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Archive pour octobre 2011

« Les Aventures Du Nyctalope » De Jean De La Hire Illustration N° 5

En 1939, ce sont les éditions Tallandier qui, dans leur collection intitulée « Le livre National » et caractérisée par ses couvertures rouges, qui rééditeront les deux volumes de la série des « Lucifer ».

Deux volumes qui restent aussi difficiles à trouver que les originaux et que l’on rencontre parfois à la vente à des prix quelque peu prohibitifs. Fort heureusement, comme je le signalais dans un article précédent, les éditions « Rivière blanche » viennent d’avoir l’excellent idée de rééditer en un seul volume cette passionnante aventure du Nyctalope.

Remercions cet éditeur de sortir du cadre restreint des spécialistes du genre, de telles petites perles qui depuis trop longtemps restèrent l’apanage de collectionneur chanceux ou fortunés. Voilà à mon avis toute une période de notre littérature populaire qui se doit d’être ouvert à toutes et à tous, permettant ainsi la découverte par une toute nouvelle génération de lecteurs et de lectrices de ces fabuleux trésors qui restent depuis trop longtemps endormis sur les étagères de nos bibliothèques.

  - « Lucifer » par Jean de la Hire. Éditions Tallandier, collection « Le livre national » N°60.1939. Couverture couleur de Maurice Toussaint

- « Lucifer, Les drames des Bermudes » par Jean de la Hire. Éditions Tallandier, collection « Le livre national » N°61.1939. Couverture couleur de Maurice Toussaint

- « Nyctalope contre Lucifer » par Jean de la Hire. L’intégrale de la saga. Éditions Rivière Blanche collection « Hors Série ». Couverture de  Denis Rodier.2011

 

  lenyctalopecontrelucife dans les auteurs et leurs oeuvres



« La Femme Aux Pieuvres » de Maurice Limat

Joël de Kermadour, Officier de la marine Française, vient d’être retrouvé inanimé sur le port de Dieppe. Tout monde s’interroge sur les motifs de son agression, car il s’agit bien d’une violente agression dont il a été victime, les stigmates sur son front en sont une preuve accablante.

Transporté d’urgence à la villa César, la demeure de son futur beau-père, qui fut également il y a plusieurs années un brillant commandant, le docteur qui vient à son chevet reste évasif sur le devenir du blessé. Il ne souffre pas de blessure mortelles, simplement une violente commotion, mais le patient divague, se met à hurler comme en proie à une terreur sans nom, où il est question d’une femme magnifique, de souterrains et d’un gigantesque aquarium infesté d’horribles créatures.Comme pour porter caution à ses hurlements, Gisèle sa fiancée, remarque sur le corps de l’infortuné une marque étrange, un singulier tatouage en forme de pieuvre.

Le serviteur de Dorbec, Sayam un Indochinois qui semble vouer à son maître une admiration sans borne, tente d’apaiser le patient avec une bien étrange médecine basée sur la suggestion. Le patient va finir par se calmer et sombrer dans un profond sommeil.

Alors qu’une étrange nuit débute dans la résidence, Gisèle surprend des regards étranges entre Sayam et le commandant Dorbec. Elle soupçonne quelque chose et tente d’interroger le serviteur. Celui-ci lui révèle finalement un don pour les sciences occultes et lors d’une mémorable séance de magie, lui montre dans une curieuse boule de cristal des choses qui ne peuvent que mettre sa raison à rude épreuve : Un femme splendide, un laboratoire secret, des pieuvres effroyables…. Tout semble concorder avec les délires de l’infortuné fiancé. Mais celle-ci n’aura pas le temps de demander de plus amples explications à son père. En effet deux hommes équipés d’un curieux scaphandre vont neutraliser les occupants de la villa et capturer la malheureuse Gisèle.

