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« Le Fer Qui Meurt » de Raoul Bigot

Posté le 2 mars 2015

 

Devant le soudain effondrement de la puissance allemande, qui n’a eu l’impression d un résultat foudroyant dû à quelque cause inconnue de nous ? C’est cette impression qu’a su rendre d’une façon singulièrement saisissante l’auteur de cette curieuse nouvelle — à la fois merveilleuse et scientifique — qui reçoit de la catastrophe allemande une étrange valeur de symbole.

« C’était bien une idée géniale qu’il avait eue en provoquant, par un phénomène nouveau d’or­dre électrique, ce qu’il appelait « la maladie moléculaire du fer ». Sous le choc d’une onde spéciale, le fer, l’acier, la fonte prenaient un mouvement vibratoire, intime, car rien ne le décelait au début, qui provoquait une fragilité extrême du métal; celui-ci, sous l’effet des efforts auxquels il était soumis, se rompait; la désinté­gration continuant par le fait de l’annihilation de l’attraction moléculaire, le fer se réduisait en poussière. Et la chose inouïe, c’est que la maladie était éminemment contagieuse; la vibration se transmettait avec une vi­tesse si réduite qu’il était difficile de l’expliquer scientifiquement, mais elle se transmettait d’une pièce à une autre, même lorsqu’il n’ y avait entre elles qu’un contact insignifiant. »

Extrait du « Fer qui meurt » de Raoul Bigot dans la revue « Lecture pour tous » du 15 Décembre 1918. En plein conflit avec l’Allemagne le Lieutenant Jacques découvre un procédé infaillible pour stopper net la guerre…mais si ce n’était qu’un rêve ?

Bientôt la nouvelle intégrale « Sur l’autre face du monde »

 

le fer qui meurt

Illustration de Lelong

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