« Un manuscrit trouvé dans une bouteille. Mémoires de l’ingénieur Paolo Roberto Liviani, recueillis par Yambo »
Editions Albin Michel. 1931. Traduit et adapté de l’Italien par la comtesse de Gencé. (Bulletin des amateurs d’anticipation ancienne et de littérature fantastique N°20, Pâques 1998 ,140 exemplaires)
Ce fameux texte trouvé comme son nom l’indique dans une bouteille, nous relate l’extraordinaire aventure de l’ingénieur Paolo Roberto Liviani. Le manuscrit offert à Yambo lors d’une nuit de beuverie, fut trouvé accidentellement dans le ventre d’un requin. Le récit, bien qu’incomplet, relate des faits de natures effroyables.
Liviani est un homme dynamique mais sa petite concession minière prés de San Juan bat dangereusement de l’aile. Ne pouvant supporter de mettre son personnel à la rue, il décide de contacter un riche propriétaire afin de trouver de nouveaux capitaux. Ce dernier, lui donne un rendez-vous trois jours après, dans une petite ville du nom de Maypo. Le seul moyen de s’y rendre rapidement est le bateau. Malheureusement, depuis quelques jours une tempête fait rage interdisant tout transport par voie maritime. Le désespoir procure à notre homme une bonne dose de courage et avec l’aide d’un de ses ouvriers, parvient à embarquer sur un navire de très mauvaise réputation, un rafiot maudit aux allures de vaisseau fantôme. En compagnie de son fidèle chien Lampo, commence alors une traversée de cauchemar. Mais comment pourrait-il en être autrement dans un tel repère de brigands ?
L’horreur ne fait qu’augmenter lorsqu’il découvre fortuitement qu’avec la complicité de Gustave Fuentes son propre contremaître et dénué de tout scrupule, le capitaine se livre à un commerce immonde : enlever des enfants dont l’age varie entre le berceau et l’adolescence afin de les transporter dans une île au large de la Patagonie. Là, des docteurs déments accomplissent sur leurs corps des opérations étranges et cruelles et en font des « prodiges de souplesse et de monstruosité » Par de savantes et douloureuses injections sous-cutanées et d’ingénieux instruments de tortures,ils produisent des monstres ridicules et difformes,préparant ainsi ces pauvres déchets de l’humanité à remplir les cirques ou les baraques foraines,que la foule avide de sensations fortes vient contempler.
Fort heureusement l’ingénieur parvient à se faire un allié, un jeune garçon prisonnier à bord de la « Whale » et qui lui sera d’une aide très précieuse. Dés lors, la résistance s’organise, les deux « mutins » réussissent à voler deux armes avec quelques cartouches. Dans la cale ils organisent une barricade. L’équipage va tenter rapidement de maîtriser les insurgés, l’assaut est donné, la bataille fait rage….Malgré leur courage ils seront très vite submergé par le nombre, si bien que les résistants capitulent. Liviani est jugé à la hâte et condamné à mort. Par Chance, au moment où la sentence allait être exécutée, le capitaine est frappé d’un mal mystérieux. C’est la peste qui vient de s’inviter à bord et compte bien emporter son lot de vies humaines. Les hommes tombent comme des mouches, la panique s’empare de l’équipage. L’ingénieur profite de la confusion qui règne à bord, il possède quelques notions de médecine qui lui accordent un peu de répit. Petit à petit tout l’équipage vient à succomber, les deux « mutins » seront les seuls épargnés, pour une mystérieuse raison.
Mais pour l’heure il y a une autre préoccupation, privé de son équipage, le voilier dérive de plus en plus vers les mers du Sud. Un jour, comble de malchance, une formidable tempête se lève et le bateau chahuté par les éléments fait naufrage sur une île volcanique. Seuls survivants, ils partent à la découverte de cette nouvelle terre d’exil. Le sol y est aride, le paysage des plus lugubre. Leur exploration va les mener dans une petite crique où ils découvrent une frêle embarcation, une petite baleinière portant le nom de « Le Clairville Québec ». Comment une si petite embarcation a-t-elle pu se retrouver là, loin de tout et de son lointain port d’attache. Que peut bien justifier ici sa présence, alors qu’il n’y a personne sur cette île ? Autant de questions qui ne font qu’augmenter leur trouble et leur inquiétude. Mais une autre surprise les attend, désagréable cette fois ci.