Elle va ainsi faire la connaissance de Damiexa et de l’étrange docteur N’guyen Djong. La belle asiatique est en réalité le chef d’une puissante organisation secrète « La pieuvre » qui tente de déstabiliser les colonies Française en commettant de nombreux actes de terrorismes visant à chasser les Français d’Indochine. La puissante société fit installer dans un vaste réseau de galeries creusées sous la maison de Dorbec, une base secrète dont le but est de, non seulement surveiller les faits et gestes de la flotte française, mais de pouvoir utiliser l’influence de ce commandant à la retraite qui conserve une grande influence sur l’état major de la marine.

Cette organisation possède quelques inventions fabuleuses comme ce télescope dont la « vison » peut percer n’importe quelle muraille, fruit du génie de cet étrange savant. Mais ce qui caractérise la sulfureuse asiatique, c’est la cruauté avec laquelle elle torture les victimes qui tombent entre ses mains. Elle en fera la démonstration à Gisèle en la faisant assister au repas abominables de ces monstres marins, pieuvres hybrides dont les féroces appétits n’ont aucune limite.

Alors que tout semble réglé d’avance, Joël reprend quelques forces et décide d’intervenir avec l’aide de Sayam. Ce dernier grâce à son étrange pouvoir localise, une entrée possible dans la mer. Une expédition va être organisée. Pendant ce temps, Damiexa entend bien mettre cet atout de son coté et menace Dorbec de tuer sa fille, si celui-ci ne lui livre pas quelques précieux renseignements au sujet de l’escadre Française. Heureusement, pendant ce temps, les deux hommes, forts de leur courage et de leur audace, pénètrent dans le repère secret, parviennent à échapper aux terribles « tentacules de la mort » et sauvent de justesse la belle Gisèle.

Au même moment le commandant dynamite entièrement la villa, la faisant s’écrouler sur ses fondations, engloutissant le sinistre repaire des bandits. Avant de se sacrifier, Dorbec se souvient de Damiexa qu’il a parfaitement connu lors d’une mission en Indochine. A l’époque déjà il était sur les traces de l’organisation de « La pieuvre » et lors d’une expédition punitive dans la jungle, sauva de justesse des griffes d’un redoutable tigre, le jeune Sayam. Fait prisonnier par cette sulfureuse créature, un amour fou va ainsi naître entre ces deux personnages que tout semble vouloir séparer. C’est lors de sa capture qu’il fera également la connaissance du docteur N’guyen Djong, un brillant chirurgien qui opéra de façon spectaculaire Sayam et son frère siamois…un intervention que tout le monde jugeait impossible à l’époque. Ainsi chacun des partis « héritera » d’un fidèle serviteur, se ressemblant comme deux gouttes d’eau et dont la fidélité semble être un de leurs atouts les plus précieux.

Les retrouvailles se feront ainsi de nombreuses années plus tard, en somme une histoire d’amour qui se termine plutôt mal pour les deux amoureux qui vont se retrouver définitivement dans une apothéose finale, unis pour toujours dans les bras glacés et impitoyables de la mort.

 

Un auteur prolifique

 

Ce court roman de Maurice Limat, est un condensé de son talent, en réunissant sur quelques pages,aventure, policier, société secrète, horreur et invention merveilleuse. Il fallait à l’époque écrire vite et divertir un public, avide de sensation et d’exotisme et donc réunir dans un minimum d’espace, un maximum d’ingrédients, mais toujours avec une certaine habileté.

Avec cette thématique de la société secrète au nom si évocateur de « La pieuvre » l’auteur ne pouvait que satisfaire les inconditionnels que nous sommes en nous plongeant, l’espace d’une courte lecture, au cœur d’un roman original et plaisant à parcourir. Dans un final d’apocalypse où le héros préfère se tuer plutôt que de trahir son pays ; nul doute que se roman écrit au lendemain de la seconde guerre mondiale, était en quelque sorte un rappel à l’ordre sur les notions de loyauté et du don de soi.

Il serait également intéressant de chercher un peu les rapports que l’auteur entretenait avec nos copines à tentacules car en regard de sa bibliographie « La femme aux pieuvres », « L’aquarium de sang », « L’homme aux aquariums », « L’île aux pieuvres », « L’aquarium de jade »….il ne fait aucun doute qu’il en raffolait ou qu’il en avait une sainte horreur !

