« La cuve aux Monstres » de Charles Magué: Episode Deux!

Posté le 22 septembre 2011

« La Cuve aux Monstres » par Charles Magué, éd. Tallandier « Grandes aventures, Voyages excentriques » N°332.couverture illustré couleur, 223 pages. 1930.

Voici donc nos deux intrépides explorateurs à Paris. Fort heureusement, ils avaient embarqués dans leur frêle esquif (et ce tout à fait par hasard, au cas où…) une petite quantité d’or et de diamant. A la tête d’une fortune rondelette ils peuvent donc repartir à la recherche de leurs amis.

C’est aux commandes d’un avion pouvant faire office de sous-marin, que Arramburu et son mécanicien, atterrissent quelques jours plus tard sur le lac intérieur de l’île noire. Tel le père Noël, le capitaine va alors déballer devant cette foule miniature les merveilles de la civilisation: un cinématographe et un électrophone…. Ravissement général des « Micropolites » devant les nombreux films, mais l’enthousiasme tombera très vite lors de la projection d’un documentaire sur la guerre 14/18: le progrès est aussi synonyme de destruction.

Les jours passent dans une douce quiétude et nos hommes/dieux, poussés par la soif de l’aventure vont, en compagnie de Mac et Mic, (dans ce sens c’est moins risible) les deux hommes singes apprivoisés lors de leur dernière aventure, partir pour explorer le tunnel qui servait de voie d’accès à la sinistre bande de mangeurs d’hommes. Un curieux voyage dans les entrailles de la Terre va alors débuter. Les découvertes se succèdent à un rythme infernal: caverne gigantesque abritant des milliers de squelettes fabuleux, combats avec une horde d’araignées et pour terminer en apothéose, l’arrivée à la lumière du jour dans une immense cuve naturelle recouverte d’une titanesque forêt.

Un voyage dans le temps commence alors qu’ils découvrent l’incroyable faune préhistorique qui y réside. Le chef de l’expédition jugeant l’endroit trop peu fréquentable et dangereux pour leur sécurité, donnera l’ordre de repli, non sans un certain regret. Seulement, le retour pose un problème, car un éboulis s’obstine à bloquer le passage. Les hasards du roman d’aventure devant nourrir un certain suspens combiné avec une maladresse de Frétillon qui voulait jouer avec des bâtons de dynamite, provoqueront une effroyable explosion à l’intérieur d’une galerie voisine. Cette détonation, par onde de choc sera la cause d’une énorme faille dans la muraille entourant l’île, permettant le passage d’un gigantesque raz de marée et remplissant l’intérieur de l’île comme une vulgaire cuvette.

Une fois de plus la chance aidant, ils découvriront de justesse un autre passage, long de plusieurs kilomètres et conduisant à un monde plus étrange encore. Décidément cette île est une joie pour le « conjecturopathe » en herbe. Celui-ci est en effet peuplé de créatures lumineuses: les hommes phares : « Crâne volumineux, bouche sans lèvres, un nez de canard et deux yeux horribles d’où s’échappe une étrange lumière ». Le système nerveux de ces être bizarres est nettement dessiné sous leur peau par des cordons lumineux, par un étrange effet de transparence. Baptisés par Aixamburu « photophares », le contact avec ces créatures sera des plus improbable et de courte durée car ceux-ci connaîtront une fin épouvantable au cours d’un combat sans merci avec les « monstres humains » en qui ils voyaient de redoutables ennemis. Triste fin que la disparition progressive de cette lumière dans les yeux de ces êtres dont la faiblesse n’avait d’égal que leur étrangeté.

Leur odyssée se poursuivra tant bien que mal, et suite à de nombreux petits problèmes propres à une exploration en terre étrangère, le voyage se terminera à l’entrée de la caverne débouchant sur l’île des « Micropolites ». Arramburu prendra la décision de faire fermer l’entrée gardant à l’esprit les nombreuses galeries sillonnant le dessous de la mer et débouchant sans aucun doute aux multiples îlots observés depuis l’île de « la cuve aux monstres ».

« Il y a là dessous- et je désignai le tunnel- des dangers auxquels vous n’auriez certes pas échappé. Ce passage doit être muré et rendu plus inviolable encore que les rochers qui l’entourent. Respectons les secrets de la Terre. »

 

Fin du second volume. Bientôt le final de cette épopée incroyable. Que vont devenir nos intrépides amis et à quels terribles dangers devront-ils encore faire face ? Vous le découvrirez très bientôt lors de l’épilogue de cette incroyable trilogie avec le tout dernier volume « L’archipel des demi-dieux »

 

 

 

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