Ouvrage tiré à compte d’auteur et d’après une lettre trouvé à l’intérieur de l’ouvrage le coupable de cette fantaisie est un vétérinaire, cela n’apporte pas grand chose à l’histoire mais sait-on jamais!
« Lorsque le professeur Véga, spécialiste des mondes souterrains, vit apparaître peu à peu, le plan d’un sanctuaire troglodyte oublié, il eut enfin la confirmation de ses espérances. Les vieux parchemins ne mentaient pas! Ce n’était point une légende! La « Cité Souterraine Interdite » existait bien !
Chaque être s’accroche à un rêve et le transforme en but pour son existence. Mais le jour où l’évidence de l’inaccessibilité de celui-ci vous frappe en pleine figure, il ne reste plus qu’à abandonner ou bien à vivre dans un monde virtuel à la quête d’une chimère.
Le professeur Véga décida d’agir, quitte à perdre ce qu’il avait de plus cher, car son existence ne pouvait plus rester en suspens.
Alors, comme lui, enfilez vos bottes, vissez un chapeau de cuir sur votre tête et partez à la recherche de la Cité Souterraine Interdite en parcourant ce roman. »
Le volume est accompagné d’illustrations du XIXéme siècle. Une curiosité à rajouter à la monumentale encyclopédie des terres creuses de l’ami Guy et Joseph
« Qui aurait crû que cette grotte sous-marine, au milieu de la rivière, était une « faille spatio-temporelle » donnant accès à … l’an-8000 ?
Sûrement pas Joël ! Ni Jean-Claude, son ami d’enfance. Précipités dans ce monde de villes souterraines et tentaculaires, ils fuient vers les étoiles avec l’aide de Guntr et d’Enila, et grâce à un vieux cosmonef oublié dans un musée.
Leur vaisseau échoue sur l’étrange planète Eter. où les attend celui qui, depuis le début, tire toutes les ficelles de ce fabuleux voyage à travers l’espace et le Temps .. . »
Éditions Magnard « collection Fantasia ». Illustrations de Jean Revelin 1977
Auteur populaire prolifique, Guy de Teramond pseudonyme de François Gautier, sera surtout remarqué par notre « communauté » par un brillant ouvrage, foisonnant en inventions et en idées toutes plus géniales les unes que les autres : « L’homme qui peut tout » réédité sous le titre « Le miracle du professeur Wolmar » (dont il existe une rare édition illustrée). Un must du genre dont il faudra un jour reparler, une histoire de savant fou dont les rêves démesurés n’ont aucune limite : il se propose de modifier le monde et de le remodeler selon son bon vouloir, en une terre de paix et de prospérité. Dans ses folles ambitions, il envisage la colonisation d’autres planètes, l’arrêt de l’axe de rotation du globe et l’utilisation de ce dernier comme engin spatial. Il a le pouvoir de transmuter le métal le plus précieux en une chose sans valeur, il est l’homme qui peut tout, celui qui ne possède aucune limite……
Non content de nous avoir « offert » cette pépite du genre, l’auteur reprendra sa plume féconde et conjecturale pour au moins deux autres romans assez surprenants : « Ravengar » (thème de l’invisibilité) et « L’homme qui voit à travers les murailles » ( Un homme « victime » du radium se découvre cet étrange pouvoir, une vision qui traverse la matière).
Volumes édités chez le mythique éditeur « Frenczi » (même format que sa célèbre collection « Les romans d’aventures », magnifiquement illustrés par Armengol). Ferenczi lui fit l’honneur de lui attribuer sa propre collection « Les romans de Guy De Teramond », comportant au moins 15 volumes, dont quatre conjecturaux (« Ravengar », « Le secret du sous-marin tome 1 la fille du savant », « Le secret du sous-marin tome 2, Bertha l’espionne)», « L’homme qui voit à travers les murailles ».
Ce dernier titre fut réédité aux éditions S.E.T collection « Les meilleurs romans populaires » en 1928, sous une couverture moins explicite.
