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« Ces Français Qui Ont Ecrit Demain- Utopie, Anticipation et Science-Fiction Au XXéme Siécle » De Natacha Vas-Deyres

 

« Ces Français qui ont écrit demain - Utopie, anticipation et science-fiction au XXe siècle » de Natacha Vas-Deyres.Editions René Champion. Collection « Bibliothèque de littérature générale et comparée », n° 103. 536 pages

« L’écriture de nos futurs possibles appartient aux littératures de l’imaginaire, aux récits utopiques, à l’anticipation et à la science-fiction. En France, ces visions souvent pessimistes ou inquiètes se sont développées depuis la fin du XIXe siècle par l’invention d’une veine littéraire dont l’héritage touche et structure les oeuvres les plus actuelles. De Jules Verne à Serge Lehman, en passant par Rosny Aîné, Régis Messac, Pierre Boulle ou Michel Jeury, cette littérature française conjecturelle selon le mot de Pierre Versins, révèle un imaginaire collectif complexe, vecteur de contextes technologiques en évolution constante depuis l’advenue des sociétés industrielles. Comment appréhender un progrès technique et scientifique annoncé comme inéluctable mais insaisissable ? Seule la science-fiction ou l’anticipation déploient des images virtuelles suffisamment diversifiées pour s’approprier ou explorer une histoire moderne confrontée aux désirs d’alternances, de révoltes ou d’alternatives. Plusieurs générations d’écrivains français, issus de la littérature populaire, générale ou spécialisée, ont travaillé depuis un siècle à l’invention ou à la réinvention de nos sociétés contemporaines ; la projection vers ces univers politiques, sociaux ou technologiques n’existe que pour nous prévenir : élaborer le futur nécessite de l’écrire dès aujourd’hui.»

Un ouvrage venant de paraître et si nous devons saluer cette louable entreprise qui devrait je n’en doute pas ravir quelques passionnés, il n’en reste pas moins que cet ouvrage malgré un nombre de pages assez conséquent dépasse gaillardement les 100 euros.J’avais déjà lors de la parution de « L’imaginaire médical dans le fantastique et la science fiction » souligné le prix légèrement élevé de cette formidable étude alors que l’editeur nous proposait le volume pour une quarantaine d’euros. Dommage que ce genre d’ouvrage dont la publication reste dans notre territoire relativement anecdotique, ne soit adressé qu’à une certaine catégorie de chercheurs ou de passionnés pouvant allonger sans rechigner une centaine d’euros sur la table.

 

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Bibliographie Des Ouvrages De Références Sur L’anticipation Ancienne: Chapitre Cinq

 

Encore quelques petits ouvrages de référence qui seront probablement une découverte pour certains et peut-être un agréable moment de relecture pour d’autres

 

« Le Futur Antérieur, Souvenirs de l’an 2000 » de Christophe Canto et Odile Faliu. Même commentaire que l’ouvrage précédent, d’une grande richesse thématique et doté également d’une très belle iconographie. Dans c’est ouvrage cependant les auteurs ne se bornent pas seulement à la vieille SF Française (qui occupe une large place) mais lorgne également du coté des Anglais et des Américains. Un autre classique à ranger dans votre bibliothèque. « Editions Flammarion » 1993, 159 pages

 

« Rêver demain, Utopies/Science-fiction/Cités idéales » de Yoléne Dilas, Laurent Gervereau, Thierry Paquot. Tout est dans le titre, abondamment illustré de dessins n&b et couleurs, une étude passionnante ou vous trouverez de nombreuses références de titres. «  Editions Alternatives »1994, 134 pages.

 

- « L’archéologue du merveilleux » et « Le retour de l’archéologue du merveilleux » de Claude Hermier .J’ai toujours adoré les textes relatant les souvenirs de collectionneurs, tout genre confondus mais lorsque l’on a la chance de lire les souvenirs d’un collectionneur d’anticipation ancienne alors là….je me jette dessus. C’est une aventure incroyable que nous raconte ici Claude Hermier et au travers de ses « souvenirs »,c’est un catalogue incroyable de la littérature populaire que l’auteur nous livre ici. Très prolixe et pas du tout avare de détails, les deux volumes se parcourent avec délectation, comme un plat savoureux dont on apprécie chaque page et chaque phrase. Vous y trouverez une quantité incroyable de résumés et de textes relevant de notre domaine avec leurs références et parfois quelques reproductions de couvertures. Voilà un homme qui contribue, comme certains autres je le sais ; fidèles à ce blog, à l’édification de toute cette littérature « à quatre sous » mais qui ne cesse au fil des générations de susciter des passions sans cesse grandissantes. Les études du Docteur Armitage « Supplément à Donjon et Microship » Collection « Œil du Sphinx » Dirigé par Philippe Marlin. 1996 et 1997.