Un auteur au talent évident, qui toucha à de nombreux genres avec une aisance incomparable et dont la production, si elle n’est pas exempte de quelques scories, reste cependant très honorable en nous divertissant et nous faisant passer de merveilleux moments de lecture, ce qui déjà en soi n’est pas si mal en regard de son immense bibliographie : Un écrivain populaire dans le sens le plus noble du terme !

« La femme aux pieuvres » de Lionel ( Maurice Limat) S.E.G éditions du Diadéme, collection « Amour et Aventures.1949. Pas de nom d’illustrateur.

 

La belle et cruelle Damiexa



« Les Aventures du Nyctalope » de Jean De Le Hire : Illustration N°4

Pour cette deuxième saga du Nyctalope, notre héros va devoir affronter  son plus redoutable adversaire : « Lucifer » allias Glô Von Warteck. Possédant de prodigieuses facultés intellectuelles et des pouvoirs mentaux hors du commun, sa connaissance des sciences lui permettra en outre de construire un formidable amplificateur psychique qu’il compte bien utiliser pour devenir le maître du monde.

Probablement un des ennemis le plus redoutable de Léo Saint-Clair qui devra faire preuve d’une grande habileté afin de venir à bout de ce puissant esprit qui menace la suprématie du Nyctalope.

- « Lucifer » de Jean de La Hire. Editions Ferenczi. Collection « Les romans d’aventures »1ére série N° 10.1922. Couverture illustrée couleur par Gontran Ranson.

- « Nyctalope contre Lucifer » de Jean de La Hire. Editions Ferenczi. Collection « Les romans d’aventures »1ére série N° 11.1922. Couverture illustrée couleur.

Cette série est d’une grande fragilité, donc assez difficile à trouver ou alors en assez mauvais état.

 

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« Satanas :Les Drames de la T.S.F.Humaine » de Gabriel Bernard

Avec sa passionnante thématique sur la télépathie humaine créant par la même une sorte de « surhumain », les auteurs du « merveilleux scientifiques » s’illustrèrent en rédigeant quelques romans mémorables où cet extraordinaire moyen de « communication sans fil » fera preuve d’une grande innovation.

Après le mémorable « Spiridon le muet » de André Laurie (Éditions Rouff vers 1907 et publié à partir du Jeudi 6 Décembre 1906 dans la revue « Le Globe Trotter »), du roman de Michel Corday et André Couvreur « Le lynx » ( Éditions Pierre Lafitte 1911) en passant par le texte de Raoul Bigot « Nounlegos, l’homme qui lit dans les cerveaux » ( Parution en pré-originale dans la revue « Lecture pour tous de Janvier et Février 1919, puis en volume aux éditions Lafitte en 1921) il nous fallait finir ce bref tour d’horizon en terminant par le chef d’œuvre de Gabriel Bernard « Satanas » qui connu pas moins de trois éditions différentes.

Il s’agit d’une passionnante roman d’aventure conjecturale où il sera question entre autre d’une confrérie de télépathes (utilisant par greffe une espèce animale en forme d’étoile) dont le pouvoir d’un de ces membres n’est pas sans nous rappeler celui d’un certain Xavier, patron des « X men ».

Première édition :

- « Satanas » de Gabriel Bernard. Un seul volume. Éditions Ferenczi collection « Les grands romans ».1925.Illustré par Armengol.

