« Les Larmes De Dieu » de Kühnelt-Leddihn

Posté le 19 novembre 2011

« La terre est maintenant partagée entre seulement deux grandes puissances : d’un côté l’Eurasie soviétisée, de l’autre les océans et les Amériques aux mains des puissances catholiques. Le pape, chassé de Rome, s’est transplanté à San Francisco, dans un NéoVatican d’où il gouverne âmes et peuples au sommet d’une théocratie hiérarchisée. Quelques jeunes Américains que cette ambiance étouffe et qui prêtent trop juvénilement l’oreille aux récits des beautés du régime eurasien, s’évadent, traversent les mers et changent de patrie. Gulian, le héros de cet ouvrage rencontre un jour, dans une Maison d’état vouée à la Procréation, une vraie jeune fille poussée là par le Commissaire à la Natalité. Il s’attache à elle et, sous l’épreuve de l’amour, tous deux découvrent l’existence, bien sûr niée par tous, du cœur, de l’âme et… de Dieu. Oulian redevient chrétien et dans une scène grandiose, en pleine forêt, il baptise la jeune tille et l’épouse devant Dieu. Plus tard, la jeune femme meurt en couches, victime d’une expérience désinvolte d’un médecin aberrant et impuni. Oulian, veuf, rejoint les rangs de l’église clandestine qui se reconstitue lentement après la destruction eurasienne, se fait ordonner prêtre, anime de sa foi et de son courage ces chrétiens qui aiment, souffrent et jamais ne désespèrent, et finalement, dénoncé, meurt livré aux machines d’équarrissage et d’ « utilisation », ces bêtes apocalyptiques des âges modernes, comme les premiers chrétiens étaient livrés aux bêtes du cirque. »

 « Les larmes de dieu » de Kühnelt-Leddihn. Éditions des Deux Rives .1952.

 

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