Dans la falaise où « les roches formaient un petit escalier digne des titans de la fable » ils découvrent l’entrée d’un passage, port ouverte béante sur une nouvelle abomination. A l’intérieur, il n’y a que mort et désolation. Dans la grotte des cadavres sont amoncelés, dans un état indescriptible. Les corps ne portent aucune trace de violence,mais leur visage exprime une grande peur et une terrible souffrance. Que s’est-il passé ? Un document arraché à la main de l’un d’eux, vient épaissir encore plus le mystère. Il est question d’une exploration vers le pole sud, de mutinerie, d’un mal mystérieux….. Une aura d’effroi et de désolation semble alors recouvrir ce singulier îlot volcanique et plutôt que de céder à la peur,nos infortunés naufragés décident alors de tenter le tout pour le tout et de partir à bord de la baleinière. Au moment de partir, un rocher attire leur attention. A ses pieds ils aperçoivent un squelette humain un doigt pointé vers l’avant, comme un avertissement et sur la roche une inscription gravée : « Ile de la mort »
Leur périple maritime se poursuit, nouvelle tempête, nouvelle destination, l’ultime et la plus effroyable. Ils dérivent sans fin et un matin, après une errance dans un mystérieux courant, éclairés par une lumière jaunâtre ils abordent un autre rivage, de glace celui-ci. Un fracas épouvantable laisse tout à coup la place à un silence de mort. A l’endroit ou ils pensaient trouver un peu d’espoir, ils vont vite se rendre compte que le cauchemar ne fait que commencer. Le paysage semble doté d’une force maléfique, invisible, sournoise, le mal à l’état pur. Une présence redoutable, malfaisante se fait ressentir dans toute chose. Ce calme apparent n’est là que pour faire éclater l’horreur d’une manière aussi brutale que soudaine. En face d’eux un spectacle incompréhensible et qui dépasse leurs sens des réalités, car c’est une « foret qui semble vivante » qui s’approche d’eux et dont chaque arbre est la personnification de vos plus terribles cauchemars :
« Sans feuille, au tronc lisse, tiède et dont le tissu ligneux avait une inexplicable souplesse ou plutôt une certaine élasticité. A l’endroit du tronc d’où partaient les rameaux, existait une protubérance, une espèce de nœud. Le fait qu’il ne s’agissait pas d’une protubérance ni d’un nœud ordinaire. Au centre brillait une lueur spéciale, je dirais presque cristalline…c’était bien un œil, un œil véritable, dans lequel on lisait la vie, la force et l’expression d’un organisme qui pense et veut. »
Ils feront les frais de leur témérité. Capturés par ces monstres,enlacés par une multitude de rameaux flexibles et prêts à être vidés comme de vulgaires poulets,les deux hommes ne doivent leur salut qu’à l’intervention inespérée de trois autres naufragés,échoués sur l’île depuis plusieurs semaines. Ce long séjour leur permirent d’observer et de déjouer la technique de ce qu’ils appellent le « Lively Wood » (Forêt mouvante).