 

« Sur les rayons de la bibliothèque populaire » Association des »Aventuriers de l’arche perdu » Dirigé par Philippe Gontier. Après sa très intéressante revue consacrée au cinéma « Nuits Blanches » toujours sous l’égide de l’association « Les aventuriers de l’arche perdu » l’infatigable Philippe Gontier nous propose cette nouvelle revue (où nous retrouverons les signatures de Guy Coste, Claude Hermier, Marc Madouraud, Paul Maugendre…) qui fera une place d’honneur à la littérature populaire sous toutes ses formes. Polar, récits d’aventures, fantastique et conjecture ancienne, sur les cinq numéros que constitue cette passionnante revue (sous de magnifiques couvertures couleurs) même si le sujet qui nous intéresse n’y est pas majoritaire, ce sera l’occasion cependant d’y retrouver résumé quelques textes rares ou originaux quant à leur thématique. Date de publication du N° 1 (2éme trimestre 1998) au N°5 (1er trimestre 2001)

 

 

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« L’odyssée Jules Verne » de Jean Demerliac

« Auteur de 62 nouvelles et romans,  » le très curieux Jules Verne « , comme l’appelait déjà le poète Mallarmé, reste une énigme pour le paysage littéraire. L’odyssée Jules Verne fait le pari d’explorer l’œuvre par le biais des images, et l’écrivain par l’homme de spectacle. Ce livre illustré redessine le monde toujours actuel des Voyages extraordinaires en réunissant une somme foisonnante de connaissances et d’images sur la géographie, les sciences, le théâtre et les débuts du cinéma. »

Un ouvrage en image tout a fait passionnant qui avec ses 300 illustrations, nous fait découvrir Jules Verne et son époque, la société, les sciences et les techniques, le monde du spectacle…..

Un univers riche et fascinant où les auteurs, loin de nous proposer une redite sur le monde de l’auteur Nantais, viennent l’enrichir de pièces supplémentaires qui ne pourront que ravir les inconditionnels du genre et titiller la fibre de d’aventurier  qui sommeille en chacun de nous. De plus ce magnifique ouvrage est accompagné d’un dvd où le lecteur se délectera, sans suis certain, d’un film rare inspiré du célèbre ouvrage de Albert Robida « Les voyages extraordinaires de Saturnin Farandoul dans les cinq parties du monde et dans les pays connus et même inconnus de Mr Jules Verne » un ouvrage drôle et admirable dont je n’arrête pas de vanter les attraits.

Il s’agissait à l’origine d’une série en film longue de 372 minutes tournée en Italie par Marcel Fabre et Luigi Maggi en 1914 et dont il ne reste que quatre épisodes présents sur cette galette :

– « L’île des singes ».

– « A la recherche de l’éléphant blanc ».

- « La reine de Makalo ».

- « Farandoul contre Philéas Fogg ».

Un film qui justifie presque à lui seul l’achat de cet ouvrage fort plaisant.

« L’odyssée Jules Verne » de Jean Demerliac, Michel Serres et Jean-Yves Tadié. Albin Michel et Arte Éditions.2005

 

 



« Jean de la Hire » : Le Grand Retour Chez Rivière Blanche!

Pour les amateurs de Jean de la Hire et les autres curieux, avides de découvrir un singulier personnage de l’aventure conjecturale, je voudrais rappeler la sortie de l’excellent ouvrage de Emmanuel Gorlier: « Nyctalope l’univers extravagant de Jean de La Hire » chez l’éditeur « Rivière Blanche »,certainement l’éditeur de référence dans le domaine de l’imaginaire. Une somme de renseignements concernant la chronologie des aventures de Léo Saint- Clair, sa biographie, une fiche de chaque personnage, un résumé critique de ses aventures… et une foule d’autres éléments en rapport avec le cycle.