Éditions en cinq volumes :

- « Les drames de la T.S.F.Humaine: Satanas, la comtesse Éléonore » de Gabriel Bernard Tome 1.Éditions Jules Tallandier collection du livre national.1931. Probable couverture de Maurice Toussaint

- « Les drames de la T.S.F.Humaine: Satanas, les chevaliers de l’étoile » de Gabriel Bernard Tome 2.Éditions Jules Tallandier collection du livre national.1931. Probable couverture de Maurice Toussaint

- « Les drames de la T.S.F.Humaine: Satanas, l’énigme du désert » de Gabriel Bernard Tome 3.Editions Jules Tallandier collection du livre national.1931. Probable couverture de Maurice Toussaint

- « Les drames de la T.S.F.Humaine: Satanas, la cité des prodiges » de Gabriel Bernard Tome 4.éditions Jules Tallandier collection du livre national.1931.Probable couverture de Maurice Toussaint

- « Les drames de la T.S.F.Humaine: Satanas, le secret de Patrice Oriel » de Gabriel Bernard Tome 5.Editions Jules Tallandier collection du livre national.1931. Probable couverture de Maurice Toussaint.

Cette série fut également éditée en un seul volume.

- « Satanas » Les sources scientifiques de Satanas, un grand problème humain: La T.S.F Humaine, « documents révélations, explications » de Gabriel Bernard. Éditions Tallandier 1932. . Probable couverture de Maurice Toussaint

Mais voici la présentation spectaculaire que nous en faisait l’éditeur, lors de sa sortie en volume en 1932 :

UNE GRANDE ENQUÊTE SCIENTIFIQUE

Une grande enquête de presse a été faite, il n’y a pas longtemps, auprès de nombreux savants éminents ; cette enquête soulevait un problème qui intéresse tout le monde : celui de la télépathie. Pouvons-nous, dans certaines conditions, communiquer par la pensée les uns avec les autres, comme des postes de T. S. F. ? En majorité, les savants consultés répondirent que non seulement ces communications à grande distance entre êtres humains étaient réelles, mais encore qu’ils admettaient la possibilité d’employer pratiquement dans l’avenir ces communication; par la pensée.

C’est ce qui explique la grande sensation produite par la première annonce du prodigieux roman :

SATANAS

Grand roman d’aventures, qui tient le lecteur haletant et où le mystère est traité avec cette maîtrise qui égale l’auteur aux plus grands romanciers français et étrangers. Certains personnages saut parvenus à se servir à volonté d’une faculté que nous possédons tous, mais que la plupart d’entra nous ne sont pas plus en état d’utiliser que les Grecs et les Romains, n’étaient en état d’utiliser l’énergie électrique qui, pourtant, existait dans la nature à cette époque comme aujourd’hui. Dans son roman SATANAS, Gabriel BERNARD a prévu l’emploi de l’énergie télépathique, comme Jules VERNE a prévu les sous-marin.,, les dirigeables, les Avions plus lourds que l’air, etc….

On peut dire que les éditeurs avaient le sens de l’accroche!

 

 

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« Le Boudoir Des Gorgones » N° 22 Vient De Paraître

Fidèle à son habitude , le « Boudoir des Gorgones » nous livre avec ce numéro 22 un exemplaire exceptionnel où, pour la deuxième fois, l’anticipation ancienne est à l’honneur.

Rien que des nouvelles inédites ou introuvables, alors n’hésitez pas, foncez…il n’y en aura pas pour tout le monde

Sommaire :

Dans les griffes de Sthéno:

«Prométhéa» de Jean Cotard (1932), un étonnante nouvelle de science-fiction mettant en scène… Dieu lui-même.

* «Jean Cotard» par P. Gontier.

«L’Inventeur» de Pierre Thibault (1911), récit d’anticipation souriante contenant de vraies idées conjecturales.

* «Pierre Thibault» par P. Gontier -

-« Fin de siècle- Obsession » de Godefroy (1892), une histoire en image qui ironise sur le modernisme fin-de-siècle, friand d’inventions domestiques.

* «Godefroy» par P. Gontier.

«Colonisons l’Europe !» d’Albert Robida (1904), illustration en images du fameux péril jaune, et notamment des conséquences de la colonisation de l’Europe par le Japon sur la vie quotidienne des nouveaux colonisés.

«Octave Béliard»(seconde partie) par Philippe Gontier, suite de l’étude bio-bibliographique consacrée à l’immortel auteur des Petits hommes de la pinède, inventeur du concept de terraformation.