Dick, Ellen et Pablo narrent leur naufrage, les journées d’angoisse et cette forêt mouvante quasi présente et qui ne cesse de les harceler. Séjourner plus longtemps sur le « Warm-Land » c’est aller vers une mort certaine. La décision est prise de construire une embarcation de fortune avec les restes de l’ancien bateau. Mais le temps presse, le sol est agité de fréquentes et violentes secousses, des fissures s’ouvrent faisant jaillir le feu de toute part. Une force irrésistible s’acharne à vouloir les retenir sur l’île. La « Lively Wood » s’approche inexorablement de leur fragile retraite. En catastrophe, le semblant d’esquif est mis à l’eau, plus le temps de fignoler. Mais un nouvel élément inattendu vient encore retarder le départ, la barque ne veut avancer comme si quelque chose voulait la retenir à la rive. Le pire reste à venir :
« Du fond des ondes obscures, une chose informe, longue, verdatre, hérissée d’épines, une chose qui ondoie une seconde dans l’air et disparaît prés de la quille de la barque avec un frémissement sourd. »
Les arbres gagnent du terrain, dans l’air s’agitent de longs tentacules, des corps vermiformes, des mandibules titanesques. L’effroyable légion des monstres hideux, répugnants se dirige vers les infortunés, pour les absorber, les anéantir…ou peut-être pire encore ! Tout semble perdu…dans un ultime sacrifice, Liviani prend sa toute dernière décision :
« Je vais me jeter à la mer et j’accepterai la lutte avec l’être mystérieux et formidable qui nous retient prisonnier, comme s’il était secrètement d’accord – alliance infâme ! – avec cette armée de chimères qui s’avance lentement, inexorablement vers nous en faisant un bruit à peine perceptible »
Fin du manuscrit !
Citons pour conclure l’auteur qui en toute dernière page déclare :
« Les heureux mortels qui atteindront le pôle sud du monde,nous dirons ensuite si le petit continent volcanique peuplé de monstres horribles et qui devrait se trouver au centre même de la mer du Sud,existe réellement ou s’il n’a existé…que dans l’imagination de l’infortuné navigateur. »
Dans le mystère des pôles
Ce texte fut publié en 1926 et relate des faits survenus à Liviani peu après 1900. Admunsen puis l’explorateur Scott avaient atteint le 90° respectivement vers 1911 et 1921. L’auteur utilisera cette toute nouvelle géographie du pôle afin de se l’approprier et donner une vision très personnelle et pour le moins terrifiante de ces nouvelles contrées jusqu’à ce jour inexplorées.
« Où Roald Admunsen ne vit qu’une étendue de glace uniforme et désolée, l’ingénieur Liviani trouva des mers libres et tempétueuses, des terres sauvages et fantastiques, une zone Antarctique parsemée d’îles et de rochers volcaniques qui gardent encore les troublants secrets de nos origines : Quand la terre commençait à se peupler d’organismes rudimentaires, hideux et fantastiques, hésitant entre l’immobile forme végétale et l’esthétique rampante et lourdes des reptiles. »
Un sujet en or, une thématique des plus audacieuse qui ne pouvait laisser indifférent un bon nombre d’écrivains. Digne de figurer dans un recueil de « Weird Tales » avec son ambiance imprégnée d’une menace permanente et invisible, son île mystérieuse, ses êtres cauchemardesques et tentaculaires, ce roman trop peu connu à mon avis, aborde pourtant plusieurs thèmes essentiels de notre genre de prédilection : Roman d’aventure et d’exploration et ce dans la plus pure tradition, roman fantastique et bien sur roman conjectural.
Si le premier thème est une constante tout au long de l’ouvrage (le prétexte de l’histoire se trouve dans ce voyage involontaire sur le navire avec force de descriptions et de toutes les conséquences que cela entraîne), venons en au second qui plus que tout autre, marque cette effroyable aventure d’une manière indélébile.
L’ombre de W.H.Hodgson est quasi permanente (« Les canots du Glen Garrig » et « L’horreur tropicale » des sommets de la littérature d’épouvante) avec cette présence permanente et obsessionnelle de la mer et de ses mystères. Elle y est décrite comme une véritable entité vivante, souvent cruelle et impitoyable, pouvant à tout moment lâcher tout un cortége de monstres et d’abominations. L’auteur joue parfaitement bien avec toute cette aversion qu’elle peut susciter et nous plonge de façon continue dans un état de crainte et de méfiance. Tout dans le récit de cette aventure respire l’angoisse et la peur.
