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Archive pour la catégorie « En vrac »

« Jules César » ou Comment Voyager Dans Le Temps En S’amusant. De A.Grandazzi, S.Tamaillon & A.Meteignier

( En vrac )

Lorsque Stéphane Tamaillon publie un ouvrage jeunesse, il faut toujours s’attendre à ce qu’il y ait un soupçon d’imaginaire et ce n’est pas la parution de « Jules César, une visite au musée des temps passés » qui viendra ici me contredire, Jugez plutôt par vous-même avec le début de l’histoire :

« Le 15 Mars 2144, la classe de Mme Nosco embarque à bord de l’aérobus de l’école , direction le musée des temps passé, L’apparie survole la ville en un éclair, ou presque, Quelques minutes plus tard, le véhicule atterrit devant un grand bâtiment de verre et d’acier. Terminus tout le monde descend ! »

Les deux héros de cette trépidante aventure, Alpha une jeune fille et Oméga son équivalent masculin, doivent faire une visite du musée et à l’aide de leur tablette, préparer un exposé dont le thème sera : Jules César ! Un peu bougons, les deux enfants commencent la visite du musée à la recherche de précieux indices et vont faire la rencontre d’un curieux gardien qui leur propose pas moins que les clefs d’une machine à voyager dans le temps ! Celle-ci à la possibilité de les rendre invisibles et de pouvoir donc en toute liberté, aller espionner nos ancêtres du passé. Pas le temps de dire « ouf » et voilà nos deux explorateurs temporels lancés sur les traces du plus célèbre des empereurs romains.
Un voyage extraordinaire et périlleux, où les deux intrépides adolescents vont faire bien des découvertes pour se faire rappeler à l’ordre par leur institutrice qui inquiète de leur longue absence, va revêtir un scaphandre temporel pour aller les récupérer le jour de l’assassinat de Jules César et les ramener dans le futur afin de réaliser un magnifique exposé suscitant l’admiration de tous les élèves.

Une histoire de voyage dans le temps se voulant à la fois divertissante et didactique et je dois avouer avoir pris un certain plaisir à parcourir les pages magnifiquement mises en scène par Alice Meteignier, collant parfaitement avec le texte. Chaque mot difficile ou technique est écrit en rouge (surtout concernant les « termes » de la Rome ancienne) et vous invitant à vous rendre en fin du volume composé d’un lexique, mais également d’un dictionnaire des personnages cités dans le volume, sans oublier une précieuse chronologie des événements entre la naissance de César et sa fin tragique,
J’ai, dans cette histoire, redécouvert des choses que j’avais complètement oublié, ou d’autres que je ne savais pas comme l’apparition de la comète de Halley l’année de la mort de César, signe dans lequel les Romains virent l’affiliation du défunt à une divinité.
Au final un excellent cours d’histoire en s’amusant et qui plus est, purement de science-fiction, un moyen supplémentaire d’apprendre en se divertissant et une nouvelle approche ludique des immenses possibilités de notre imaginaire.
Un grand bravo aux trois collaborateurs de ce voyage dans le temps, belle mise en pages, beaux dessins et texte en parfaite adéquation avec un jeune public, un bel outil de travail vivant et amusant qui devrait réconcilier les plus irréductibles avec les cours d’histoire 

« Jules César, une visite au musée des temps passé » de Alexandre Grandazzi & Stéphane Tamaillon, Dessin de Alice Meteignier. Éditions Perrin/Gründ.

Jules César

jules césar machine temporelle

jules césar verso

 



« Enfers et Fantomes D’Asie » Un Voyage Au Coeur Des Ténébres

( En vrac )

enfers et fantomes d'asie logo

 

