« Profanation » de Robert R.Metais. Editions Marcel Puget. Broché in 12 de 326 pages. Jaquette illustrée couleur.1953 (Bulletin des amateurs d’anticipation ancienne et de fantastique N° 9 ? Février/Mars/Avril 1992, tirage 102 exemplaires, article révisé et corrigé)
Peut-on accuser quelqu’un de l’assassinat d’un homme mort depuis 3000ans ? Voici l’incroyable postulat qui se pose à la lecture de cet étonnant roman.
Tout commence le jour ou deux scientifiques, Fiquenelle et Vilrebert, spécialistes en biologie, élaborent une hypothèse pour le moins incroyable : Dans certains cas de mort cliniquement prouvée, l’altération tissulaire n’est pas toujours complète, impliquant de ce fait une « survivance » cellulaire. Dans cet état de déshydratation, il serait possible de les régénérer et l’on pourrait alors assister à la résurrection des autres structures organiques. Le résultat impliquerait rien de moins qu’une victoire sur la mort. Grâce à la complicité d’un ami archéologue, leur expérience va de ce fait se porter sur une momie récemment découverte et dans un parfait état de conservation.
Cette dernière va alors subir les « outrages » de la science moderne où bain régénérateur, humidificateur, appareil perfectionné de transfusion sanguine et bien sur appareillage électrique des plus sophistiqué (des impulsions électriques sont nécessaire pour redonner vie aux cellules « endormies ») seront les outils indispensables à la réalisation de ce formidable projet.
Comme d’habitude dans ce genre d’histoires, faisant fi des sombres avertissements ornant les murs de la chambre funéraire lors de la découverte du sinistre corps, nos deux scientifiques n’écouteront que leur soif de découverte. Le roman va ainsi se dérouler dans une étrange ambiance, envoûtante et terrible à souhait, où se produisent entre autre, deux morts effroyables dans un décor digne d’un laboratoire tout droit sorti des films de « Frankenstein » de la meilleure époque.
Au fil des chapitres, les événements se succèdent à une rythme effréné, et nous assisteront au réveil « nébuleux » de Zaouik, un jeune prêtre égyptien, à qui l’on donnera une apparence de vie. La pauvre créature, sera toutefois incapable de se comporter et de réagir en véritable être vivant : Des gestes automatique, le regard vide….en somme, le portrait type du zombi ! Le comble dans l’histoire, c’est qu’il sera tout de meme frappé par un sentiment qui, malgré les siècles ne semble pas s’être émoussé : L’amour !
C e n’est pas la superbe infirmière qu’il nous est possible d’admirer en couverture, qui fera l’objet de toute son attention, mais la fiancée de Vilrebert. Du coup le sang de ce dernier ne fait qu’un tour, et du résultat d’une passionnante expérience, il en fait un monstre abominable et qui se moque par la même occasion de la perturbation psychologique que se réveil aberrant provoqua chez Zaouik. Les chercheurs ne sont pas de grands psychologues…
Le fiancé jaloux, excédés par cette expérience, pourtant réussie mais qui n’est pas à la mesure de ses prévisions (le ressuscité reste parfaitement incontrôlable et puis on ne drague pas la fiancée du patron….) exécutera ce pauvre bougre d’un coup de couteau bien placé. Résultat notre infortuné égyptien qui finalement n’avait rien demandé à personne, succombera pour la seconde fois, sacrifié au nom de la science. Ils sont fous ces savants !
Encore des bandelettes
Une fois de plus, un roman archéologique, entre polar et conjecture, où la bonne vieille momie vient encore nous jouer des tours. Partagé entre la magie des anciens égyptiens (Fiquenelle succombera à la fin du roman, d’une terrible maladie, confirmant en cela la malédiction écrite sur les murs du tombeau) et la science moderne toute puissante mais combien fragile, ce roman version moderne de Frankenstein nous montre à quel point l’homme dans son désir d’égaler dieu peut arriver à des résultats pitoyables et dramatiques.
Sans tenir compte ici de l’aspect peu plausible de la théorie avancée (la mort cellulaire étant un processus irréversible) elle fut toutefois plusieurs fois utilisée par de nombreux écrivains, comme hypothèse possible d’une probable « résurrection » de tissus morts. « Profanation » souffre certes de quelques longueurs mais reste une fiction assez distrayante. Moins farfelus que « Sous les pyramides » de Stanley, le roman de Robert Metais mérite tout de même qu’on lui prête attention. De toute manière comment rester insensible face à la magnifique jaquette que nous propose cette édition ?


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