Je me rappelle d’un autre texte tout aussi terrifiant, de la main d’un grand conteur, pour qui la mer était souvent représentée comme un élément terrible et fascinant à la fois : Jean Ray ! Sa longue nouvelle « Le psautier de Mayence » nous apporte la preuve du talent de l’écrivain mais également du lien étroit qui pouvait unir toute cette catégorie de romanciers pour qui la mer était une porte ouverte sur des horreurs pouvant dépasser l’imagination, « un lieu maudit, géométrie de toutes les terreurs ».
Pour en revenir à ce fameux « manuscrit », la deuxième partie, outre ses relents « Hodgsonien » mérite toute notre attention car non seulement elle est de loin la plus « délirante » mais nous rapproche également d’un autre auteur pour qui la mer était tout aussi monstrueuse, H.P.Lovecraft. Si le style de « Yambo » y est plus dépouillé et moins percutant que « le maître de Providence » il n’en reste pas moins d’une grande efficacité. Départ sur un rafiot « maudit » à l’équipage douteux, ce monstrueux trafic d’enfants que l’on transforme en « Freaks »,la mutinerie, la peste ,l’île de la mort puis ce « passage » fait de manière incompréhensible vers le sud ,ce « Warm-Land » et sa foret vivante.
Ce lieu de perdition et d’épouvante abritant cet être terrible vivant dans les profondeurs de l’océan serait-il l’incarnation de ce dieu monstrueux dont parlent les légendes ? L’île serait-elle une entité vivante, un des derniers bastions des Grands anciens ? Une fois de plus des questions qui resteront sans réponse, le récit du dernier survivant tournant court.
La partie conjecturale est tout aussi passionnante car l’auteur n’est pas avare d’audacieuses hypothèses avec cette théorie d’un passage existant dans un mystérieux endroit et conduisant les marins du « Le Clairville » dans les glaces du pole du sud à bord d’une aussi frêle embarcation. Vient ensuite l’existence d’une terre chaude située dans les régions polaires, habitée par une race ancienne (végétale, animale, humaine ?) existant semble t-il bien avant l’apparition de l’homme (thème récurant dans l’œuvre de Lovecraft).
La lecture de ce texte m’a souvent fait penser au roman de E.A.Poe intitulé « Les aventures d’Arthur Gordon Pym » où l’on retrouve un peu la même trame, avec ce voyage en mer, la description de la vie à bord et la découverte dans les îles antarctiques d’une faune et une flore plutôt déstabilisante.
Il faut également se rappeler d’un article paru dans le Fiction N° 74 (Janvier 1960) intitulé « Tekéli-li, la postérité littéraire d’Arthur Gordon Pym » de Demetre Ioakimis et Pierre Strinati. Dans cet article il est question d’une mise au point de la dette de certains auteurs à l’égard du texte de Poe. Les textes analysées sont ceux de Jules Verne « Le sphinx des glaces », de H.P.Lovecraft « Les montagnes hallucinées », et de André Dominique « Conquête de l’éternel ».
Visiblement ces auteurs tentèrent d’apporter une continuité aux aventures de Pym, avec cette même approche de tout le mystère qui semble envelopper les immensités immaculées de la calotte glaciaire. C’est le fameux cri de ces étranges oiseaux blanc « Tekéli-li » qui fera le lien entre les différentes œuvres et même si ce dernier reste absent dans ce « Manuscrit trouvé dans une bouteille », il existe cependant beaucoup de similitudes avec le roman de Poe et il est clair que l’hommage au maître est incontestable, sans toutefois le plagier.
Ecrit en 1926, ce qui lui confère une certaine antériorité face aux ouvrages de Lovecraft ou de Dominique, ce Manuscrit est un plaisant ouvrage aux thématiques passionnantes, une œuvre qui mériterait un peu plus de reconnaissance.