Depuis l’aube de l’humanité, il y a toujours eu cette crainte des ténèbres qui,des cavernes de l’homme préhistorique au gratte-ciel le plus moderne, n’ont jamais cessé d’exercer sur lui effroi et fascination. Bien des choses séparent les nombreuses cultures, mais s’il en est une pour laquelle la voix se fait plus grave et respectueuse et surtout qui rapproche n’importe quel être humain le soir à la veillée, sans tenir compte de la couleur de peau ni de la condition sociale, c’est sans nul doute les histoires de fantômes. Notre bonne veille Europe peut se féliciter d’en posséder une multitude et il vous suffit de vous tourner en direction de l’Angleterre, l’Écosse ou l’Irlande pour vous en convaincre. Il est de notoriété publique que ces pays sont des terres de légendes pour les spectres en tout genre, mais il se trouve que la France n’est pas en reste, à la lecture des ouvrages de Claude Seignolle où diables ,dames blanches et autres squelettes en sabots livrent une âpre bataille aux misérables créatures vivantes qui osent les défier. Nul recoin de la planète n’est épargné, toute part de lumière possède sa zone d’ombre et lorsqu’il s’agit d’imaginer quelques créatures infernales, l’espèce humaine n’est pas en reste, bien au contraire. Pendant fort longtemps, la tradition orale fut le moyen le plus efficace pour se transmettre ces obscures et effroyables légendes, puis vint l’écriture et le livre s’accompagnant de l’habile pinceau d’une multitude d’artistes qui donnèrent un visage à toutes ces abominations. Chemin faisant, suivant la route toute tracée des progrès scientifiques, le cinéma fit son apparition et comme si cela ne suffisait pas à nos appétits insatiables, tout finit par arriver chez nous, sans que nous ayons besoin de nous déplacer, un accès illimité à tout le savoir du monde, mais générant par la même occasion une nouvelle forme de hantise, la naissance de nouvelles légendes « cyber-spectrales ».
Du fait de son éloignement et des nombreux récits d’explorations et de voyages qui fleurissaient de la fin du XIXème siècle eu début de XXéme, l’Asie n’a jamais cessé d’attiser notre convoitise, de titiller notre imaginaire, de laisser libre cours aux légendes les plus incroyables. De cette fascination doublée d’une crainte xénophobe, naquit toute une littérature qui du péril jaune, en passant par le raffinement dans l’art de la torture et les cauchemars éveillés des fumeries d’opium, elle fut la terre d’asile de bien des mystères, qui pendant des décennies furent l’objet de nombreuses superstitions. Les frontières se sont ouvertes, le commerce devint fructueux, certains tabous se brisèrent et les vielles histoires du temps passé furent rangées dans un coin. Les spectres et les revenants n’ont de substance que par la crainte qu’ils inspirent et le monde actuel ne pouvait pas se permettre de leur accorder une place légitime, tant ce désir de cartésianisme est l’apanage de l’homme moderne …….ou du moins en apparence. Pendant fort longtemps, Yokai, Obake, Yurei et autres Oni Japonais furent laissés dans un coin des mémoires et si certains anciens en parlaient encore, un tremblement dans la voix, bien des fantômes de ce pays peuplé pourtant de nombreuses légendes, manquèrent de disparaître à jamais, si un homme n’avait eu un jour l’idée de les faire revivre au moyen d’un personnage de bande dessinée et réveiller ainsi l’attrait de tout un pays pour ces hordes infernales. Il en fut de même pour Lafcadio Hearn qui en rédigea de nombreuses histoires dans ses recueils « Kwaidan », « Au Japon spectral » et bien d’autres encore où les Européens prirent toute la mesure du potentiel énorme que possédait ce pays en matière de créatures de la nuit. De ces brumes délétères, commencèrent alors à resurgir une longue procession de formes à la démarche hésitante qui n’avait rien oublié de son insatiable appétit de vengeance. Car si, spectres et revenants ont comme fonction première de faire peur, ils sont avant tout un instrument de vengeance, le moyen de culpabiliser les vivants des fautes commises ou de payer une dette de sang. Le cinéma se fit alors le porte-parole de ces voix d’outre tombes, connu seulement que par quelques rares spécialistes curieux d’approfondir cet enseignement maudit condamné à un regrettable oubli : « Les contes de la lune vague après la pluie »« Histoires de fantômes Japonais »,« Le fantôme d’Oiwa », « Onibaba »« Kwaidan », autant de titres emblématiques qui marqueront à jamais l’esprit des intrépides chasseurs de spectres.
Tout le paradoxe de notre société, est de posséder d’extraordinaires moyens de rapprocher les hommes, de partager les informations et curieusement certains domaines restent calfeutrés dans les recoins obscurs de notre mémoire comme si la crainte soudaine de faire resurgir les vieilles superstitions pouvaient porter atteinte à notre crédibilité et rappeler à notre bon souvenir que notre civilisation s’est construite sur la peur de l’invisible. L’exposition qui vient d’ouvrir ses portes à Paris au musée du quai Branly vient donc ici réparer un préjudice qui n’avait que trop longtemps duré et au travers de ce magnifique hommage, réhabiliter tout un aspect de cette culture façonnée dans le substrat des mythes et des légendes et de lui redonner cette patine magnifique, apanage de ces objets ô combien précieux qui se bonifient avec le temps. Mais réunir ainsi toute un magnifique collection ne serait rien, et finalement à la portée du premier spécialiste, si celle-ci n’était réalisée non seulement par de brillants érudits qui maîtrisent parfaitement cette culture des choses anciennes mais surtout par des hommes de goût sachant utiliser cette matière première afin de lui donner toute sa force, doublée de ce pouvoir de crainte et de fascination qu’elles peuvent susciter. Utiliser avec discernement plusieurs pays de l’Asie et en sachant trouver un liant pouvant conduire le visiteur d’une salle à l’autre tout en conservant ce fil conducteur qui sépare le monde des vivants avec celui des morts, n’était pas une mince affaire ! Pourtant, les faits sont là, et en rendant cette promenade aux allures toutes nonchalantes, mais se révélant bien plus perturbante qu’il n’y paraît , à l’image de cette entrée dans l’enfer Thaïlandais symbolisé par cette immense bouche de démon ouverte vers un monde de souffrance et de désolation, le visiteur se retrouve à la place de ce simple mortel , condamné aux affres de l’enfer. La grande force de cette « errance dans le territoire des morts » est d’être parvenu à la rendre complètement immersive et en jouant sur les deux aspects de la tradition et de la modernité, nous faire partager pleinement l’expérience en étant plus qu’un spectateur, mais un acteur à part entière. Il ne suffit pas de montrer, encore faut-il être capable de faire participer et je dois avouer qu’à maintes reprises, il m’a semblé, tel dans un film fantastique, franchir les limites de mon petit écran , et me retrouver au cœur même de l’histoire que j’étais en train passivement, de regarder. À l’image de ce train fantôme de notre enfance, les concepteurs de cette machine à hurler de rire ou de terreur selon les pièces visitées, le spectateur subit littéralement cette forme de cauchemar éveillé, où rien n’est laissé au hasard, où toutes les dimensions de cette vaste thématique sont prises en compte, où chaque objet, chaque animation sont à leurs justes places. Tout est fait ici pour nous rappeler à notre bon souvenir, que la peur est un mécanisme primitif, pouvant vous saisir par l’épaule dans la réalité la plus banale et quoi de plus inoffensif en effet qu’une lanterne, une assiette ou une paire de sandales. Fidèle à la tradition Shintoïste, ici, c’est le moindre objet qui se révélera le vecteur d’une âme tourmenté et si la vengeance ou une dette de sang anime bien souvent cette cohorte de spectres aux visages déformés par cette inextinguible soif de vérité , le remord d’une mère pour un enfant mort-né, viendra également hanter à tout jamais, les rivages de ce marécage enveloppé d’une étoupe brumeuse : L’horreur devient alors poésie !