Dans l’ombre d’Euryalé

«Le Chercheur de merveilleux» (les faits-divers insolites dans la presse).

- «Last but not least» (notes de lecture).

A commander à l’adresse suivante : « Le boudoir des Gorgones »

 



« Un Pionnier Du Roman D’anticipation » : Léon Groc

On ne présente plus Léon Groc et vous savez à quel point son œuvre influença non seulement mon goût pour le « merveilleux scientifique » mais fut d’un impact considérable sur tout un courant littéraire qui dans la première moitié du XXéme siècle développa sa propre identité dans ce vaste courant de la littérature populaire.

C’est la revue « Galaxie » première série qui successivement en Février 1956 et Septembre 1956, participera à l’éloge de ce brillant écrivain qui nous quitta le 19 juin 1956, en lui rendant un hommage par la publication de sa toute dernière nouvelle « Le suprême exode » ainsi qu’un petit article, résumant sa passionnante carrière d’écrivain.

Les éditions « Les moutons électriques » viennent également d’avoir le bon goût ( une constante chez cet éditeur) de rééditer il y a quelques mois, un fort gros volume reprenant les trois romans les plus originaux de cet auteur: « La Cité des Ténèbres et autres voyages excentriques» .

Je vous recommande également le « petit coup de projecteur » fait sur l’auteur dans le N°13 de la revue « Quinzinzinzili » avec deux excellents articles: « Imaginaire scientifique et morale petite-bourgeoise » par Jean-Guillaume Lanuque et un texte de Groc lui même intitulé « Le pays de l’ouest est-il la patrie du Mystère? »

Gageons par cette preuve de respect et d’attachement pour toute une période immensément productive de l’imaginaire Français, qu’une telle initiative parviendra à se rallier les faveurs d’un jeune public qui je l’espère, développera une certaine curiosité à découvrir toute un panel d’écrivains certes anciens, mais dont le talent ne fait aucun doute.

Vous trouverez ci-joint l’intégralité de l’hommage fait à Mr Léon Groc lors de sa disparition.

 

Un pionnier du roman d’anticipation : Léon Groc

« Léon Groc n’est plus ! Son nom était familier à tous nos lecteurs, puisque Galaxie a publié des récits de lui : récemment, « Le Suprême Exode ». Servi par une imagination fertile, Léon Groc aura utilement contribué au développement du roman d’anticipation. Il y apporta maintes idées originales, hardies; et, très averti du mouvement scientifique, il eut des intuitions extraordinaires.

Après avoir préparé Polytechnique, où il avait été admis parmi les tout premiers candidats, il avait commencé, avant 1914, une double carrière de journaliste et d’homme de lettres. Ses premiers romans furent : « Ville hantée », « L’Autobus évanoui ». Il dut interrompre ses travaux pour prendre l’uniforme, et fut un combattant courageux.

Nous le retrouvons, en 1919, attaché à « l’Intransigeant » et à « la Journée Industrielle ». Dans le premier de ces journaux allaient paraître quelques-uns de ses romans les plus sensationnels : « On a volé la Tour Eiffel », « Le bourreau fantôme », etc…

Par ailleurs, Léon Groc obtenait le Grand Prix du Public pour « L’aventure sentimentale de Maurice Louviers ». Juste vingt ans avant Hiroshima, il publia « Le chasseur de chimères, roman atomique » où est décrite une explosion par désintégration nucléaire.

Ce livre est l’une de ses meilleures réussites, mais il convient de citer également bien d’autres titres : « La révolte des pierres », « La fuite du radium », « La planète de cristal », « Le maître du soleil ». Mme Léon Groc, également romancière et journaliste de talent (sous le nom de Jacqueline Zorn), devint ensuite sa collaboratrice pour les très remarquables récits que sont « L’univers vagabond », « L’émetteur inconnu ».