L’auteur et son œuvre
Yambo est le pseudonyme d’un auteur Italien, Enrico Novelli (1876 1943), qui écrivit de nombreux ouvrages pour la jeunesse et d’œuvres conjecturales. Il illustra souvent ses textes et ses dessins sont toujours caractérisés par une imagination des plus farfelue. La liste qui va suivre est loin d’être exhaustive et il est fort probable, par manque de références, que pour certains titres Novelli n’en soit que l’illustrateur.
- Dalla terra alle stelle viaddio atraverso l’infinito. 1890
- La guerre del XX século (la guerre au XXéme siècle) 1899.
- Due anni in velocipede. 1899.
- Gli eroi del gladiator.1900
- I miracoli del professeur Walton.1904.
- I fratelli de la mano rossa.1904.
- Capitan Fanfara. Il giro del mondo in automobile. 1904
- Gli esplorati dell’ infinito. 1906. Illustré par l’auteur et inspiré du roman de Jules Vernes « Hector Servadac ». Ce roman raconte l’aventure de deux Américains qui, profitant du passage d’un astéroïde, s’y installent et parcourent ainsi tout le système solaire avant de revenir sur la terre.
- Le avventura del capitaino Bombax.1907.
- La colonia lunare. 1908.
- Il mammouth. 1909.
- La rivincita di lissa.1909.
- Fortunato per Forza !1910
- El re dei mondi (Roi des mondes) 1910.
- La banda di Carlo Bousset.1911.
- Atlantide- I figli dell’Abisso .1912.
- L’atomo.1912
- Un viaggio al centro dell’ universo invisibile. 1919.
- I figli dell’ abisso.1921
- Manuscritto trovato in una battigli (Manuscrit trouvé dans une bouteille) 1926.
Références des textes cités dans l’analyse
- « Aventures d’Arthur Gordon Pym » de Edgar Allan Poe. Traduction de Charles Baudelaire. Paris Michel Lévy Fréres.1858. Il existe de nombreuses rééditions.
- « Le sphinx des glaces ». Edition Hetzel et Cie, Bibliothèque d’éducation et de récréation « Les voyages extraordinaires ». 1897. Nombreuses autres rééditions.
- « Les montagnes hallucinées » Howard Phillips Lovecraft. Dans le recueil de nouvelles « Dans l’abîme du temps » Editions Denoël « Présence du futur » N° 5. 1954.
- « Conquête de l’éternel » de André Dominique. Librairie Gründ.1947.
- « Les canots du Glen Carrig » de William Hope Hodgson. Nouvelles éditions Oswald.1979.
- « L’horreur tropicale » de William Hope Hodgson. Nouvelles éditions Oswald N°69.1983.
- « Le psautier de Mayence » de Jean Ray. Dans le recueil « La croisière des ombres » Les éditions de Belgique 1931.Rééditions Nouvelles éditions Oswald. N° 106. 1984.




ça me fait penser aussi à une nouvelle vieillotte mais lisible , (ré)editée dans » les meilleurs recits de weird tales – I » de sadoul-j’ai lu » sous la tente d’Amundsen » de john martin leahy – 1928 , recit d’epouvante avec une » entité » monstreuse tuant des explorateurs du pôle
il y a aussi de ray-flanders chez néo » la brume verte » qui se passe au pole nord, avec toujours son angoisse comme on aime
( et de hodgson, bien que pas dans les poles , il y a le tres sympa recueil de chez encrage , collection frayeur , no 1 , les spectres pirates , scans ici entre autre http://www.gloubik.info/livres/hodgson/hodgson.htm
J’adore ton qualificatif de « nouvelle vieillotte », un terme que j’affectionne plus particulièrement (normal avec les ouvrages dont je parle sur ce blog). En tout cas je me rappelle de cette nouvelle….très sympa!.Et puis tu évoques Ray-Flanders, mes amours de jeunesse,un écrivain pour lequel j’ai une très grande admiration ( » Le formidable secret du pôle » également un classique!)Hodgson est absolument le chef de file du thème » L’océan et ses abominations »,mais je crois qu’en France avec E.M.Laumann (« L’alcyon » « Dans le fond des mers »et « Les épouvantes de la mer »)nous avons une solide base en la matière.