Dans cette culture asiatique, d’une extrême diversité et complexité, il existe autant de mauvais que de bons esprits et qu’il s’agisse de la Chine, du Japon, du Cambodge ou de la Thaïlande, dont j’ai découvert l’extrême richesse en la matière, nul doute que le visiteur va être surpris par la beauté des objets exposées et de tout le raffinement que certains artistes ont placé dans la réalisation d’objets rituels et/ou funéraires, symbole de cette relation étroite que nous avons toujours entretenus avec le royaume des morts. Ustensiles du quotidien, peintures sur soie, sculptures, jouets, livres, affiches et statues, tout un monde de ténèbres où l’on reste suspendu entre effroi et stupéfaction et qui nous laisse, une fois la visite terminée complètement abasourdis.
Que dire face à d’aussi magnifiques peintures sur soie, les Urei-Ga, représentant maints fantômes affamés aux visages blafards, face à ces deux gigantesques « Phi Prêt » qu’une simple formule magique suffirait à leur donner le pouvoir de se mettre en marche, à ces spectres Chinois dont les sauts de revenants semblent vouloir s’animer dés que vous avez le dos tourné, comment ne pas frissonner dans la partie « J-Horror » où les murs imprégnés de la spectrale Sadoko vous poussent dans une pièce où vous vous retrouvez entourés d’adolescents à la démarche saccadée et animés par une faim innommable, comment ne pas tomber sous le charme de ce théâtre d’ombre où cette femme/ féline se transforme sous vos yeux ahuris en un redoutable félin vous fixant de ces yeux terriblement humains, comment ne pas vouloir entrer dans ce décor savamment orchestré où le fantôme d’ Oiwa vous tend ces bras fantomatiques , vous suppliant de bien vouloir la prendre en pitié et damner votre âme à tout jamais ? Une visite haletante dont le point d’orgue, lieu géométrique de toutes les terreurs, se matérialise par l’enfer Thaillandais sous les hurlements des suppliciés condamnés à une escalade sans fin sur un arbre diabolique hérissée de pointes acérées qui ne dispense que souffrance et malédiction. Ici, l’enfer n’est pas pavé de bonnes intentions , il est seulement jalonné de toute la perversion et l’imaginaire des hommes qui depuis des temps immémoriaux exorcise toutes ses peurs par le biais de sa vison fantasmagorique d’un au-delà aussi repoussant que fascinant .
L’exposition se termine par une succession de lanternes, histoire d’adoucir cette infernale expérience, petit rappel à une tradition toute Japonaise, la veillée aux cent bougies, en espérant que lors de notre passage, l’une d’entre elle ne s’éteigne pas et que par l’un des angles non-euclidiens de cette magnifique exposition , un des fantômes ne surgissent pas , étreignant de ses doigts éthérés notre âme de simple mortel en quête de sensations fortes. Comme le précise si bien Julien Rousseau dans la préface au catalogue « Enfers et fantômes d’Asie » , à l’image du fantôme vagabond, « le visiteur se retrouve pris au piège entre deux mondes » , il ne lui reste plus qu’à choisir sa propre destination et s’accrocher aux aspérités de notre monde illusoire car en ce bas monde, tout n’est que vanité et faux semblants.. mais les morts eux, le savent bien !
Mon seul regret, est de ne pas habiter sur Paris afin de profiter encore et encore de ce haut lieu de créatures ectoplasmiques Asiatiques et d’en savourer à différentes périodes de la journée toute sa substantifique moelle. De retour dans ma Provence natale, il ne me reste plus qu’à compulser avec frénésie, le magnifique catalogue d’exposition disponible à la boutique du musée (et sur commande) , probablement l’un des plus beaux livres sur le sujet où texte et photos se marient dans une symbiose parfaite et vous donne un magnifique aperçu d’une exposition qui restera gravé dans les annales du genre !
Un immense bravo aux commissaires de l’exposition et plus particulièrement à Julien Rousseau et Stéphane du Mesnildot, un magnifique travail qui restera à jamais gravé dans nos mémoires d’admirateurs de ses « Enfers et fantômes d’Asie » !

Ci-joint le catalogue disponible en ligne sur la boutique du musée et/ou dans toutes les bonnes librairies,

A lire également le numéro spécial de « Connaissance des arts » spécial « Enfers et fantômes d’Asie »

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Quelques photos de l’exposition

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« Les Loups Dans la Ville » de Serge Kancer

( En vrac )

