Une Encyclopédie des Détectives de L’occulte!

Posté le 2 juillet 2026

Lorsqu’au début des années 80 en parcourant les deux numéros spéciaux de la revue “Le Fulmar” j’ai découvert avec étonnement cette nouvelle branche de la littérature fantastique que sont Les détectives des ténèbres”, j’ai reçu un choc terrible car je pris conscience qu’il existait une branche de la littérature de genre combinant policier et fantastique. A l’époque François Ducos les avait nommés “Détectives de l’incroyable” mais il faut dire que depuis, bien de l’eau du styx à coulé sous les ponts et qu’ils soient des ténèbres ou  de l’occulte nul doute qu’ils sont en tous points incroyables!

Cette revue donc m’avait donné la possibilité de lire enfin un des fascicules des célèbres aventures du Sâr Dubnotal que je ne connaissais que de réputation, l’accessibilité des Harry Dickson étant plus évidente avec la réédition chez Marabout, et surtout de rencontrer celui qui deviendra un peu mon mentor, mon petit favori, Teddy Verano dont il nous a été possible d’avoir une intégrale dans la défunte édition des Moutons Électriques.

Pourtant, en y regardant de plus près, un autre éditeur s’était également penché sur ce que Jean-Pierre Moumon avait qualifié de “Tarte à la crème” de la littérature fantastique ( il publia une nouvelle dans sa revue “Antares” consacrée au genre), puisque la très célèbre et unique collection Néo avait publiée en 1982 un fort beau volume des aventures de Carnacki de William Hope Hodgson sous le titre de “Carnacki et les fantômes”

Ce nouveau genre à tellement eu d’impact sur moi que je n’ai eu de cesse depuis lors de traquer ces redoutables chasseurs de spectres et d’ectoplasmes en tous genres et s’il fut au début plus catégorisé comme une passade qui à l’image du courant Steampunk finirait par s’étioler, il est devenu au fils des décennies un genre bien à part, reconnu par les amateurs et quelque part sacralisé sur le petit écran avec des séries comme X Files et bien avant par Les enquêtes de Carl Kolchak.

Pour tout vous dire , j’ai consacré 7 bonnes étagères à cette “nouvelle” lubie mais il manquait à tout cela un ouvrage de référence qui nous permettrait de recenser un peu ce joyeux bordel qui au gré des fantaisies des amateurs et collectionneurs pouvaient prendre des proportions considérables ou se réduire à peau de chagrin.

François Ducos donc fut l’un des premiers pionniers de cette littérature et si les deux numéros du fulmar étaient un peu une sainte bible pour les amateurs, peu d’articles de fond existaient à l’époque  à se mettre sous la dent et il faudra attendre 2007 pour que pointe le bout du nez d’un semblant d’étude avec les deux volumes du colloque de cerisy consacré aux détectives de l’étrange , en 2011 la revue “Science fiction Magazine” lui consacre 4 numéros . Mais il faut dire que notre “traqueur” de Sherlock Holmes du bizarre avait déjà alimenté notre appétit avec de nombreux articles pour l’excellente revue “Le visage vert” qui dés son numéro 16 , nous présentait le fameux Nick Carter puis toute une série d’articles passionnants dans les numéros 24,26 et 28 non sans avoir semé d’autres petits cailloux dans les contrées mystérieuses des “Terre de brume” avec deux autres longs articles en 2011.

Le ,passionné que je suis, savait qu’il se tramait quelque chose, qu’il n’était  pas possible qu’un domaine aussi vaste mais si peu exploré reste à jamais vide de tout explorateur digne de ce nom et bien entendu lorsque j’ai pris connaissance de la parution de ce monumental volume des Détectives des Ténèbres écrit par Le maître incontesté, mon sang n’a fait qu’un tour.

Nous pouvons affirmer sans complaisance aucune que nous avions le Versin, puis le Costes et Altairac et que maintenant nous avons également le Ducos.

Un volume colossal, sous une magnifique jaquette , richement illustré , plus de 600 pages d’une écriture bien serrée pour enfin assouvir cette soif d’étrange et de mystère dans un univers flirtant avec le policier et presque toujours avec le fantastique.

Une somme monumentale qui nous réserve sans nul doute bien des surprises et qui va nous apprendre une multitude d’informations aussi détaillées que précieuses afin de pouvoir alimenter encore et toujours cette obsessionnelle envie de dénicher encore et toujours la perle rare.

Avec la réception simultanée de l’intégrale des aventures du Sâr aux éditions Nyctéris, nul doute que les longues soirées d’hiver vont être peuplées d’ombres fantomatiques et de courants d’air spectraux dans l’abri réconfortant de nos bibliothèques.

Un grand merci à toute l’équipe du visage vert pour ce magnifique cadeau de fin d’année et bien entendu un immense respect à François Ducos pour l’ampleur du travail réalisé, nos chers détectives de ténèbres ne vous remercieront jamais assez!

 

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