec l’air d’un homme qui n’a plus sa raison. Sa femme le reçut avec effroi :

- Qu’est-ce que tu as ?

- J’ai eu peur.

On le coucha, et ce n’est que le lendemain qu’il put raconter son aventure terrifiante.

 A. Fulcran.

 

Paul Bay: une vie consacrée à l’imaginaire!

Curieux auteur que ce Paul Bay et dont Versins consacre un petit paragraphe dans son « Encyclopédie » au sujet de « Descendit aux enfers » (Les éditons de la Séve 1958); J’avais lu il y a fort longtemps son recueil de nouvelles « Histoires au gros sel » (Éditions du Bourg 1922) et j’avais été étonné par la façon dont il abordait les territoires de l’étrange avec un style personnel et atypique.En regard de sa bibliographie assez conséquente j’ai recherché pendant longtemps certaines de ses œuvres aux notes conjecturales assez prononcées et je n’ai pas été déçu par son « Mélanophilos » ( Éditions Gauloise 1924) ni par son « Tritopolis, roman de la sirène Involvula, déesse de Tritopolis » (Éditions Labor 1936); Je recherche encore désespérément « Miss Gorilla, roman d’un phénomène pilaire » (Éditions J’ose 1957) et « L’homme inflammable » ( Éditions du Frêne 1955) dont les titres, à l’image des précédents, ne peuvent que attiser notre insatiable curiosité « d’archéologues du merveilleux ».

Assurément un auteur à re(découvrir) dont l’œuvre ne cesse de nous émerveiller car il y a réussi une agréable synthèse entre fantastique, science fiction, mystère et aventure.

 

mélanophilos

Henri Lanos: Illustration pour le centenaire de Jules Verne

 

Tout le monde a lu maintenant l’aventure du pro­fesseur Arronnax, accroché après une tempête qui la jeté à la mer avec le harponneur Ned, sur une sorte de long poisson qui n’est qu’un navire sous-marin, le Nautilus habité par le capitaine Némo et son mystérieux équipage et qui, prisonnier de ce sombre personnage, assiste aux plus terribles événements comme à de merveilleux spectacles des fonds sous-marins. Notre dessin représente le capitaine Nemo montrant de intérieur du Nautilus, à travers une large baie vitrée, au profes­seur Arronnax un énorme poulpe qui s’ébat dans le sillage du sous-marin.

Numéro 44 de « L’aventure » (19 avril 1928)

20000 lieues sous les mers

Soirée Savanturière sous le signe du « Merveilleux Scientifique »

Depuis longtemps nous en rêvions et Eric Poindron l’a fait……Une soirée Savanturière rien que pour nous chers amis ! Voilà donc une belle occasion de nous retrouver entre intrépides explorateurs des contrées inexplorées de l’imaginaire et de partager dans une conviviale assemblée le fruit de nos dernières recherches, le résultat de nos toutes nouvelles découvertes. Placée sous le signe du Merveilleux Scientifique, cette soirée sera l’occasion de remonter le temps, non pas au moyen de la machine de Wells, mais de réaliser ensemble un voyage immobile et de remonter au origines du roman d’aventure scientifique.Une belle occasion de nous retrouver ensemble, de se revoir ou voir pour la toute première fois mais surtout partager l’espace de quelques heures une passion commune qui nous anime tous et nous fédère depuis quelques années sous le signe de la Savanture.

soirée savanturiéreDéjà les noms de Jean-Luc Rivera, Joseph Altairac, Fabrice Bourland…. et votre serviteur se profilent alors ne tardez pas trop à vous manifester, les places ne sont pas extensibles !

Un petit message à Eric, pour prévenir de votre venue et le tour est joué !

