Camille Flammarion et « La fin Du Monde »

Posté le 22 octobre 2011

« La fin du monde » de Camille Flammarion 1ére édition en revue dans la « Revue Illustrée » du N°182 au N°189 en 1893 puis dans « La science illustrée » nos 314 à 339 (du 2 Décembre 1893 au 26 Mai 1894). Première édition en volume en 1894 aux éditons Flammarion. suivront de nombreuses rééditions.L’édition reproduite en fin de page est celle de 1917 chez ce même éditeur, avec de nombreuses illustrations intérieures, identiques à l’originale.

Nous assistons dans l’ouvrage à l’histoire de l’humanité du 25éme siècle jusqu’à une époque très éloignée dans le futur. Ce volume illustré par de nombreux dessinateurs dont Albert Robida, nous dépeint l’évolution de notre civilisation, tant sur le plan scientifique que moral et morphologique. Dans la première partie : « Au 25éme siècle, les théories », un chapitre nous intéresse plus particulièrement : « Comment le monde finira ».Dans un immense amphithéâtre le directeur de l’observatoire de Paris transmet à une assemblée de savant et ce par l’intermédiaire d’un « Téléphonoscope » un message sous forme d’image venant de la planète Mars. Le texte « Photophonique »( tout cela embaume le génie de Robida!) est très clair : Les astronomes de la ville équatoriale de Mars, préviennent les habitants de la terre qu’une comète gigantesque s’approche d’elle risquant de la détruire complètement. Fort heureusement, comme nous l’apprendrons plus tard dans la seconde partie : « Dans 10 millions d’années » le globe échappera à la catastrophe. Cette thématique de la fin de notre globe terrestre se trouvant d’une manière récurrente dans une bonne partie de son œuvre.

Il semble d’ailleurs que Flammarion connaisse bien ces « classiques » puisque dans la seconde partie de l’ouvrage « Dans dix millions d’année » un des personnages se nomme « Omégar » faisant en cela référence à l’ouvrage de Mme Elise Gagne « Omégar, le dernier homme proso-poésie dramatique de la fin des temps en douze chants » (Didier et Cie, libraires- éditeurs 1859).

l est également à préciser que l’homme fut un passionné avant la lettre du domaine de « l’anticipation » puisqu’il réalisa un ouvrage faisant encore référence de nos jours « Les mondes imaginaires et les mondes réels, revue critique des théories humaines scientifiques et romanesques, anciennes et modernes sur les habitants des astres ». Un copieux volume de 400 pages (en fait le volume fait 577 pages mais c’est la deuxième partie qui commence page 169 qui nous intéresse plus particulièrement). L’auteur y aborde tout de même pratiquement une cinquantaine de romans et nouvelles des origines à nos jours et traitant de voyages extraordinaires tant terrestres que sur d’autres planètes et de la rencontre avec maintes contrées et populations étranges et fabuleuses.

Nous aurons ainsi le plaisir d’y rencontrer : « L’homme dans la lune » de Godwin, « Le monde dans la lune » de Wilkins, « Voyage dans la lune, Histoire des états et empires du soleil » de Cyrano de Bergerac, « Le voyage extatique céleste » du père Athanase Kircher, « Nouvelles de la lune » de Mercier, « Voyage de Milord Céton dans les sept planètes » de Lambert et de Kant, « Les hommes volants » de Rétif de la Bretonne etc….Des romans phares mais rarissimes pour une grande partie. Un ouvrage unique en son genre et indispensable plaçant de ce fait Camille Flammarion comme un précurseur du genre.

Un auteur vraiment passionnant dont je ne peux que vous recommander la lecture de toute son œuvre romanesque, tant les thématiques abordées sont d’une richesse et d’un intérêt certain.

Suite à cet article diffusé sur mon groupe de « Savanturiers »sur Facebook, je me permets de reproduire le commentaire laissé par un des membres, Philippe Turpin, amateur de Camille Flammarion. Commentaire qui, comme vous pourrez en juger, ne manque pas d’intérêt.


« La bibliothèque personnelle du poète-Astronome, qu’il lut quasi entièrement, est conservée dans sa quasi intégralité à l’observatoire de Juvisy sur Orge dans l’Essonne…Une bibliothèque truffée d’ouvrages polychromes par milliers devenus rares de nos jours, sans compter ses propres publications d’époque d’invendus…Et d’ailleurs ce n’est là qu’une partie des objets personnels de feu le grand Sage-Ecrivain, car c’est tout le mobilier personnel d’époque dans ses moindres détails, l’observatoire dans son intégralité et la propriété arborée toute entière sans oublier le dôme et la lunette astronomique qui dans un délai plus ou moins proche reprendront vie pour le plus grand plaisir de certains passionnés admiratifs et nostalgiques…Un sérieux travail de réhabilitation d’une portée considérable mené « tambours battants » sous divers auspices au sein même de la Société Astronomique de France et des Amis de Camille Flammarion…L’observatoire devrait donc devenir musée Flammarion ouvert au public en même temps qu’école d’initiation à l’Astronomie…Tout devrait donc être replacé comme l’avait laissé feu Flammarion ainsi que sa deuxième épouse Gabrielle qui lui survécut de 1925 à 1962…

Cette année là, les volets de la propriété se refermèrent sur une demeure éteinte, sans héritiers, qui demeura intacte livrée qu’elle fut cependant aux araignées et à quelques vandales qui notamment furent surpris par la maréchaussée en train de jouer au foot avec la mappemonde de Flammarion »

 

Camille Flammarion et   lesmondesimaginairesetl dans les auteurs et leurs oeuvres

Un commentaire pour « Camille Flammarion et « La fin Du Monde » »

  1.  
    topcanadagoosejakkersale.blogspot.com/
    1 décembre, 2012 | 15:44
     

    The answer is zero.However, Susan has not really made up her mind yet.Who ever comes will be welcomed.Could you tell me your secret for a long, happy life? Don’t keep the truth from me.We two finished a bottle of wine.He has a sense of humor.They misplaced this book under other categories.Mother doesn’t make up.I will never forget the days that I spent with you.

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