« Le Rayon Infernal » De Felix Celval

Posté le 22 mai 2012

 

« Le rayon infernal » de Félix Celval . Edition F.Rouff, collection « Romans pour la jeunesse ».Fascicule illustré couleur.1935

 

Alors qu’une guerre menace la France, Marcel Cardan ingénieur et inventeur, se rend  au ministre de la guerre afin de proposer une arme redoutable: Le rayon de la mort !

Il s’agit d’un faisceau invisible pouvant à des distances incroyables stopper les moteurs de tout types, avions, tanks, bateaux. Hélas personne ne semble vouloir accorder le moindre crédit à l’invention extraordinaire de ce jeune rêveur, d’autant plus qu’un riche industriel de l’armement, « Fulgur » vient quant à lui proposer toute une panoplie d’armes meurtrières et peu onéreuses. Fort heureusement la menace de tempête s’éloigne, les voies diplomatiques parviennent une fois de plus à calmer les ardeurs des plus belligérants. Cependant, le sinistre Fulgur ayant eu vent de l’invention de Cardan, lui propose d’acheter sa découverte contre une forte somme d’argent. L’ingénieur, certes peu cupide mais pas stupide suspecte le sinistre gredin d’une alliance secrète entre cette compagnie d’armement et une puissance étrangère. Il refuse catégoriquement.

Ne perdant pas courage sur le destin de sa prodigieuse invention, il est alors temps pour lui de songer à équiper les quelques appareils de sa petite compagnie aérienne en vue d’une démonstration en règle. Pour l’occasion, il sera aidé par un assistant malicieux du nom de Zanzi et virtuose de la mécanique ainsi que d’une charmante personne, Giselle secrétaire de Fulgur qui n’hésite pas à fournir de nombreux renseignements concernant son patron car bien évidemment amoureuse du beau Marcel : Rien de pire qu’une bluette dans le domaine de l’espionnage industriel !

 La réussite semble assurée, hélas coup de théâtre, la secrétaire est enlevée, Marcel disparaît et avec sur lui une partie des plans du rayon de la mort et pour clore le tout, histoire d’en rajouter un peu plus, son usine avec les appareils de démonstration est détruite.

Par la suite, jouant la carte du sentimentalisme, Fulgur le fourbe engagera alors Zanzi en lui expliquant avec une incroyable astuce, l’intérêt de poursuivre l’œuvre de son ami sans oublier que tout l’honneur des résultats reviendrait de plein droit à la mémoire de son inventeur. Bien sûr, l’industriel ne possédant qu’une partie des plans dérobés il lui faut pour mener à bien ses projets et ce malgré laide d’un savant Letton (quelle drôle d’idée),Boris Horlevitz, l’assistance du mécano du célèbre inventeur.

Le jour des essais en présence des officiels arrive. Les masques tombent : Horlevitz n’est autre que Cardan, la nouvelle secrétaire de Fulgur si laide, mais tellement efficace vous l’avez deviné est effectivement Giselle. La vengeance sera redoutable! Pour en finir définitivement avec toute l’organisation de l’infâme traître trafiquant avec des pays voisins, Cardan équipe secrètement les appareils de démonstration avec sa toute nouvelle invention: Le « radiardant ». Il s’agit d’un autre puissant rayon pouvant tout incendier à son contact.

Le roman se termine dans une apocalypse de feu et de sang, opposant le « radiardant » à l’artillerie lourde de Fulgur. La victoire ne faisant aucun doute, tans pis pour la délégation officielle, tout finira par la consécration du père du « rayon de la mort » héros national qui épousera Lucienne Morand sur fond de légion d’honneur. La France peut, une fois de plus dormir sur ses deux oreilles.

Quel drôle de petit roman, très court mais plein de rebondissements. Toutes les ficelles du roman d’aventures de l’époque y sont utilisées (sexe, mensonges et beau héros…). Mais ici, elles seront des plus efficaces, certes parfois énormes mais toujours amusantes. Les noms des inventions sont également au top des innovations les plus utilisées dans ce type de littérature : « Rayon de la mort » « Radiardant » sans oublier, petit détail amusant, le très célèbre patronyme: « Fulgur »! Personnellement je préfère celui de la bande à Brasillach qui est tout de même plus sympathique (mon cote patriotique). Par contre ce rayon à arrêter les moteurs change un peu du classique rayon faisant exploser la poudre à distance et nous imaginons la tête des aviateurs privés de leur moyen de propulsion. Encore un mot pour terminer.Dans le roman de Celval, la nationalité pour laquelle travaille le traître français n’est pas précisée, ni jaune belliqueux, ni sale boche, ni sale nègre. Et bien Mr Celval, aurait-on oublié la meilleure ficelle des romans d’aventure de l’époque: la xénophobie….??

 

 

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