De nombreux documents viennent compléter cet ouvrage passionnant dont une nouvelle totalement inédite « L’enfant perdu ». Quelques reproductions en N&B des couvertures d’origine agrémentent les pages de cette étude. Avec la toute récente parution chez le même éditeur d’un copieux volume « Nyctalope contre Lucifer » (Une incroyable aventure ou le Nyctalope va affronter le redoutable Baron von Glô Warteck, dit « Lucifer ») les inconditionnels de cet auteur ne peuvent que se réjouir devant une telle initiative. Cette réédition inespérée pourra en outre faire découvrir à un tout nouveau public tout le potentiel et l’originalité d’une littérature hélas tombée en désuétude mais qui conserve bien des décennies après tout son intérêt par la grande originalité de ses thématiques.

Premier grand super héros de la littérature populaire Française, un singulier personnage à (re) découvrir, dans une œuvre qui n’est certes pas exempte de défauts, mais qui nous prouve toute la vigueur et le dynamisme de la littérature populaire de cette époque.

Les illustrations de Denis Rodier qui ornent les deux volumes sont de plus magnifiques, ce qui ne gâche rien à l’achat de ses deux volumes indispensables et souhaitons que l’éditeur maintiendra ses ambitions éditoriales en nous proposant d’autres aventures de ce fascinant justicier….La malle aux trésors de cette époque est pleine à craquer et bien d’autres merveilles restent encore à découvrir!

 

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La Revue « Quinzinzinzili, L’univers Messacquien N° 14″ Vient De paraître

Le N° 14 de l’excellente revue « Quinzinzinzili » sur l’univers Messacquien vient de paraître et comme à son habitude le sommaire est aussi riche que varié.

Un numéro sous le signe de l’aventure puisque une place de choix sera réservée à l’écrivain Jack London et d’un texte rare écrit en 1905 « What Life Means to Me » et traduit pour l’occasion en 1939 par Régis Messac pour la revue « Simplement » . Un texte profondément « social » où l’auteur nous explique ses origines et son apprentissage dans un milieu défavorisé où la vie était un combat de chaque instant.

Vous y trouverez également une passionnante étude de Léo Malet sur le roman policier (Le monde libertaire du 16 Mars 1956), où le célèbre écrivain donne son avis éclairé sur sa vision du genre. Vous y trouverez également une rubrique consacrée au roman de Marc Wersinger « la chute dans le néant » et hasard du calendrier, un article fort intéressant au titre accrocheur : « Peut-on Microméguer ? ». Assez amusant puisque je viens de consacrer un article de mon blog sur « Les micro-mondes dans la science-fiction ».

Coup de projecteur sur un ouvrage de Messac, « A bas le latin » et une échange entre l’auteur et un professeur de lycée, autour de ce célèbre texte, un petit tout d’horizon sur l’accueil du public concernant « Le détective novel et l’influence de la pensée scientifique » et nous voilà rendu à la fin de l’ouvrage pour une petite analyse de quelques ouvrages utopiques recensés à l’époque par Régis Messac.

Un numéro une fois de plus fort bien documenté et qui nous apporte avec le savoir que nous connaissons à l’équipe rédactionnelle, des éléments supplémentaires sur un genre qui ne cesse de nous émerveiller au fil des années. Une collection indispensable pour le curieux et le passionné de cette admirable littérature

« Quinzinzinzili, l’univers Messacquien » N° 14. Eté 2011.30 pages

 

La Revue



Dictionnaire Du Roman Populaire Francophone

 Signalons la parution il a quatre ans d’un volume incontournable et necesaire à toute bonne bibliothèque de l’imaginaire

Note de l’éditeur:

« De About à Zigomar, des premiers romanciers apparus après la Révolution de 1789 aux auteurs du XXIe siècle, voici un panorama complet du roman populaire francophone (France, Belgique, Québec). Souvent condamné pour son caractère mercantile, pour ses personnages sans épaisseur et sans vraisemblance, à travers des intrigues et un style stéréotypés, dévalorisé sous les appellations de «romans à quatre sous», «littérature de gare», «para-littérature» ou «sous-littérature», ce domaine constitue cependant la majeure partie de la production littéraire.