Je trépigne d’avance à l’idée de cette merveilleuse soirée

A très vite alors

« L’homme Qui Peut Vivre Dans L’eau » de Jean de la Hire

l'homme qui peut vivre dans l'eau

Après « Le trésor dans l’abîme » ( éditions Boivin1907) dans un magnifique cartonnage polychrome et « La roue Fulgurante » (éditions Tallandier 1908) Jean de la Hire laissera libre cours à son imagination pour créer dans ce troisième roman,une nouvelle race de surhomme dans la personne de l’hictaner, curieuse créature entre l’homme et le poisson et capable d’extraordinaires prouesses sous-marines. Publié pour la première fois en volume en 1910 chez Félix Juven ( un édition relativement rare à trouver) et dans une présentation sobre, il faudra attendre 1921 et la célèbre collection de chez Ferenczi « Les romans d’aventures » pour admirer en deux volumes cette incroyable histoire d’homme amphibie sous le pinceau inspirée de Georges Vallée. Le roman sera réédité en un seul volume en 1925, toujours chez Ferenczi mais dans sa collection « Les romans d’aventures » 2éme série, très reconnaissable avec un format beaucoup plus grand et un fond vert caractéristique. La couverture est signée Armengol, artiste attitré de l’éditeur et qui selon toute apparence se souviendra de l’illustration du tome 1 parue quelques années plus tôt .

Il sera une des rares aventures à ne pas être reprise par les éditions Jaeger-D’hauteville , lorsqu’elles reprennent au début des années cinquante, un travail de rééditions des œuvres conjecturales de Jean de la Hire,

Pour l’heure je vous propose un petit résumé éditeur de « cet homme qui peut vivre dans l’eau » prémices à une longue série de romans sur la thématique du mutant aquatique

l'homme qui peut vivre dans l'eau 1

« Obéissant à des mobiles différents en apparence, mais tendant vers un même but — la domination du monde — le savant Oxus et le moine Fulbert ont conçu le diabolique projet de créer un être hybride, en greffant sur le corps d’un nouveau-né les branchies d’un jeune requin.

Le résultat qu’ils obtiennent dépasse leurs espérances.

L’Hictaner ou 1’Homme qui peut vivre dans l’eau, créature humaine par les formes et l’intelligence mais amphibien de par la volonté du Maître et du Père. est appelé à servir leurs combinaisons machiavéliques.

Leur œuvre, pourtant, ne saurait être complète que si les ressources de la science moderne sont mises à le disposition de celui qui deviendra l’énigmatique inconnu.

C’est alors qu’Oxus et Fulbert s’adjoignent un troisième génie du mal, l’ingénieur Sévérac, anarchiste militant, mystérieusement enlevé de prison, la veille du jour où il allait expier ses crimes sur l’échafaud et dont les inventions parachèvent l’œuvre commencée.

Le redoutable Hictaner,tenu .dans l’ignorance des véritables motifs de la lutte qu’on lui fait livrer aux puissances du globe leur lance un premier ultimatum dans le but d’obliger les gouvernants à renoncer à leurs pouvoirs pour les remettre aux mains d’hommes qui leur seront désignés.

Ceux-ci ne sont autres que les « frères » affiliés à la Société secrète de l’Île Perdue, dont le moine Fulbert est le chef.

Cet ultimatum ayant été considéré comme une vaste mystification ou l’acte d’un cerveau déséquilibré, on n’a fait qu’en rire, jusqu’aux heures terribles où I’Inconnu mettant ses menaces à exécution, d’horribles catastrophes se produisent successivement sur divers points du globe : des navires de guerre s’engloutissent sans aucune cause apparente, entraînant dans la mort de multiples existences humaines, des forts côtiers viennent à sauter, des ponts à s’effondrer.

L’inconnu a tenu parole.

Désormais, il faudra ou chercher à lutter contre cette force mystérieuse ou accepter ses conditions.