Nous sommes au milieu du xxie siècle. Un socia­lisme technocratique, dû au progrès de la science autant qu’à la volonté des hommes règne sur le monde, uniformise les nations et la société, pla­nifie les idéaux et les mœurs. Plus de révolutions, plus de guerres, plus de problèmes. L’humanité tient-elle son âge d’or ? Voici pourtant que des troubles étranges, d’abord dispersés, puis de plus en plus fréquents, de plus en plus violents, s’an­noncent, éclatent, se déchaînent. C’est la jeunesse qui se révolte. Dans toutes les capitales, puis dans chaque ville et village, les moins de dix-huit ans, garçons et filles, s’organisent en « gangs » en esca­drons sinistres, en bandes ravageuses. D’une pré­cocité stupéfiante, vêtus de blousons et de collants en plastique, les cheveux longs et teints, l’œil froid et fixe, déments et raisonneurs, indifférents et fé­roces, hagards et cyniques, ces jeunes loups refusent et bientôt réduiront en cendres la civilisation inhu­maine dont eux-mêmes sont les fruits inhumains. Nous suivons, le cœur battant, la progression de ces extraordinaires événements à travers le jour­nal de bord d’un adulte éditorialiste à la Télévi­sion, et dont le propre fils finit par joindre une des hordes barbares. Ce fascinant récit nous en­traîne au grand galop d’un « suspense » exception­nel, mais à chaque page il nous donne à réfléchir : car cette apocalypse anticipée, les germes ne s’en trouvent-ils pas sous nos yeux ? Ne se prépare-t- elle pas parmi nous ?

Un roman prémonitoire écrit bien avant les événements de Mai 68

« Les loups dans la ville » Éditions Julliard 1962

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Concours « L’Amicale Des Amateurs De Nids à Poussiére »

( En vrac )

Un concours, des livres à gagner? Bigre ils son actifs chez « L’AANP », alors faisons passer l’info!

http://amicaledesnidsapoussiere.over-blog.com/

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Ouverture De Mon Nouveau Site Consacré au « Merveilleux Scientifique »

( En vrac )

 

Afin de mieux gérer le nombre d’entrées, il était urgent d’ouvrir un « second front » et de créer donc un véritable site mieux rangé avec un classement par auteurs, par thématiques, des albums photos …plus propre quoi, un peu moins « amateur ».Ce blog qui m’est cher au cœur va donc continuer sa petite existence et être alimenté par des articles courts, des références, des entrefilets, relevés dans ce fond inépuisable que sont les journaux et revues anciennes, tout en restant bien évidement dans le domaine des littératures de l’imaginaire. C’est la raison pour laquelle, je viens de le renommer « Sur l’autre face du monde annexe », il va ainsi me permettre d’augmenter la capacité des informations collectées au fil des années et je l’espère, doubler votre plaisir de lecture et de découverte.

 

www.merveilleuxscientifique.com

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« Sur L’autre Face Du Monde » Va Bientôt Faire Peau Neuve

( En vrac )

Chers amis et fidèles lecteur, le blog « Sur l’autre face du monde » arrive bientôt à ses trois années d’existence, l’occasion pour moi de vous remercier pour tout votre intérêt et vos nombreux messages de soutien. Il est donc temps pour moi de passer à quelque chose de plus élaboré ou du moins de plus structuré, permettant une recherche plus facile et de vous y retrouver un peu plus dans toute cette somme d’informations  accumulés au fil des quelques 400 articles occupant cet espace virtuel.

D’ici une semaine donc, il vous sera possible de prendre connaissance avec un site de « seconde génération » (j’adore cet intitulé) et de naviguer dans un lieu classé par thématiques, auteurs, avec une mise en page plus propre et plus régulière, des photos de couvertures de meilleures qualités, des liens visibles et efficaces…bref quelque chose de plus soigné et présentable.

De fait, mon activité sur ce blog risque de faiblir pendant quelques jours le temps de commencer le transfert d’un site à l’autre. Boulot énorme qui va me permettre de faire un peu de ménage et de redécouvrir des articles qui commencent à dater. L’occasion également pour vous de lire peut-être d’anciens dossiers que vous n’aviez pas encore consulté.

J’espère que ce nouvel espace parviendra à vous donner autant de plaisir que celui que vous êtes en train de consulter et que votre assiduité sera au moins égale à celle que vous aviez pour cette première mouture.

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur ce domaine, qui ne cesse de me fasciner et de m’enthousiasmer, en espérant de tout coeur vous faire partager cette passion qui est la mienne.

Je voudrais avant de conclure remercier mon ami Bryan sans qui le nouveau site n’existerait pas, un grand merci pour son enthousiasme et sa disponibilité. A très bientôt alors, l’adresse du site vous sera communiquée ici même, ainsi que sur la page Facebook des Savanturiers.

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« La Guerre Des Mondes » La Version Musicale De Jeff Wayne

( En vrac )

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                                                          « L’invasion commence » Composition de Peter Goodfellow

 

Il n’est nul besoin de vous présenter « La guerre des mondes » le célèbre roman de H.G.Wells  publié pour la première  fois en Angleterre en 1897 dans la revue « Pearson’s Weekly » (1900 au Mercure de France pour l’édition Française). Sans nul doute le texte le plus connu de l’auteur en raison du rôle belliqueux des martiens et probablement parce que pour la première fois nous est présenté une « guerre  future » ou l’ennemi n’est pas un voisin immédiat avide de conquête et de territoires à occuper, mais un lointain belligérant nous utilisant comme garde manger, du bétail  indispensable à la survie de son espèce. L’homme n’est plus qu’un misérable larve, un indésirable dont la disparition et la destruction n’ a guère plus d’importance que le coup de pied donné dans une fourmilière.

Si le roman marqua les esprits, il faudra attendre 1954 et le film éponyme de Byron Haskin  pour prendre la pleine mesure d’une telle invasion. Il faut dire que 1938 Orson Welles avait déjà préparé le terrain avec la diffusion de la fameuse pièce radiophonique «  La guerre des mondes » racontée avec un tel réalisme  que beaucoup crurent réellement à une invasion extra-terrestre.