Les 500 notices de ce Dictionnaire du roman populaire francophone présentent les principaux auteurs du domaine, connus ou moins connus : A. Dumas, F. Soulié, E. Sue, M. Zévaco, P. Féval, X. de Montépin, J. Mary, Delly, J. Moselli, G. Simenon, H. Musnik, R. Barjavel, P. Daignault, A. Héléna, B. Werber, D. Pennac, etc. Mais aussi les grands personnages de notre patrimoine (Rocambole, Fantômas, Angélique, Monte-Cristo, Maigret, Arsène Lupin, Bob Morane), les principaux éditeurs et leurs collections, les types de personnages, les principaux illustrateurs, les grands genres (roman judiciaire, fantastique, science-fiction, roman historique, récit sentimental, roman d’aventures, western, roman policier, etc.).

Deux aspects originaux complètent ce panorama. Des articles présentent les conditions d’édition de cette littérature (journaux, fascicules, revues, colportage, censure, série). Et des écrivains d’aujourd’hui interviennent çà et là pour situer leur propre création littéraire par rapport aux romans populaires.

Daniel Compère est maître de conférences à l’Université de Paris III -Sorbonne nouvelle où il enseigne la littérature française du XIXe siècle. Il a publié plusieurs ouvrages sur Jules Verne et Alexandre Dumas, ainsi qu’un ouvrage encyclopédique, Les Maîtres du fantastique en littérature. Il est l’animateur de la revue Le Rocambole consacrée au roman populaire. »

Publié en 2007 aux éditions « Nouveau monde » cet ouvrage ravira les inconditionnels du genre où l’aspect de la littérature populaire y sera abordé de la manière la plus éclectique qui soit : Roman conjectural, fantastique, sentimental, d’exploration, de guerre, d’espionnage…. tout un pan de « l’autre littérature » dite de « gare » par certains, d’attardés pour d’autres, j’ai vécu pendant des années avec le regard compatissant de mon entourage et je dois avouer que j’ai toujours éprouvé une grande fierté à rester en marge de ce que l’on appelle la « vraie littérature », celle pour les snobs, ceux qui n’assument pas certaines déviances littéraires et qui restent englué dans un classicisme pédant pour ne pas dire chiant.

Faisant écho à certains groupes se trouvant sur un certain réseau social, l’auteur nous parle de tout son amour et de sa passion, pour un genre délaissé voire méprisé mais qui effectue de nos jours, grâce à l’intervention d’indéfectibles passionnés, un puissant retour en force. Auteurs, collections, genres,agrémenté de superbes reproductions couleurs en milieu de volume, il y en a pour tout le monde.Un dictionnaire indispensable qui ne trouve son bémol que dans le prix, 39 euros, un peu cher pour le commun des mortels.

J’ai de mon coté beaucoup de chance car mon bouquiniste préféré rentre assez souvent ce type d’ouvrages, souvent à l’état neuf et à moitié prix. Un client compulsif qui achète beaucoup dans tous les domaines et qui revend assez régulièrement afin de faire d’autres achats…une aubaine pour le maniaque que je suis !

 

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Arnould Galopin à L’honneur Chez « L’Arbre Vengeur »

Même si son nom prête à sourire, Arnould Galopin n’en est pas poins l’auteur du très célèbre « Le Docteur Oméga, aventures fantastiques de trois Français sur la planète Mars »  (Librairie mondiale 1905) réédité chez Albin Michel « Les belles aventures » 1949. Inventeur de la « Répulsite » ( Hommage à Wells et sa cavorite ») le célèbre savant va ainsi vivre de mystérieuses et trépidantes aventures sur l’astre rouge….actualité oblige. Cette faune et cette flore à la mesure de l’imagination de l’écrivain, se retrouveront dans une sorte de réédition, mais en douze fascicules , superbement illustrés, sous le titre « Les chercheurs d’inconnu, aventures fantastiques d’un jeune Parisien » ( Editions Jules Tallandier 1908/1909 illustré par Paul Thiriat)). Ici, la « répulsite » se transformera en « Stellite ». D’une manière générale un reliure de la série sans les magnifiques couvertures se rencontre encore de temps en temps sur la toile.

Il rédigea également une singulière histoire de savant fou « Le bacille » où le machiavélique génie, décide dans un excès de mégalomanie afin de punir une humanité indigne de son génie, d’empoisonner à l’aide d’un virus, l’eau potable de la populations. Rassurerez vous, le méprisable projet n’aboutira pas. Publié a l’origine chez Albin Michel en 1928, l’ouvrage vient d’avoir l’honneur d’une ressortie chez « L’arbre vengeur » dynamique et sympathique éditeur, très attaché à l’anticipation ancienne. Si vous aimez les histoires de fous criminels, alors n’hésitez pas, le texte garde encore un certain charme.