Mais rappelons que le talent de Léon Groc ne se limitait pas au genre (qui nous intéresse particulièrement ici) de l’anticipation. Dans le domaine, assez proche, du roman policier, il donna « Le disparu de l’ascenseur », « La maison des morts étranges », etc.. Il s’essaya aussi dans le genre historique (« Reine de théâtre », « Maîtresses d’empereurs », « Histoire de la célèbre Mlle Georges »), et il nous a laissé une belle étude sur l’Ile-de- France.

Disons encore que Léon Groc, qui était officier de la Légion d’honneur, fut chef des informations (avant la seconde guerre mondiale) au « Petit Parisien » ; puis, ces dernières années, au  « Figaro ».

Avec lui disparaît un grand travailleur, un homme digne et bon, un modèle de confraternité. Tous ceux qui l’ont connu sont profondément affligés de sa mort. Nous la déplorons avec une peine particulièrement vive, tout en nous associant à la profonde douleur de Mme Léon Groc. »

 

La toute dernière nouvelle d’anticipation de l’auteur, suivi quelques mois après par un hommage bien mérité!

  leongroc1 dans les auteurs et leurs oeuvres



« Jean de la Hire » : Le Grand Retour Chez Rivière Blanche!

Pour les amateurs de Jean de la Hire et les autres curieux, avides de découvrir un singulier personnage de l’aventure conjecturale, je voudrais rappeler la sortie de l’excellent ouvrage de Emmanuel Gorlier: « Nyctalope l’univers extravagant de Jean de La Hire » chez l’éditeur « Rivière Blanche »,certainement l’éditeur de référence dans le domaine de l’imaginaire. Une somme de renseignements concernant la chronologie des aventures de Léo Saint- Clair, sa biographie, une fiche de chaque personnage, un résumé critique de ses aventures… et une foule d’autres éléments en rapport avec le cycle.

De nombreux documents viennent compléter cet ouvrage passionnant dont une nouvelle totalement inédite « L’enfant perdu ». Quelques reproductions en N&B des couvertures d’origine agrémentent les pages de cette étude. Avec la toute récente parution chez le même éditeur d’un copieux volume « Nyctalope contre Lucifer » (Une incroyable aventure ou le Nyctalope va affronter le redoutable Baron von Glô Warteck, dit « Lucifer ») les inconditionnels de cet auteur ne peuvent que se réjouir devant une telle initiative. Cette réédition inespérée pourra en outre faire découvrir à un tout nouveau public tout le potentiel et l’originalité d’une littérature hélas tombée en désuétude mais qui conserve bien des décennies après tout son intérêt par la grande originalité de ses thématiques.

Premier grand super héros de la littérature populaire Française, un singulier personnage à (re) découvrir, dans une œuvre qui n’est certes pas exempte de défauts, mais qui nous prouve toute la vigueur et le dynamisme de la littérature populaire de cette époque.

Les illustrations de Denis Rodier qui ornent les deux volumes sont de plus magnifiques, ce qui ne gâche rien à l’achat de ses deux volumes indispensables et souhaitons que l’éditeur maintiendra ses ambitions éditoriales en nous proposant d’autres aventures de ce fascinant justicier….La malle aux trésors de cette époque est pleine à craquer et bien d’autres merveilles restent encore à découvrir!

 

inyctalope dans la vieille anticipation en librairie

 

 

 

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« Micromegas » Une Réédition Inespérée de L’étude de Régis Messac

Faisant suite au précédent article sur la thématique des univers microscopiques, je ne peux que vous conseiller de faire l’acquisition de la réédition de l’ouvrage de Régis Messac « Micromégas » paru à l’origine en 1936 chez « La Laborieuse » et devenu introuvable depuis.

Fort heureusement Olivier Messac, dans un souci d’exhumer et de faire connaître au public le travail de précurseur qu’effectua son grand-père, participe à la réhabilitation de toute son œuvre via une passionnante revue « Quinzinzinzili » et les éditons « Ex Nihilo ». Il vous sera donc possible de (re)découvrir, petits chanceux que vous êtes, non seulement cette incontournable étude « Micromégas », de l’homme face au « très grand et du très petit », mais de vous replonger dans « Les premières utopies », « Les romans de l’homme singe », sans oublier ses célèbres romans devenus introuvables : « Le miroir flexible», « La cité des asphyxiés », « Valcrétin »,« Quinzinzinzili »(éditions de L’arbre vengeur) ou encore « Le détective novel et l’influence de la pensée scientifique » (éditions Encrage).