Le film de Byron Haskin reste toujours d’une grande efficacité et si certains libertés viennent moderniser l’ensemble du film ,le créateur des effets spéciaux Gordon Jennings qui reçu en 1954 un oscar pour la qualité de son travail, y est certainement pour quelque chose. Je me rappelle gamin l’impact qu’eut sur moi cette avancée inexorable de l’envahisseur martien et de l’incapacité des hommes à freiner une telle invasion. Peu de gens se souviennent de la musique du film, car à l’époque on se souciait plus du contenu que de la trame musicale. Pourtant celle-ci apportait et apporte toujours une portée encore plus dramatique et tragique à ce film qui marqua toute une génération de passionnés de cinéma de science-fiction.

Peu de gens connaissent également la sortie d’un autre disque, au temps où la galette de vinyle était reine et qui paru en 1978. Il s’agit d’un double album composé par Jeff Waynes et qui est une version musicale de la Guerre des Mondes. Avec en autre la voix de Richard Burton , un mélange entre livre audio et de musique instrumentale, essentiellement du Rock progressif. Une expérience assez curieuse, une version moderne de ce chef d’œuvre intemporel qui ne manque ni d’originalité, ni d’audace.

Ce double album, et c’est aussi tout l’intérêt pour les passionnés de graphismes que nous sommes , c’est qu’il contient à l’intérieur un album de huit pages, reprenant les scènes les plus emblématiques de l’histoire et souvent composées en doubles- pages. Réalisées par Geoff Taylor,Michael Trim et Peter Goodfellow elles sont d’un grande beauté et plus particuliérement celle illustrant la couverture de l’album avec une version revisitée des tripodes qui ne manque pas d’un certain charme.

 

Pour plus de renseignements sur cet album je vous recommade de consulter cette page:  La version musicale de Jeff Wayne de la guerre des mondes

 

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           « Panique dans la rue »  Composition de Geoff Taylor

 

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           « L’attaque de la flotte » Composition de Michael Trim

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            « La moisissure Rouge » Composition de Geoff Taylor

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                « L’homme de foi » Composition de Peter Good fellow

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               « La fin des martiens»  Composition de Geoff Taylor

 

 

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« Un nouveau monde» Composition de Geoff Taylor



« Bibliographie Seignolle » De Alain Sprauel: Un Outil Exhaustif Et Indispensable!

( En vrac )

 

Il est des personnages emblématiques de la littérature populaire, un populaire noble dans le sens du terme et si quelques tortueux esprits voient en cela un qualificatif péjoratif, c’est qu’au bout du compte ils n’ont rien compris et ne peuvent alors que passer leur chemin .En infatigable arpenteur de l’imaginaire, Claude Seignolle, ce grand faiseur d’histoire, ce conteur hors pair, a élevé au rang de patrimoine national, toutes ces légendes qui firent de notre pays, à l’instar de la brumeuse Angleterre, le territoire des légendes et des superstitions, terreau fertile de drames épouvantables qui dans les coins les plus reculés de nos campagnes, firent naître de bien curieuses histoires racontées le soir au coin du feu.

J’ai toujours été admiratif de cet immense écrivain, et le culte que je lui voue, n’est pas le fait inconsidéré d’un collectionneur maniaque et obsessionnel, mais bien la marque d’une profonde admiration pour un magicien des mots et du langage, qui parvient si bien dans une verve toute en nuance et en subtilité, nous apporter les preuves d’une extrême sensibilité et d’un talent que peu d’écrivains fantastiques peuvent revendiquer. Il est pour moi de la trempe d’un Jean Ray, d’un Thomas Owen et plonger dans un de ses livres, est une immense satisfaction, un plaisir extrême, le présage d’un formidable voyage dans ces terres de l’imaginaire qui sont pour moi comme un seconde maison. Cet auteur possède une parfaite maîtrise des atmosphères étranges et sulfureuses et je me délecte et savoure avec un plaisir immense sa prose imaginative à l’odeur surannée des contes d’autrefois. La lecture de ses premiers textes fut un véritable choc et je me rappelle de cet émoi qui fut le mien lorsque  je fis mes armes dans le domaine du fantastique dans cette si prestigieuse et unique collection qui lui réserva une place d’honneur : Les éditions Marabout. Car avant de connaître le plaisir des éditions originales, elle fut comme beaucoup de lecteurs de ma génération, une mine inépuisable où je venais, armé de ma seule imagination, piocher avec une exaltation toujours plus fébrile dans cette matière extraordinaire, cette substance impalpable mais riche en sensation, de toute ces choses comme le disait si bien l’écrivain Gantois, dont on fait les bonnes histoires. Cet éditeur fut la cause de bien des nuits blanches avec des textes aux pouvoirs ensorcelants, agrémentés de superbes couvertures dont il m’arrive encore de regarder les formes fantomatiques réalisées par des artistes si admirablement inspirés.

 Cet écrivain puissant et imaginatif, ce gardien de notre mémoire populaire ne m’a jamais déçu, chaque livre, chaque histoire est la porte ouverte non seulement vers des mondes originaux, mais une plongée enivrante dans cette poésie du macabre où les mots ne sont jamais en trop, où l’ambiance est à l’image de ce brouillard épais et tenace qui recouvre inexorablement toute chose dans bon nombre de ses histoires, les enveloppant insidieusement comme pour vouloir déformer une réalité qui peut à tout instant sombrer dans le macabre. Car voyez-vous, les univers de Claude Seignolle sont constitués de ces petits rien qui à tout moment peuvent faire basculer votre raison, franchir cette barrière si tenue entre le réel et le surnaturel, car il est le dépositaire de cette mémoire collective qui au fil des générations à construit toute une mythologie fantastique où bien souvent la mort côtoie de façon insolente les vivants, comme pour nous mettre en garde et mettre à mal notre arrogance.