Note de l’éditeur:

« Quand on prononce le nom de Galopin, prénom Arnould, le scepticisme le dispute à l’incrédulité : est-il donc possible de s’appeler comme ça ? Quand on annonce que l’on va rééditer un de ses meilleurs romans, l’incrédulité se fait inquiétude : z’êtes sûr que cela vaut la peine ? Eh bien oui, d’une voix d’une seule nous répondons que Le Bacille, son fameux roman d’anticipation bactériologique (pour faire court) a toutes les vertus de cette excellente littérature populaire dont nous déplorons, à mi-voix, l’extinction. Les plus curieux de nos lecteurs seront donc ravis d’apprendre que les libraires les plus intrépides l’accueilleront à l’office demain, à l’heure du laitier, la plus belle. »

 

Arnould Galopin à L'honneur Chez



Une Réédition Très Attendue : « Le Détective Novel Et L’influence De La Pensée Scientifique » De Régis Messac

Habitués à nous livrer des ouvrages de qualités et des pavés du « genre », souvenez vous du monumental « Jean Ray L’alchimie du mystère », les éditions Encrage/Belles lettres dans sa collection « Travaux » viennent de rééditer un monument de Régis Messac, pratiquement introuvable de nos jours, ou à prix d’or « Le détective novel et l’influence de la pensée scientifique ». Brillant sujet de Thèse de Doctorat,véritable bible du genre, cette passionnante étude met en évidence les liens étroits qui existent entre la « science » de la déduction et de l’analyse précise et méticuleuse des faits et de tout un courant de littérature qui s’est développé dès le XIXéme siècle. En passant en revue toute l’histoire des enquêteurs célèbres de la littérature policière dans sa forme la plus « populaire »( et même plus avant car l’auteur remonte à l’antiquité) jusqu’au détective doté d’une conscience scientifique, c’est tout un éventail aussi large que possible de ces combattants du crime, que l’auteur nous propose ici.

Ouvrage incontournable, pour la richesse de ses informations, de ses thématiques et de la pertinence de ses analyses, saluons ici cette formidable entreprise qui occupera sans nul doute une place de choix dans votre bibliothèque de l’imaginaire.

Présentation de l’éditeur

« D’où vient le roman policier, et comment le définir? C’est à ce phénomène sociologique et aux raisons qui le déterminent que répond la magistrale thèse de doctorat ès lettres que Régis Messac a soutenue en 1929. Loin de restreindre son étude au XIXe siècle, qui voit l’avènement du genre, Régis Messac remonte à la plus haute Antiquité pour y trouver ses racines historiques et philologiques. Fidèle à la formation qu’il a reçue, comme à la méthode des détectives qui lui sont chers, l’auteur procède du proche au lointain, du connu à l’inconnu, du présent au passé, en suivant la piste, véritable voyage dans le temps.

La thèse de Messac, si moderne par le choix de son objet comme par sa conception, est en même temps profondément classique, au meilleur sens du terme. D’une culture foisonnante, le livre évoque avec le même enthousiasme la Bible et le Talmud, les sources du récit voltairien ou les dernières livraisons de Nick Carter. Messac a le don de raconter les histoires sans jamais les déflorer; son exposé fourmille de détails et d’exemples curieux, comme ceux de l’action que peuvent exercer des forces collectives et anonymes sur l’oeuvre littéraire.

« Le postulat du « Detective Novel », écrit Claude Amoz dans sa préface, démontre avec fermeté que ce genre littéraire entretient un lien quasiment ontologique avec la pensée scientifique. » Si les romans dits de détection ne trouvent leur essor qu’à une époque où l’on croit en la science et au progrès, Messac s’élève contre l’usage abusif du concept de déduction cher à Poe et à Conan Doyle. Mais plus encore qu’un procédé inductif, l’auteur préfère y voir « des raisonnements fondés sur l’observation d’un fait particulier conduisant à un autre fait particulier ».

