« Les Hommes Oiseaux » De Eric Townsend.

Posté le 20 février 2011

« Les hommes oiseaux » de Eric Townsend. Editions R.Simon. La voile collection d’aventure. In 12° broché.1939. Illustrations de Claudel. (Traduction du roman Anglais : « Lair of the bird man », Harrap. Londres 1938)

Claude Galloway, dandy explorateur sirote un verre à Ensillada, petite ville de l’équateur. En compagnie de son ami Lindy Ransonne, le but de sa présence dans ce trou perdu, est la recherche d’un mystérieux trésor caché dans cette partie de la cordillère des andes. Mais l’expéditions semble être compromise par la présence de son rival de toujours, le fourbe Bullman, associé au tout aussi peu sympathiques Rattlesnake Quinn et Shark-tooth Sorell (remarquez l’originalité des noms). Mais les dés son jetés et Galloway compte bien prendre ses rivaux de vitesse.

Après un périple sans histoire (au descriptif monotone) les deux aventuriers arrivent sur la zone indiquée sur la carte. Mais sur place, fini la tranquillité, ils sont en effet pris à parti par d’étranges et peu amènes créatures : les homme oiseaux ou hommes condors. De formes humanoïdes et de très petite taille, ces derniers sont entièrement recouverts de poils. Les indiens de la région pensent qu’ils sont une menace pour leurs tribus et veulent s’en débarrasser. Mais il semble exister quelque chose de bon en elles et Galloway est persuadé que pour arriver à ses fins, son rival s’est fait un plaisir à semer le trouble dans les populations, probablement dans un but peu recommandable. De plus en apprenant que Bullman à occis le chef du clan, il pense que la chance vient de tourner en sa faveur. Fort heureusement, un des hommes oiseaux (ancien phénomène de foire d’un cirque dont nous tairons le nom) parle plusieurs langues et propose de servir de guide. Claude lui demande alors de les conduire à l’entrée d’un gigantesque puits, en réalité un endroit sacré pour toute la communauté. Accrochés ensemble les deux hommes font une descente assez remarquée…en parachute ! C’est pendant leur plongée qu’ils aperçoivent « de bien curieuses créatures ».

Arrivés a destination, ils parviennent au pied d’un immense lac qui serait ma foi assez banal sans la présence d’un engin assez peu courant à cette altitude : Un sous-marin ! Celui-ci semble abandonné depuis des années, mais de curieuse traces au sol attirent leur attention. En les suivant, arrivés à l’entrée d’une grotte nos explorateurs découvrent Sorrel au prise avec un crabe gigantesque. Au même moment, Bullan se pose en catastrophe sur le plan d’eau, attaqué quand à lui par les hommes oiseaux. Le malheureux saute à l’eau et se noie. Alors les événements s’enchaînent et à un rythme incroyable puisqu’un autre avion amerrit sur le lac avec à son bord deux prétendus « chasseurs d’images ». Un véritable club touristique ce coin, pourtant la cordillère en cette saison….Du coup Lindy et Gallowau retournent au sous-marin pendant que Sorell en profite pour jouer les filles de l’air.

A ce stade le roman est un véritable cauchemar où les situations sont tirées par les cheveux. Le plus important dans l’affaire est de savoir que le trésor existe bel et bien car finalement ils ont fait le voyage pour lui non ? En lisant le journal de bord du submersible ils vont an apprendre un peu plus sur sa localisation, mais aussi que l’ancien équipage s’est entre-tué pour d’obscures raisons. Quoiqu’il en soit, les richesses sont enfouies dans une cité au fond du lac. On parvient à remettre le véhicule en marche et nous voila au beau milieu du lac à faire des ronds dans l’eau.

Pendant ce temps,équipé d’un solide scaphandre un des deux hommes descend à la découverte de ces ruines fabuleuses et comme tout a un prix, il lui faudra affronter une sèche géante, une variété spéciale vivant sous les eaux calmes de l’altiplano…si !si ! Alors que le pauvre bougre affronte la bête, le sous-marin lui se heurte à une des parois du lac, créant une énorme brèche. Pas de chance, le lac se trouve au bord d’un gouffre, toute l’eau s’échappe de l’orifice et tout ce joli petit monde se retrouve un étage plus bas. Comme le lac est entièrement vide, les explorateurs peuvent enfin partir à la découverte du trésor. Ils seront assistés par les « hommes condor » pendant qu’un drôle de quidam en tenue de scaphandrier se démène comme un diable dans la vase d’un lac complètement asséché.

Dernier détail stupéfiant de l’histoire, le trésor est bien localisé, il est fait d’or et d’argent servant à équiper les canalisations de la citer Inca. Un roman édifiant !

Pour un « Nanar » de plus!

La vieille SF est parfois une histoire d’argent mais surtout de patience. Patience pour trouver de façon quasi maniaque ce qui fait la fierté de nos bibliothèques mais surtout pour avoir le courage de supporter jusqu’au bout la lecture d’ouvrages qui fileraient une indigestion à une autruche. Dans ce domaine il y a pas mal de résidus et je dois avouer que celui là …..C’est un gros ! J’ai vraiment failli me perdre à jamais dans cette histoire ou tout le monde se croise, avec des gentils, des un peu moins, des méchants et des gentils méchants, des méchants qui ne savent pas qu’ils sont gentils ou le contraire. L’horreur à imaginer d’être prisonnier à l’intérieur d’un tel ouvrage.

Au final un roman d’aventure assez insupportable ou, mis a part la présence des hommes oiseaux et des crabes géants (qui en fait sont morts depuis belle lurette) l’ensemble ne pèse pas bien lourd. Mais la politique du blog est de parler du bon comme du mauvais, sinon on me taxerait de prosélytisme. L’auteur nous laisse pourtant deviner la présence de « curieuses créatures » sans toutefois développer. Il préférera se rabattre sur l’existence de cette sèche géante dans un lac de la cordillère. Heureusement que les inepties se sont arrêtées là car je pense que nous aurions eu droit au lapin à dents de sabre ou à un éléphant volant…qui sait ?

L’explication finale concernant le trésor en or et en argent des canalisations Inca, vient clôturer de façon magistrale un livre qui finalement ne sera bon à conserver que pour les quelques qualités esthétiques de sa couverture. Je pense que l’auteur avait sérieusement séché les cours d’histoire ou alors Jacob Delafon appartenait aux « Peuples du soleil ». Seul Férocias pourra nous éclairer sur la chose.

 

 

 Pendant que certains en « pincent » pour les uns, d’autres papillonnent de plaisir, mais les apparences sont trompeuses

  leshommesoiseaux1 dans archives du bulletin

2 commentaires pour « « Les Hommes Oiseaux » De Eric Townsend. »

  1.  
    Ferocias
    28 février, 2011 | 20:58
     

    A coup sûr ce n’est pas le meilleur roman que j’ai lu mais on fait parfois des sacrifices (pas seulement humains ;) ). Il faut dire que la couverture est tout à fait réussie, on ne peut pas en dire autant pour le contenu…

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  2.  
    1 mars, 2011 | 12:56
     

    Tout à fait d’accord avec toi, comme tu viens de le lire au sujet du livre.Il faut dire qu’il y a , comme dans pas mal d’autres domaines, pas mal de « déchets », mais si le domaine ne brillait que pour son excellence,cela deviendrait vite ennuyeux et monotone.
    Merci pour tes commentaires qui sont toujours les bienvenues.

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