Les nations se réunissent en congrès pour étudier la question…

Un rien, la rivalité que soulève entre l’Hictamer et Séverac l’amour d’une même femme,Moisette, fille du savant Oxus, change soudain la face des choses, ainsi que pourront le voir les lecteurs des « Amours de l’inconnu » familiers déjà avec les première aventures de « l’Homme qui peut titre-dans l’eau ».

les amours de l'inconnu

Concours « L’Amicale Des Amateurs De Nids à Poussiére »

Un concours, des livres à gagner? Bigre ils son actifs chez « L’AANP », alors faisons passer l’info!

http://amicaledesnidsapoussiere.over-blog.com/

10865788_410988289060684_6983809588588280600_o

« Robots Sous-Marins » de Lucien Bornert

robot sous marin logo

Henry Demours jeune ingénieur mais au chômage, est contacté par un notaire lui apprenant que son oncle lui cède la totalité de ses affaires. Il lui envoie donc son émissaire, le Professeur Brenne, pour lui transmettre toutes les directives,et lorsque ce dernier lui révèle qu’il doit se rendre à « Robotville » situé à des milliers de kilomètres de distance, ce dernier refuse . Mais le « maître » ne l’entend pas de cette oreille et grâce à un appareil manipulant la volonté à distance, le place sous son contrôle et l’oblige à embarquer sur un engin spécial ultra rapide le conduisant sur une plate forme située dans l’océan Atlantique. Il s’agit en fait d’un immense ascenseur qui, une fois actionné,le conduit au cœur d’une montagne sous-marine où se cache la mystérieuse cité. Le maître est à la tête d’une gigantesque organisation la R .M.C qui vend des armes dans le monde entier et plus particulièrement à des groupes anarchistes ou révolutionnaires,

Après la disparition de Demours, le notaire dépêche un de ses amis,Armand Baldis afin de partir à sa recherche. Ce dernier grâce à ses nombreux appuis, trouve la trace de la mystérieuse cité, mais Brenne lui tend un piège dont il ne sortira que de justesse après l’intervention d’un habitant de Robotville. Car cette ville, est peuplée en grande majorité de créatures métalliques , produit de l’esprit dément du maître des lieux. Outre l’invention d’une machine à transmuter la matière et de changer l’argile en fer ( nécessaire à son commerce d’armes juteux) sa technologie lui permet également de créer des robots renfermant un cerveau humain. En effet par une habile et diabolique intervention , il est capable de transférer l’organe d’un vivant sur une créature de métal.Hélas, l’opération inverse ne lui est pas possible et les corps privés du précieux organe, sont stockés dans une serre spéciale attendant le bon vouloir de leur tortionnaire. Ce que le monstre ne sait pas, c’est que son assistante est parvenue à trouver la technique pour réaliser le processus contraire, lui donnant ainsi l’occasion de récupérer son frère en chair et en os !

Mais l’arrivée de Demours ( qui au passage succombe aux charmes de l’assistante du maître, Diana) et de Baldis , entraîne une pagaille monumentale au cœur de la cité, certains robots même osent une révolte. Pour mater la rébellion, le maître de céans envoi son arme ultime, sa toute dernière invention, un pur robot, sans âme ni conscience , R.100 et armé d’un puissant rayon désintégrateur . Fort heureusement l’intervention du frère de Diana, va mettre un terme à la folie de cet homme et retourner le robot destructeur contre son propre concepteur au moyen d’un puissant appareil multiplicateur de volonté, La ville est ainsi libérée, les « âmes » des victimes, entendez par là les cerveaux, restitués à leurs carcasses sans vie, les robots redeviennent des boites vides, tandis que la cité, détruite, va finir engloutie par l’océan.

robots sous-marins

 

Note de l’éditeur

« Les extraordinaires progrès de la cybernétique promettent pour , un très proche avenir, des robots de plus en plus perfectionnés. Les savants, avec une certaine crainte, constatent, à, l’heure actuelle que les Cerveaux électroniques qu’ils construisent, ont des réactions humaines, connaissent l’erreur et la fatigue. Le processus de fonctionnement de ces super-machines s’apparente d’une façon étrange à celui du cerveau humain et certains envisagent, qu’un jour, peut-être, la machine asservie-voudra se venger et pourra se retourner contre son créateur qu’elle dépasse depuis longtemps, en puissance et qu’elle égalerait et sur passerait même, en intelligence. Angoissant problème de demain.

Lucien Bornert a imaginé des robots dotés par un savant machiavélique de cerveaux humain…

Pouvez-vous vous représenter personnellement avec un cerveau d’homme et un corps d’acier ? Quelles immenses possibilités et aussi quelle sen­sation affreuse que d’être sans lèvres, sans mains, sans cœur..