Ce livre est tout sauf rébarbatif, l’érudition et l’analyse emportent l’adhésion; il doit son principal intérêt à l’extrême rigueur de sa méthode et à l’immense richesse de bibliographie; il se dévore aussi facilement que les romans policiers dont il fait l’autopsie. »

Sommaire :

LIVRE PREMIER : LES ARCANES DE LA FIRÁSAH

I. Voyages et aventures des princes de Sarendip

II. Sur le chemin d’Athènes

III. La couronne d’Archimède

IV . Miracles et réalités

V . Miracles et littérature

VI. Le retour des princes subtils

LIVRE DEUXIÈME : FANTÔMES ET BRIGANDS

I. Le chapitre des mouches

II. La gaieté de Beaumarchais

III. Le visionnaire

IV. Les mystères du château d’Udolphe

V. Caleb Williams

VI. De Wieland à Wieland

LIVRE TROISIÈME : VOYAGES PHYSIOGNOMONIQUES

I. Correspondances

II. Pathfinders

III. Une ténébreuse affaire

IV. Le Figaro du bagne

V. Vidocq et Vautrin

LIVRE IV : LES MYSTÈRESDE LA RUE MORGUE

I. How to write a blackwood article

II. L’héritage de Caleb Williams

III. Natural magic

IV. De Dupin à Campanella

LIVRE CINQUIÈME : LES MODERNES MILLE ET UNE NUITS

I. La suite au prochain numéro

II. Où mènent les mauvais chemins

III. Les Mohicans de Paris

IV. Les héritiers de Vautrin

V. Les exploits de Rocambole

VI. Monsieur Lecoq

LIVRE SIXIÈME : SHERLOCK HOLMES ET NICK CARTER

I. « The Newgate Novel »

II. Les morts de Nick Carter

III. Les déductions de Sherlock Holmes

IV. La dernière incarnation de Rocambole

CONCLUSION ANNEXES

Bibliographie

Tableau chronologique des principaux textes citésLe roman policier Principaux articles recensés

Postface par Francois Guérif

Index

 

Une Réédition Très Attendue :



Quelques Nouvelles En Vrac

* Pour les retardataires qui n’auraient pas encore découverts deux œuvres essentielles du grand Rosny Ainé, ils peuvent toujours se racheter en faisant l’acquisition à petits prix, des deux volumes suivants:

- « La force mystérieuse » éditions Infolio collection « Micromégas ».

« Les navigateurs de l’infini » Petite bibliothèque d’ombres, collection « Les classiques de l’utopie et de la science fiction» .

Ce dernier éditeur est assez intéressant pour le nombre assez conséquent d’ouvrages assez rares de conjecture ancienne qu’il réédita. Je vous invite à consulter la page que « Sur l’autre face du monde » lui avait consacré. Pour rappel, Rosny Ainé qui fut l’ami des Goncourt, participa à récompenser le tout premier roman de ce prestigieux prix et qui fut attribué en 1903 à J.H.Nau, pour son roman « Force ennemie » , un curieux roman d’anticipation qui nous raconte les prémices d’une tentative d’invasion de la terre par une race d’extra-terrestres. Roman réédité il y a peu chez l’éditeur Max Milo.

* Du coté des revues, je viens d’apprendre la reprise, après quelques mois d’absence, de l’excellent revue « Le boudoir de gorgones » au sommaire de ce numéro 21 :

Dans les griffes de Sthéno :

«Le Squelette» (Le Prêtre désossé) (1868) de Gabriel Marc. o «Notice sur Gabriel Marc» par Noëlle Benhamou.

- «Comment mourut Jacques Codelle» (1910) de R. d’Ast.

- «Si c’était vrai…» (1917) de Henry Frichet. o «Notice sur Henry Frichet» par Philippe Gontier.

- «Les maîtres de la littérature fantastique et de science-fiction francophone : Octave Béliard, entre science et merveilleux» (1ère partie) par Philippe Gontier.

Dans l’ombre d’Euryalé :

-«Le Chercheur de merveilleux» (revue de presse de l’étrange).

- «Last but not least» (notes de lecture) par Ph.

Pour toutes commandes voir le lien suivant :

http://boudoirdesgorgones.free.fr/

* Toujours du coté des libraires, signalons également la sortie chez l’éditeur « Les moutons électriques » de deux passionnants recueils qui vont probablement intéresser les amateurs de « Détectives de l’étrange » :

« Les enquêtes de Solar Pons » de August Derleth (Bibliothèque Voltaïque N° 18, Février 2011). Ami, correspondant et continuateur de l’œuvre de H.P.Lovecraft, l’auteur nous révèle une nouvelle facette de son talent avec ces pastiches de Sherlock Holmes, mâtinés de fantastique.