Voilà un faiseur d’histoires qui n’a eu de cesse au cour de sa vie de mettre à l’honneur toute la matière première nécessaire à façonner le patrimoine culturel d’un pays en le sublimant d’une si merveilleuse façon où la sueur glacée de cette peur qui nous étreint et nous fascine, côtoie le plaisir  d’une écriture merveilleuse qui coule d’une si belle façon en donnant à notre si belle langue française toute sa force et sa richesse. Il est l’écrivain du langage des fantômes, de la peur qui rode, des vengeances posthumes et des esprits tourmentés et ce diable d’homme doit avoir quelques entrées avec le royaume des ténèbres pour en retranscrire ainsi toute sa substantifique moelle.  On se laisse souvent emporter dans son univers et peu importe la caresse glacée de cette main qui vous entraîne dans les royaumes du fantastique, la musique de son vocabulaire est là pour nous envoûter et nous faire oublier l’espace d’un instant qu’avec un si formidable guide, la mort n’est pas si terrible que ça.

Le magnifique hommage qui vient ici de lui être rendu avec cette « Bibliographie Seignolle, 95 années de diableries » est un de ces objets précieux et rare qui ne pourra que combler d’aise  les passionnés de Claude Seignolle. Un livre qui nous est décrit dans la préface de Claude Seignolle d’une manière si admirablement courte et précise : « Ma bibliographie, c’est ma biographie ». Quoi de plus admirable pour quelqu’un qui a consacré sa vie à l’écriture. Voilà un outil indispensable confectionné avec une minutie conférant à la maniaquerie, qui nous recense toutes les œuvres de l’auteur avec une précision d’horlogerie Suisse, et parcourir les quelques 260 pages de cette bible au papier glacé est un plaisir dont tout amateur de littérature fantastique ne devrait pas se priver. Le menu en est alléchant et se décline en de nombreux chapitres qui sont autant une invite à un plantureux repas aux saveurs étranges : Préface de Claude Seignolle, une BD inédite de Laurent Lefeuvre, répertoire détaillé des romans et nouvelles fantastiques de l’auteur, les recueils fantastiques, les anthologies de contes et légendes, les essais sur le Folklore, textes érotiques, les autobiographies, les traductions,adaptations pour la jeunesse et la bande dessiné, les biographies, les adaptations pour la radio, la télévision, le théâtre , le cinéma …..Tout un ensemble exhaustif réalisé de mains de maître par un auteur déjà réputé pour l’excellence de son travail sur les biographies des écrivains de l’imaginaire. Alain Sprauel, collectionneur acharné et grand amateur d’ouvrages bibliophiliques des littératures de l’étrange possède à son actif un « tableau de chasse » assez exceptionnel où figurent des travaux de grande qualité avec des auteurs aussi prestigieux que Serge Brussolo, Pierre Pelot, Stephen Wull, Michel Jeury,Graham Masterton, Bran Stocker, John Shéridan Le Fanu…Passant des auteurs anciens aux modernes avec une grande aisance, ses travaux font référence dans le domaine et ce travail exceptionnel sur Claude Seignolle vient compléter le sérieux et le professionnalisme d’un homme déjà reconnu pour sa monumentale bibliographie sur Jack London. L’ouvrage est admirablement bien organisé, complété par une index permettant de retrouver dans cet ouvrage toutes les œuvres, courtes ou longues, essais, critiques etc…de l’auteur.

L’ouvrage est en outre agrémenté d’une magnifique iconographie où se croisent photos, couvertures, les éditions rares ou introuvables comme celles beaucoup plus récentes. Mais la grande originalité de ce précieux volume est d’avoir réalisé cet album comme un ouvrage/ hommage de la mythique collection Marabout. Même présentation, avec une magnifique couverture et je pèse mes mots, de Laurent Lefeuvre dont il vous sera possible également d’apprécier tout le talent dans cette bande dessinée inédite qui débute l’ouvrage « Celui qui avait toujours froid ». Pour un peu, avec un  titre pareil,on se croirait transporté en Nouvelle-Angleterre dans une nouvelle de Lovecraft. Le dessin en N &B est absolument sublime et confirme le talent de ce dessinateur hors pair sur une histoire bien évidemment de Claude Seignolle. La couverture donc, est une œuvre un peu à la manière de celle qui enchantèrent nos mirettes éblouies lors de l’achat d’une volume de la collection Marabout « Fantastique » et je ne peux m’empêcher en regardant cette planche couleur de Laurent Lefeure, de voir sous les traits de Claude Seignolle en personne, un personnage se transformant en loup Garou, un peu comme si le pouvoir de la couverture de  «Hugues le Loup » de Erckmann-Chatrian, paru également aux éditions Gérard, faisait encore son office après des décennies. Ne pouvait-il pas y avoir plus bel hommage que de réaliser ainsi une créature aux traits si abominables et abritant un si extraordinaire auteur. Sous l’apparence de l’homme doux et aimable se cache l’incarnation de notre terrifiant patrimoine culturel populaire, un authentique faiseur d’histoire qui y consacra la majorité de sa vie. La planche N&B se trouvant également en première page et nous révélant l’auteur recouvert d’une peau de loup et surveillant tapis dans l’ombre un petit enfant, est tout aussi délectable.