C’est ce passionnant problème qui est traité dans : « Robot sous-marins »

robotville couverture

Ce roman assez sympathique de Lucien Bornert exploitant la rare thématique du robot à cerveau organique,fut publié à l’origine dans la revue « Robinson » sous le titre de « Robotville la mystérieuse » du numéro 202 (10 Mars 1940) au numéro 226 (8 Décembre 1940). Il sera par la suite réédité dans le périodique « Sélections/Hardi les gars » sans titre défini puisque chaque livraison comportera uniquement à chaque fois,un titre de chapitre différent.Sélection/Hardi les gars,publiée par les éditions illustrées et littéraires fut d’abord une collection de récits complets bimensuels paraissant le 1er et le 3éme jeudi de chaque mois, pour devenir ensuite hebdomadaire. Elle comporte 67 numéros dont le premier numéro paraîtra fin 1943 pour se terminer au 2éme trimestre 1948. Faisant la part belle aux récits sous forme de bandes dessinées ( une seule aventure dans les premiers numéros, puis deux à partir du N°7)c’est à Lucien Bornert que revient la primeur de la majorité des romans se trouvant entre ces deux récits dessinés, romans systématiquement accompagnés d’une vignette.Ce récit fut par la suite présenté sous la forme d’une courte bande dessinée de neuf planches et paru dans la revue « L’intrépide » N° 416 du 17 Octobre 1957 sous la plume de Remy Bourlés.

robotville 2

Mais l’auteur, visiblement attiré par la robotique et traumatisé par l’occupant Nazi (et pour cause) sera également l’auteur d’une série dans la collection « Odyssées »,mettant en scène un être de métal : « Homo le robot »

Le célèbre professeur Mélian a construit une magnifique machine doué d’une force prodigieuse et capable de se déplacer sur n’importe quel terrain. Le fait de posséder un émetteur de télévision dans sa tête lui permet en outre de transmettre en direct toutes les informations à son inventeur.Au départ, « Homo » sera le fidèle compagnon du commissaire Alix à qui il va apporter une aide précieuse contre les criminels, pour ensuite assister un réseau de résistants et lutter contre la barbarie Nazi.Je ne possède pas hélas toute la série mais nul doute,en regard des deux derniers titres de la série, que cette merveilleuse invention fut à l’origine de la fin de la seconde guerre mondiale :

- « Le formidable ennemi » N° 11 (1943)

- « La mort silencieuse » N°14 (1943)

- « La fièvre verte » N° 17 (1945)

- « Le révolté » N°24 (1945)

Cette aventure va se poursuivre dans la collection « Les sélections Hardis les Gars » :

- « Échec à la Kriegsmarine » N°15 (1946)

- « Le centaure de la pampa » N°16 (1946)

- « On a tué Hitler » N° 22 (1946)

- « La fin d’un tyran » N°23 (1946)

Dans la même collection « Sciences Anticipations » forte de huit volumes, Lucien Bornert publiera un autre roman « Le péril vient du ciel » en abordant cette fois-ci la thématique d’un cataclysme cosmique déclenché par l’apparition d’une planète mystérieuse abritant une race d’êtres supérieurs,

 « Robots sous-marins » de Lucien Bornert collection « Grands Romans Sciences Anticipations » éditions Le Trotteur N°5,1953.

Robotville 1     Robotville

 

 

 

 

 

« Le Monde Perdu » Rémy Bourlès

 

Bande publicitaire annonçant la réédition du romande Arthur Conan Doyle « Le monde perdu » dans une version séparant texte et dessins. C’est Rémy Bourlés qui réalisera les planches, un artiste au talent varié traitant de temps à autres des sujets de Science-Fiction. Nous lui devons entre autre , une adaptation du roman de Lucien Borent « Robotville » paru initialement en roman à épisode en 1940 dans la revue « Robinson » puis publié sous la forme d’une courte bande dessinée de neuf planches et paru dans la revue « L’intrépide » N° 416 du 17 Octobre 1957.

