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« L’avion Fantôme » de Luc D’Harcourt

Posté le 31 mai 2012

« L’avion fantôme » de Luc D’Harcourt. Editions de l’essor.1942

 

Le monde de l’aviation est en émoi…Depuis quelque temps en effet de nombreux aviateurs disparaissent sans laisser de traces. Le produit du hasard, une malédiction ? Tous se volatilisent de la plus mystérieuse des façons. Un jour pourtant un message des plus stupéfiant se fait entendre sur la radio nationale. Un des infortunés pilote a envoyé un message, il s’agit du Norvégien Hans Norch, affirmant qu’il allait bien, qu’il se trouvait à un endroit qu’il lui était impossible pour le moment de révéler et que bientôt, il retournerait parmi les siens, porteur d’une importante nouvelle.

De son coté Allain Marvent, jeune et fougueux inventeur et pilote hors pair, décide en compagnie de son mécanicien Bob Claes et de son second et ami Robert Fournier, de joindre Buenos Aires au commande d’un appareil des plus révolutionnaire. Mais le voyage ne se passe pas comme prévu et sont forcés par une mystérieuse panne, de se « poser » en plein océan Atlantique. Après avoir embarqué dans un canot de sauvetage, fort heureusement le groupe est récupéré au bout de quelques jours par un sauveteur des plus inattendu. Inconscient au moment des faits, ils se réveillent dans une étrange structure qui n’est autre que le repère sous-marin du professeur Natzen : « Ile d’or »

Ce génial inventeur est un philanthrope ne voulant que le bien de l’humanité et lorsqu’il construisit cette forteresse sous les flots, il ne se doutait pas que son plus fidèle assistant ourdissait dans l’ombre un plan machiavélique. A peine remis de leurs émotions notre trio se trouve ainsi devant le maître des lieux qui leur propose un bien étrange marché. S’ils acceptent de l’aider dans sa lourde tache, il leur promet de les libérer et de les rendre à celles et ceux qu’ils aiment. Le projet du professeur est tellement grandiose qu’ils n’hésitent pas un seul instant. La visite de cette merveille technologique peut alors commencer, en compagnie d’un invité surprise, Hans Norch qui fut lui aussi secouru il y a quelques semaines par ce généreux scientifique. Bien évidemment Natzen est accompagné de sa fille qui n’a d’yeux que pour le beau et ténébreux Allain.

Il leur explique que lorsqu’il a « mystérieusement » disparu il y a quelques années avec sa fille, c’était pour mette à l’abri des convoitise, sa toute dernière et géniale invention. Il s’est donc installé dans cette « retraite inaccessible des hommes » afin de mettre à projet une formidable entreprise, celle de récupérer le plus grand nombre possible de trésors sous-marins. Pour cela il fit construire divers appareils de plongée  avec un alliage léger et très résistant de son invention le « Ferro-electrum ». Sorte de tanks aquatiques, d’une grande maniabilité, ils peuvent intervenir à des profondeurs incroyables. Cette panoplie des plus innovante se complète avec un équipement de scaphandres spéciaux pouvant eux aussi résister à de grandes pressions. Mais le « clou » de cette cité sous la mer est sans nul doute ce qu’il appelle « ses chevaux de bataille »  deux engins volants équipés chacun d’un turbo moteur alimenté par décomposition « intra-atomique » et capables de voler à 1300 Kms/h à une altitude de 18000 mètres. Le plus grand des appareil peut emporter à son bord une cloche sous marine pouvant être larguée au dessus de la mer afin d’intervenir si besoin est, de manière plus rapide et efficace.

Toute cette structure étant la convoitise d’un ennemi redoutable et impitoyable, un puissant système de radar protége l’ensemble du territoire et de redoutables canons électriques sont disposés en batterie, prêts à intervenir dans les plus brefs délais. Car cette technologie, comme nous le précision au début, est source de convoitises de l’ingénieur avec lequel il a collaboré sur ce chantier colossal. Un jour en effet, cet « ami » fidèle, las de récupérer des trésors pour en faire profiter des œuvres caritatives et les ambitions personnelles de Natzen,  s’est enfui à bord d’un de ses tanks, avec la totalité des richesses accumulées et a construit sa propre base sous marine avec toute une bande de gibiers de potence et de malheureux naufragés. Inventeur de son coté d’un rayon capable d’immobiliser les moteurs des avions et des bateaux, il ne lui restait plus qu’à faire prisonnier les malheureuses victimes et de les exploiter sous de viles menaces. D’où la mésaventure de nos héros qui furent par miracle récupérés par le « bon » coté de la, force…

Va s’en suivre une lutte de pouvoir avec combats au fond des océans, Robert Fournier sera capturé par le fourbe ingénieur mais sauvé par son ami Allain suite à une manœuvre d’infiltration dans la forteresse adverse, des plus audacieuse. Sur place, le pilote va se faire un allié précieux, qui lui permettra de s’évader à son tour, non sans avoir préparé un plan de destruction de cette antre du mal et de la perversion. Au final, après un expédition de retour assez mouvementée ou nous assisterons à un combat avec une pieuvre géante, bizarre comme idées non…, tout le monde se retrouve sain et sauf dans la fameuse « Ile d’or ». Nantzen conscient qu’un telle technologie est beaucoup trop dangereuse pour une humanité cupide et destructrice, préfère détruire le travail de toute une vie, non sans avoir donné la possibilité à nos captifs volontaires de quitter son repère à bord de l’un de ses appareils et d’avoir accordé la main de sa fille à cet homme si courageux. Lui, préfère retourner à l’anonymat, de toute façon tout le monde le croit mort et comme cadeau d’adieu cède à notre intrépide équipée deux coffres contenant une fortune en or et pierres précieuses des plus confortables.

Comme quoi, tous les savants ne sont pas des êtres malfaisants et méprisables.

 

Une histoire des plus classique avec, une fois n’est pas coutume, un « gentil » savant et un projet des plus ambitieux, celui de récupérer les trésors engloutis sous la mer. La science au service d’un chercheur de trésor, voilà une idée pas banale. Cette thématique d’une forteresse sous marine construite à un telle profondeur afin d’échapper à la convoitise des hommes, me rappelle un peu un autre roman de Jean Bonnery « Les chercheurs de trésors » analysé sur ce blog, sauf que le savant de cette histoire avait des intentions plus belliqueuses, à l’image de l’ingénieur ami de Nantzen qui retourna sa veste à des fins plus personnelles. Le plus drôle dans cette histoire, c’est que le titre du roman de Luc D’Harcourt « L’avion fantôme » est un peu usurpé, car ici point d’appareil « fantôme », si ce n’est l’une des inventions du professeur et dont la fonction est assez clairement définie, mais en aucun cas ne venant hanter les immensités de l’océan. Probablement un titre accrocheur afin d’attirer un jeune public en mal de sensations fortes.

Cet éditeur Belge publia au moins deux autres titres relevant de notre domaine :

- « La prison sous l’océan » de R.H.Jacquart

- « Le pharaon des Andes » de Florent Vollois

 

 

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