La collection « Effrois »( et non pas « Frayeur » mon cher Jean Yves) de chez Encrage est absolument magnifique (La collection « Pulp’s était pas mal également)dommage seulement 4 volumes…
Merci pour tes petits commentaires très à propos et qui confirment un gout certain en matière de littérature de l’imaginaire.
Les nouvelles et romans à thème fantastique et conjectural se déroulant dans les glaces du pôle, sont assez nombreux et il faudra qu’un jour je fasse un petit inventaire des œuvres disponibles….quand les journées feront 48 heures!!!!!
48 h dans le froid , brrrrr! vivement !
merci de la rectif , et oui , encrage nous fait de superbes ( hélas tres cher meme si en rapport avec la qualité ) livres
pour ray , c’est là qu’on voit le génie : perso j’ai toujours la meme émotion à la relecture a 44 ans qu’a 13 ( tres bel ouvrage bio/biblio avec dvd video , par baronian venant de sortir )
hop coup d’oeil internet pour laumann , type meme d’auteur que je ne connais pas du tout et difficile a trouver , pour pas trop cher…( je suis allé au salon du livre ancien au grand palais , qq bijoux de couvs 19e , style » ds 1000 ans » de calvet )
Si tu aimes Jean Ray et Baronian,je te conseille un livre super qui date un peu mais je pense facile à trouver ( mais peut-être le connais-tu déjà ?)il s’agit de « Lord John ».Un magnifique hommage à l’auteur Gantois.Je ne connais pas l’ouvrage sur Ray qui vient de sortir,tu as les références?
Pour Laumann,quelques nouvelles sont sorties dans la revue « Je sais tout » et d’autres dans la rarissime revue « L’aventure » si tu veux je te donnerai les références.Autrement,il y a quelques années Marc Madouraud à publié une anthologie de cet auteur aux éditions « Recto-Verso » en 1994 et intitulée « Contes de terreur ».Faible tirage,réserve aux souscripteurs donc également difficile à trouver ( c’est le problème en général pour la conjecture ancienne)
Le Calvet est effectivement magnifique, je possède un superbe exemplaire hélas avec une reliure muette (Prix municipal de la ville de Paris)A bientôt!
va falloir que j’arrete de venir ici , je suis tenté d’acheter a chaque fois une reference
je viens de commander lord john ( ed. labor – qui vient d’ailleurs de faire faillite , catalogue -partiellement seulement- dispersé chez d’autres editeurs …), que je ne connaissais pas ( baronian a fait pas mal de livre sur ray , » l’archange fantastique » entre autre ,que je n’ai pas : j’ai deja pas mal de chose , on ne peut tout avoir .Celui que je prendrais encore c’est le l’herne …
sans parler de ses autres ouvrages sur la litterature : dommage, lors de la sortie du dernier recueil des fac similé dickson je l’ai raté lors de son passage a la librairie belge a paris …
les references du livre/dvd ici entre autre : http://www.choses-vues.com/blog/2010/02/1557/
et un no de » lisez moi aventure « 1948 avec un extrait de laumann – aerobagne 32( je suis plus image que texte en général , je commence donc par de l’illustré
( merci priceminister – enfin sauf pour le port 
j’ai qq recto-verso ( de l’epoque ou j’etais abonné a sa lettre des parutions ) mais effectivement quasi introuvable …ou alors ils sont cher ( j’ai vu le » je sais tout – van herp » mais a 25€ il va attendre un peu …
ce qui est bien c’est que goorden est sur le net maintenant : http://www.idesetautres.be/?p=ides
je reste bien sur preneur des references
Merci pour les références, il m’a l’air bien sympa cet ouvrage! Il te faut impérativement le « Cahier de l’herne » une très bonne référence.