Même constat pour la fin du volume, ici l’auteur de cette bibliographie et celui de l’objet de ce travail,nous sont présentés à la manière de la défunte collection, c’est-à-dire avec un texte dans le sens longitudinal….un témoignage de respect jusqu’au-boutiste !

Chers amis, ce petit bijou est à tirage très limité, soit 95 exemplaires et si vous êtes assez rapide il vous sera également possible d’avoir un tirage signé par les deux auteurs et tout cela pour la modique somme de 35 Euros….

Personnellement j’ai fait mon choix, mais pouvait-il en être autrement pour cet écrivain faisant partie de mon choix si je devais un jour me retrouver seul sur cette fameuse île déserte avec une sélection de dix auteurs dans les bagages. Si un jour, notre pauvre humanité se retrouvait réduite  au despotisme d’une société totalitaire condamnant par le feu toute trace de littérature, nul doute que cette précieuse mémoire orale transmise dans le secret aux générations futures, se consacrerait sans hésitation possible pour ma part, à Jean Ray et Claude Seignolle, bien évidemment !

« Bibliographie Seignolle, 95 années de diableries » Par Alain Sprauel. Editions du Boisgeloup. Illustration de couverture et intérieures de Laurent Lefeuvre.2012.

 

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Une Soirée Triplement Fantastique Avec Fabrice Bourland,Jean-Luc Bizien et Gilles Bornais

( En vrac )

 

 Soirée spéciale « Ateliers Mots & Curiosités » sous le signe du roman policier et des détectives de l’occulte….

 

Ah ! Chers amis, malgré cette missive un peu tardive c’est encore le cœur gonflé d’émerveillement que je viens ici vous parler de cette soirée du Jeudi 28 Juin. Un atelier des mots & curiosités dont le maître de séant a le secret et qui fut l’occasion de célébrer trois auteurs au talent incontestable. Dans un cadre plus qu’agréable et ce, grâce à la gentillesse et la disponibilité de Prune Victor dont je voudrais ici remercier l’implication, nous avons donc devisé entre passionnés et curieux autour de ces trois auteurs dont le point commun et non des moindres, est une forte empathie pour les littératures policières. Trois univers différents, ou presque, trois sensibilités réellement inspirées et trois styles d’écriture précis, concis ne supportant pas la médiocrité.

Le lecteur peut de fait aborder aussi bien Fabrice Bourland, Jean luc Bizien ou Gilles Bornais avec la garantie que le plaisir sera toujours au rendez-vous et découvrir trois héros évoluant dans un monde de tout les possibles, un monde passionnant en pleine mutation face à une science balbutiante ou plane encore une relent de superstition. Car voyez vous le cadre historique du héros de Jean Luc Bizien l’aliéniste Dr Bloomberg et celui de Gilles Bornais le détective Joe Hackey, évoluent qui à Paris, qui à Londres en cette fin du XIX éme siècle, et sont les acteurs d’une époque à cheval entre deux siècles et où l’on évolue entre deux mondes aux limites un peu floues,entre l’aspect rationnel de ces personnages principaux et de la science qui les anime (méthodologie policière, médecine psychiatrique, rationalisation des faits) et l’univers interlope de ces mégalopoles nourries de croyances populaires et de légendes urbaines  . Pour Fabrice Bourland qui lui a fixé toute son attention pour un Londres des années 30, il existe également une sorte de frontière que les deux héros, Andrew Singleton et James Trelaxney, franchissent allégrement, faisant fi de toute rationalité car  à l’inverse des personnages précédents, leurs investigations les conduiront dans les territoires obscurs du fantastique et des sciences occultes. Mais ce qu’il y a de formidable à mon sens, bien que seulement un de ces trois auteurs ait choisi la voie des « détectives de l’occulte » c’est qu’au final l’ambiance de leurs romans (en ce qui concerne les textes policiers) est toujours à la limite du fantastique, baignant dans une ambiance glauque et sordide. Les descriptions des quartiers populeux, la violence de certains crimes ou la description de tel lieu ou de tel personnage, sont toujours imprégnées d’une touche, irréelle, surnaturelle. Personnellement, ce n’est pas l’apparition du monstre qui forcement me plait, c’est le décor dans lequel évolue le personnage que je trouve intéressant. Le pouvoir de la suggestion est beaucoup plus fort que l’élément final et Robert Wise dans « La maison du diable » ne s’y est pas trompé…mais je m’égare !

La soirée fut donc instructive puisque ces trois charmants écrivains, agréables et sympathiques, ont partagés avec les personnes présentes, la façon dont ils travaillent, l’ambiance dans laquelle ils rédigent leurs livres, leurs influences et leurs projets, l’occasion également pour deux d’entre eux de nous parler d’un tout autre aspect de leur écriture, bien éloigné de cette thématique mais tout aussi instructif. Ces soirées sont toujours l’occasion d’être au plus près des auteurs, de pouvoir discuter librement de leurs œuvres et de partager en quelque sorte des instants d’intimités. Un privilège rare qu’il nous faut apprécier à sa juste valeur. Je sais que pour ma part, lors de festivals littéraires, il est toujours difficile d’aborder avec autant de décontraction les auteurs que j’affectionne tout particulièrement. Il y a la foule, les bousculades, le bruit, et lorsque qu’il nous est possible d’échanger de manière souvent furtive quelques bribes de paroles, on tombe rapidement dans les lieux communs, pressé par le temps et les autres lecteurs avides de dédicaces qui jouant des coudes vous font comprendre parfois que le temps n’est pas à la discute…

Pour l’occasion à l’atelier, pas de stress, un véritable dialogue s’instaure dans la douce quiétude d’un cadre tout à fait propice et entouré de gens charmants avec qui nous partageons une passion commune.