Cette version du célèbre roman de l’auteur Anglais sera publié dans les années 1957/58 dans de nombreuses revues sous la houlette de Mondial-Press et sera réédité pour la première fois dans son intégralité en 1998 par les éditions Apex, dans un tirage limité à 250 exemplaires.

le monde perdu

« La jeune fille en proie aux monstres » Pierre De La Batut

Annonce dans la revue « Je sais tout » du 15 Aout 1921 concernant la parution le 15 septembre 1921 du roman de Pierre de la Batut « La jeune fille en proie au monstre »

le roman sera par la suite réédité en volume aux éditions Crés « Collection littéraire des romans d’aventures » 1921

 » Le manuscrit qu’on va lire m’a été remis par un de mes amis, jeune psychiatre, qui étudia pendant deux années, sous la direction d’éminents docteurs britanniques, le processus si singulier des affections mentales à l’asile de Geenwich. Lui même le tenait d’un de ses malades? Ce récit m’a paru assez curieux – véridique, dirais-je, si je ne craignais d’être enfermé à mon tour – pour être  traduit et publié »

de la batut

la jeune fille 2

la jeune fille


12345...43

Auteur

merveilleuxscientifiqueunblogfr

Blog Sélectionné Pour Le Grand Prix De l’Imaginaire 2012

Dimension merveilleux scientifique

Dimension merveilleux scientifique

club des Savanturiers

club des sAVANTURIERS

Pour accéder au club, cliquez sur l'image

lanos la guerre des mondes

lanos la guerre des mondes

Clair de lune

Clair de lune

cité future

cité future

contes de l’inde 1932

contes de l'inde 1932

Les Marsiens

1959849_741934625859396_1933468918_n

les robinsons de la planéte mars

les robinsons de la planéte mars

l’éveilleur de volcans 2

l'éveilleur de volcans 2

circulation du futur

59693_524116284307899_750781503_n

la révolte des pierres

la révolte des pierres

la sixiéme partie du monde

la sixiéme partie du monde

Sar dubnotal

Sar dubnotal

le presqu’homme

le presqu'homme

le miroir sombre

le miroir sombre

sortie de bal en dirigeable

sortie de bal en dirigeable

l’énigme du mort vivant

l'énigme du mort vivant

clair de terre

clair de terre

le canon du sommeil

le canon du sommeil

Albert Robida

Albert Robida_7852

plantes extra terrestres

plantes extra terrestres

une invasion de macrobes

une invasion de macrobes

ce que serait la ville idéale

ce que serait la ville idéale

l’ile du néant

l'ile du néant

Groc créatures souterraines

Groc créatures souterraines

homme des bois

homme des bois

voyage sous les flots

voyage sous les flots

la guerre des mondes

la guerre des mondes

la vallée perdue

la vallée perdue

le regard qui tue Sascha Schneider

le regard qui tue  Sascha Schneider

le voyage dans l’inconnu

le voyage dans l'inconnu

l’horreur des altitudes

l'horreur des altitudes

voyage vers la terre

voyage vers la terre

grand guignol

grand guignol

les drames de l’air

les drames de l'air

profanation

profanation

une femme dans la lune

une femme dans la lune

l’homme sous-marin

l'homme sous-marin

la cité des premiers hommes

la cité des premiers hommes

la fin du monde

la fin du monde

la conspiration des chats

la conspiration des chats

la menace invisible

la menace invisible

s’il n’en reste qu’un

s'il n'en reste qu'un

LeRouge

LeRouge

le nouveau déluge

le nouveau déluge

les chemins de fer de l’avenir

les chemins de fer de l'avenir

les fins du mondes

les fins du mondes

les chercheurs d’épaves

les chercheurs d'épaves

les premiers hommes dans la lune percaline

les premiers hommes dans la lune percaline

Voyage au centre de la terre

11021279_347812782080001_5724896190745006296_n


Les polars de Morize |
La SOURCE de CARISA |
houdaprintemps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cavru et son patrimoine bât...
| NIMPORTNAWAK
| un homme