Pour le Laumann « L’aérobagne 32″ Attention dans le « Lisez-moi aventure » il va du N° 10(1er Octobre 1948)au N°13(15 Novembre 1948).
Le Van Herp consacré à « Je sais tout » est vraiment intéressant, le prix lui laisse à réfléchir.J’ai eu la chance à l’époque où « Idées..et autres » était encore en activité de commander les exemplaires dés leurs parutions,Van Herp avait également publié chez eux une étude sur Moselli…toute une époque!
Merci de nous faire découvrir cet ouvrage dont j’ignorais à peu près tout. Et merci aussi d’évoquer au passage cet immense auteur fantastique qu’était Jean Ray. Par contre, j’ai du mal à partager votre enthousiasme pour « Lord John », qui, hommage ou pas au maître, me paraît du même niveau que toutes les productions de Baronian écrivain, c’est à dire assez bof-bof…
Laumann, lui, semble un auteur assez intéressant à redécouvrir. J’ai eu la bonne fortune d’acquérir le numéro de « Je sais tout » avec sa nouvelle « Dans le fond des mers » pour une bouchée de pain à une braderie.
Effectivement, il existe un parenté thématique chez tous ces auteurs qui mériterait bien d’être étudiée.
J’avais lu cet ouvrage pratiquement lors de sa sortie en 86,époque où j’étais un inconditionnel de Jean Ray et qui ne possédait qu’une faible connaissance de la littérature populaire et je dois dire que cet univers dans lequel nous plongeait Baronian me fascinait:Bouquinistes de Bruxelles,greniers pleins de livres populaires, tout un univers de vieux papiers aux couvertures chatoyantes.J’avoue avoir été emballé.Peut-être que le qualificatif de « Magnifique » est un peu excessif mais c’est parfois mon coté très enthousiaste.
Laumann est à mon gout un auteur aux thématiques passionnantes,notamment celle de la mer et de ses mystères. En l’espace de trois au quatre nouvelles il nous laisse imaginer tout un potentiel qu’il ne lui a pas été possible d’exploiter.Un auteur à redécouvrir!Dans un avenir proche je compte bien lui rédiger une bibliographie.
En tout cas un grand merci pour tout l’intérêt que vous portez à ce blog
De Yambo on passe à Jean Ray… et on y reste ! Et on retrouve l’éditeur Encrage mentionné ici ! Pour préciser simplement que l’ouvrage apparemment le plus complet à ce jour sur l’auteur vient de sortir justement chez Encrage : « Jean Ray, l’alchimie du mystère », d’Arnaud Huftier. Près de 800 pages, avec illos, etc. Un peu cher, certes, mais cela remplace tous les autres, donc c’est un bon investissement, comme tous les ouvrages publiés pas Encrage. Il faut aller voir sur son site pour trouver ledit essai…
J’avais relevé la parution de cet ouvrage sur un forum et en grand admirateur que je suis, je me suis empressé de le commander. J’attends fébrilement « la bête » qui me semble effectivement être une somme de renseignements.
Je suis heureux de constater à quel point cet auteur reste encore une référence du genre, une œuvre passionnante que je ne me lasse pas de relire.
Merci pour votre aide précieuse et de me signaler la sortie d’ouvrages aussi indispensables.
je suis en ce moment sur harry dickson sur bdfi , et du coup je me souviens de ce topic : lecture du baronian » lord john » faite : c’est un ouvrage décevant , le potentiel du livre etait grand mais le resultat est plutot moyen : il n’y a pas d’ambiance , d’atmosphere , les tentatives etant assez mal exploitées , l’ecriture est assez plate et on reste plus sur : un jeune garçon fantasme sur une femme lors de la mort de son pere ( je schematise ) que : un jeune garçon part a la recherche d’un oncle mysterieux a la mort de son pere … dommage
Effectivement c’est bien dommage, pourtant à l’époque, l’ouvrage m’avait intéressé, peu être par nostalgie pour Jean Ray, mes souvenirs sont confus, il faudrait que je le relise, mais la pile en souffrance est énorme….