« L’homme qui voit à travers les muraille » éditions Ferenczi « Les romans de Guy De Teramond » N° 14.1923.Couverture de Armengol
Citons également une série de 25 fascicules, fortement conjecturale et intitulée « 20 000 Lieues à travers le monde » parue aux éditions Ferenczi entre 1923 et 1924 et qui sera par la suite réédité en une seul volume en 1925
1. Un vieux savant
2. La conquête du pôle
3. Le royaume des pieuvres
4. Le Bouddha qui parle
5. Chez les nains
6. Les Galions de Vigo
7. Prisonnier chez les fous
8. Au pays des fakirs
9. Un voyage au centre de la Terre
10. L’île des perroquets
11. L’Atlantide
12. L’île de Laputa
13. La Télépathie sans fil
14. L’avion sans pilote
15. Le Grand serpent de mer
16. Au milieu des vampires
17. A la recherche du Plésiosaure
18. L’île aux pavots
19. Aventures de 3 boches
20. Un voyage accidenté sur l’océan
21. Prisonniers des boches
22. Perdus sur l’Amazone
23. La grotte aux squelettes
24. Au pays des géants
25. Le mystère de l’homme tatoué
Pour les aficionados, amoureux de la littérature policière,une autre fameuse collection lui sera également attribuée sous le titre « Les dossiers secrets de la police » dont les dix titres et les couvertures assez « tape à l’œil », tirent vers le morbide
1 La cave aux lépreux
2 Le faiseur de monstres
3 Les voleurs de cadavres
4 La maison des poisons
5 La femme coupée en morceaux
6 Le crime du docteur
7 La madone des smokings
8 Le bar des servantes rousses
9 L’espionne aux pieds nus
10 Allo… Danton, Police…
Les romans de Guy de Teramond éditions Ferenczi :
1) Le mystère de la double croix
2) La fiancée de la secte noire
3) Globe-trotter par amour
4) La belle Cynthia:la courtisane
5) La belle Cynthia:mère et fille
6) Danaé:dans les griffes de l’amour
7) Danaé:haine et passion
8.) Ravengar
9) Le secret du sous-marin: La fille du savant
10) Le secret du sous-marin: Bertha l’espionne
11) La maison de la haine
12) Le secret de la Du Barry: Les amours d’une modiste
13) Le secret de le Du Barry: L’enfant de la favorite
14) L’homme qui voit à travers les murailles
15) La belle Diane (annoncé)
Devant le soudain effondrement de la puissance allemande, qui n’a eu l’impression d un résultat foudroyant dû à quelque cause inconnue de nous ? C’est cette impression qu’a su rendre d’une façon singulièrement saisissante l’auteur de cette curieuse nouvelle — à la fois merveilleuse et scientifique — qui reçoit de la catastrophe allemande une étrange valeur de symbole.
« C’était bien une idée géniale qu’il avait eue en provoquant, par un phénomène nouveau d’ordre électrique, ce qu’il appelait « la maladie moléculaire du fer ». Sous le choc d’une onde spéciale, le fer, l’acier, la fonte prenaient un mouvement vibratoire, intime, car rien ne le décelait au début, qui provoquait une fragilité extrême du métal; celui-ci, sous l’effet des efforts auxquels il était soumis, se rompait; la désintégration continuant par le fait de l’annihilation de l’attraction moléculaire, le fer se réduisait en poussière. Et la chose inouïe, c’est que la maladie était éminemment contagieuse; la vibration se transmettait avec une vitesse si réduite qu’il était difficile de l’expliquer scientifiquement, mais elle se transmettait d’une pièce à une autre, même lorsqu’il n’ y avait entre elles qu’un contact insignifiant. »
Extrait du « Fer qui meurt » de Raoul Bigot dans la revue « Lecture pour tous » du 15 Décembre 1918. En plein conflit avec l’Allemagne le Lieutenant Jacques découvre un procédé infaillible pour stopper net la guerre…mais si ce n’était qu’un rêve ?
Bientôt la nouvelle intégrale « Sur l’autre face du monde »
Illustration de Lelong
Vient de paraitre depuis un mois cette rareté concocté par Viktoriya et Patrice Lajoye aux éditions Lingva, une toute jeune maison d’édition qui compte sur son catalogue un autre ouvrage de nouvelles conjecturales de Vladimir Odoievski « La cité sans nom ». Spécialistes de la littérature Russe, nul doute que ce couple énergique nous réservera dans l’avenir d’autres belles surprises en nous proposant d’autres textes rares d’anticipation ancienne
« Un savant a découvert, avec ses disciples, une forme géante du plasmodium – le protozoaire responsable du paludisme – qui agit comme une sorte de moisissure : grâce à son haut pouvoir décomposant, il peut engraisser les sols, les réchauffer, et ainsi permettre les cultures en climat froid. Un des disciples, Yakov Siline, aime la fille de ce professeur, mais cet amour n’est pas réciproque. Or on découvre un jour que la fille a disparu, ainsi que Siline.
Plus tard, on apprend que dans la mer de Behring, les bateaux qui rentrent au port sont couverts d’une moisissure dangereuse. Ils sont complètement pourris. En mer, les poissons flottent le ventre à l’air, morts. La substance en question a une action qui ressemble à celle du plasmodium que le savant a découvert.
Aussi décide-t-on de monter une expédition, dirigée par le professeur et un autre disciple, Samoïlov, lui aussi amoureux de la fille. Tous pensent que Siline est responsable de l’enlèvement, mais qu’il a aussi volé du plasmodium et commencé à s’en servir.
Après bien des péripéties, ils finissent par rencontrer des gens qui leur permettent de comprendre que Siline est bien à l’origine de la chose. Ils retrouvent son brig, Le Terreur, avec à bord son équipage… »