A part Fabrice Bourland que j’avais déjà rencontré au festival de Bagneux et avec qui j’avais longuement discuté, j’ai ainsi eu l’occasion de rencontrer Gilles Bornais et Jean-Luc Bizien pour la toute première fois. Rencontre que j’avais certes déjà effectué en parcourant une partie de leur œuvre, mais cette rencontre « en chair et en os » ne fit que confirmer  toute cette ferveur et cette passion d’écriture qui anime ces trois formidables faiseurs d’histoires. De bien belles personnes, véritablement investies par ce désir intense d’écrire et d’en faire partager les lecteurs avec cette simplicité extraordinaire qui non seulement les rendent accessible mais partagent avec vous des moments extraordinaires où il nous est possible nous, simples lecteurs, de pénétrer plus avant dans le métier d’écrivains.

Anecdotes, références diverses, problématiques pour se faire éditer ou faire accepter un roman… autant d’éléments intéressants qui jalonnent parfois ce véritable parcours du combattant que doivent effectuer les auteurs, une petite visite de cet « envers du décor » dont il est parfois intéressant d’en comprendre les rouages.

Bonne humeur et décontraction furent les maîtres mots de cette formidable soirée, ponctuée par un buffet des plus savoureux, une occasion supplémentaire d’approcher cette « triplette » fantastique et d’échanger quelques impressions de lecture et de poser de nombreuses questions.

Merci à Eric Poindron de ce magnifique « Cadeau », des instants rares et précieux qu’il nous faut savourer goulûment avec ce sentiment de partager quelque chose d’unique et de fort, en compagnie de personnes exquises qu’il me tarde de revoir très rapidement.

Un grand merci à Fabrice Bourland, Jean Luc Bizien et Gilles Bornais, votre présence fut des plus appréciée et pour un lecteur , quoi de plus jubilatoire que d’ouvrir un de vos romans et, l’espace de quelques heures, s’immerger dans un autre univers et de nous faire oublier tout le reste.

 Au plaisir chers amis et à très vite dans une de vos prochaines aventures !

 

« Sur l’autre face du monde »  parle également de « Le diable du Crystal Palace » &  « Le serpent de feu »

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De Gauche à droite: Fabrice Bourland, Jean-Luc Bizien, Gilles Bornais. Photo du bas le plus à droite le maître de séant: Eric Poindron

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Un Atelier Des Mots & Des Curiosités « Triplement Fantastique »

( En vrac )

 

Un ATELIER DES MOTS & DES CURIOSITÉS « triplement fantastique » jeudi 28 juin…  Avec FABRICE BOURLAND, GILLES BORNAIS et JEAN LUC BIZIEN 

 
Cher amis Savanturiers et Savanturières et autres arpenteurs de l’étrange, que diriez vous d’une soirée fantastique et bizarre autour d’une passion commune avec un verre à la main ? Tentant non ! Notre très vénérable ami et défricheur de l’imaginaire Eric Poindron, nous propose une soirée dont il a le secret et qui plus est, reconnue source d’utilité publique. De fait, et ce pour nos insatiables appétits de l’étrange, il organise une nouvelle édition de Savanturieres rencontres, dans un cadre chaleureux et érudit avec une thématique qui nous enchante au plus haut point, puisque nous y deviserons sur les incroyables et célèbres détectives de l’étrange. Un vaste sujet qui, de par sa forte implication dans le fantastique, est source de nombreux romans où excella un grand nombre de talentueux auteurs. Dupin, Carnacki, Harry Dickson, Jules De Grandin ,Teddy Verano, Ebezener Graymes…des noms qui réveillent en nous une soif d’aventures extraordinaires à la poursuite de revenants , monstres, vampires, loup garous et autres apparitions ectoplasmiques. Pour l’occasion nous aurons la joie d’y rencontrer FABRICE BOURLAND, GILLES BORNAIS et JEAN LUC BIZIEN qui viendront nous apporter leurs avis sur le sujet et nous parler des univers étranges dans lequel baignent leurs personnages. La chance immense d’être au plus près de ses conteurs à la plume inspirée et généreuse est une chance unique qui ne se refuse pas. Chacun de leur roman, dans des inspirations et des univers « presque » différents est une passionnante plongée dans un univers très proche du notre où parfois « ce petit rien » d’apparence anodine fait basculer les choses et nous entraîne de l’autre coté du miroir. Le fait de pouvoir échanger avec ces auteurs nos avis, nos impressions, pénétrer de façon plus intime dans ces univers bouillonnants d’inventivités, est une chance inespérée que tout Savanturier(e) qui se respecte, se doit de saisir au vol. Trois talents, trois styles brillants et passionnants que je vous propose de partager lors d’une soirée qui s’annonce d’ores et déjà chers amis, des plus inoubliable.
Rendez vous le Jeudi 28 Juin à partir de 20h à Paris bien sûr, dés que possible je vous confirme l’adresse. Une participation aux frais de bouche vous sera demandée, mais rassurez vous, rien d’exorbitant… 
Je compte sur votre érudite présence et de me signaler votre venue le cas échéant
Merci et à jeudi prochain…. je l’espère!

 Renseignements: Cabinet de curiosités de Eric Poindron

 

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