Une œuvre dense et immensément riche, aux thématiques audacieuses et qui faillirent, sans l’intervention inespérée de tout un groupe de passionnés, non pas tomber dans l’oubli, car la mémoire autour de Régis Messac reste toujours aussi vive, mais ne s’adresser car une rare minorité de collectionneurs ayant la chance d’en posséder quelques fragments.

Je ne peux donc que vous encourager à faire l’acquisition sans plus tarder de toute cette somme d’informations qui demeure après plusieurs décennies à la fois incontournable et indispensable à tout amateur et curieux qui se respecte.

Note de l’éditeur au sujet de Micromégas :

« Avec Micromégas, écrit en 1935, Régis Messac se consacre à l’étude des œuvres littéraires traitant de l’homme en face du très grand et du très petit, de l’homme qui change de dimensions sans cesser d’être un être humain. De Platon aux magazines anglais de la première moitié du xxe siècle, de Lamartine à Jules Lermina, aucun aspect de la question n’est abordé sans être mis en relation avec le développement de la science et l’évolution des théories scientifiques. À travers son étude, Messac nous révèle la cohorte d’idées fausses qu’emmagasine ou que véhicule le roman scientifique, notamment à propos du changement d’échelle qui bouleverse la structure des lois physiques. Cette littérature n’est en fait que de pure fantaisie. Notre organisation est liée à nos dimensions ; il ne peut y avoir d’homme de la taille d’une fourmi ni de fourmi de la taille d’un homme. Messac, cependant, fait une distinction entre deux catégories d’auteurs : ceux qui laissent se développer leur imagination au gré de la science, et ceux qui, comme Rabelais, Swift, Voltaire ou Wells utilisent le genre comme un artifice qui leur permet d’exposer des idées hardies. Comme la plupart des travaux de Messac, cette histoire d’un genre littéraire est aussi captivante que les meilleurs ouvrages de littérature scientifique. »

« Micromegas » de Régis Messac. Editions Ex Nihilo.2008

 

 

 

 



Dossier Illustrations : « Les aventures du Nyctalope » de Jean de la Hire N°3

Pour celles ou ceux qui n’ont pas la chance de posséder les éditions originales, il leur reste toujours la possibilité de se rabattre sur les rééditions de Chez Jaeger. Malheureusement les textes sont tronqués, amputés, massacrés…même certains titres sont modifiés.

Ne reste que les magnifiques couvertures de Brantome pour conférer un semblant d’intérêt à une collection vouée également à disparaître des étagères des bouquinistes, ou alors à des prix prohibitifs !

« Le secret des XII, Grand roman d’aventures interplanétaires » première partie. Par Jean de la Hire. Editions André Jaeger. Collection « Fantastic » N°8.1954.

« Les conquérants de Mars, Roman d’anticipation interplanétaire » Par Jean de la Hire. Editions André Jaeger. Collection « Fantastic » N°9.1954. Rien sur la couverture ne laisse supposer que nous sommes en présence de la suite du premier volume. Seul un prologue en première page fera le lien avec le « Mystère des XII »

Dossier Illustrations :   lesconqurantsdemars dans Dossier Illustrations



Dossier Illustrations : « Les Aventures Du Nyctalope » de Jean de la Hire. N°2

Suite et fin des aventures de la confrérie des XV, dirigée par Oxus, sur la planète Mars. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître, ces deux romans ne manquent pas d’originalité et se démarquent très largement de la production de l’époque.

« Le mystère des XV » Deuxième partie « Le triomphe de l’amour ». Éditions Ferenczi, collection « Les romans d’aventures » N°9.1922. Couverture illustrée couleur par Gontran Ranson

 

Dossier Illustrations :



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