- « Détective de l’étrange » de Serge Lehman ( Bibliothèque Voltaïque N° 20, Mai 2011) : « Dans le petit monde de la famille Dekk, il y a le père, Thomas, dissident tchèque réfugié en France après le Printemps de Prague. Il y a le fils, Karel, étudiant en Lettres à la Sorbonne. Il y a la banlieue parisienne en proie à des apparitions monstrueuses, et l’Europe où services secrets et empires industriels s’affrontent pour le contrôle de la réalité. Ajoutez un vaisseau alien de la taille d’une lune, une aberration topologique du réseau RER, une cité transmonde appelée Noireville et même le milieu des écrivains français de science-fiction et vous aurez une idée de ce qu’est Espion de l’étrange. ».

Ce même éditeur qui avait déjà sorti un copieux volume en Mars dernier, des œuvres majeures de l’écrivain Français Léon Groc « La cité des ténèbres et autres voyages excentriques » ( Bibliothèque Voltaïque N° 19) comprenant : « La cité des ténèbres » , «Une invasion de sélénites », « La planète de cristal ».

 

* En librairie également le tome 5 de « L’arcamonde » une enquête de l’antiquaire Frans Bogaert. J’ai déjà eu l’occasion de vous parler dans les pages de ce blog de cette sympathique série dont je déplorais une présentation quelque peu « classique ». Je viens de récupérer l’exemplaire et je dois avouer que la transformation est spectaculaire. Certes, le prix à légèrement augmenté, mais en regard du soin apporté à la nouvelle présentation ces deux euros sont largement justifiés : Couverture rigide, changement de la présentation du premier plat, illustrations intérieures à chaque chapitre, première et dernière feuille de garde ornés de motifs du plus bel effet…Franchement de la bien belle ouvrage qui redonne à cette collection un nouvel élan, et lui confère même un aspect « vieux livre » du plus bel effet. Ce qui n’était que justice lorsque nous avons affaire aux aventures d’un « détective antiquaire ».

 

* Je viens juste de découvrir et de feuilleter par le plus pur des hasards  « 100 ans de livres d’enfants et de jeunesse » et je ne cache pas mon plaisir de pouvoir ainsi consulter certaines œuvres phares de notre domaine de prédilection que les auteurs ont ainsi reproduits sur un magnifique papier glacé. Un chapitre (entre autre) consacré à l’anticipation vous permettra de visualiser de magnifiques cartonnages aux couleurs vives et aux dessins si subtil :

« Un panorama des livres pour enfants publiés entre 1840 et 1940, ouvrages riches en or, gravures, percalines, chromolithographies, aux reliures et illustrations de qualité. Après un aperçu technique de l’époque et des divers registres du livre de jeunesse, propose un dictionnaire des principaux auteurs, illustrateurs, éditeurs, imprimeurs, graveurs ayant pris part à cette aventure de l’édition. »

Pour les amoureux des choses anciennes et de toutes ces belles reliures qui maintenant s’arrachent à prix d’or. L’ouvrage fut co-écrit par Philippe Mellot, collectionneur érudit à qui nous devons la série « Les maîtres de… » publié il y a quelques années chez Michèle Trickvel. C’est déjà une bonne chose que de pouvoir admirer les reproductions de si belles couvertures et de pouvoir se remplir les yeux de tant de merveilles!

« 100 ans de livres d’enfants et de jeunesse 1840-1940 » de Jean-Marie Embs et Philippe Mellot. Editions De Lodi.2006.

 

* Enfin pour terminer, devrait paraître ce mois-ci le N° 18 de l’excellent revue « Le Visage vert ». Un programme fort alléchant puisque, en sus des nombreuses nouvelles de qualité qui nous sont a chaque fois proposées, l’exemplaire aborde un dossier réalisé sous la direction de François Ducos et intitulé « Le gorille voleur de femmes ». Une thématique passionnante et dont l’anticipation ancienne usa de nombreuses fois et ce, pour notre plus grand plaisir. Signalons également un long article réalisé par le talentueux Michel Meurger et consacré aux « Sorcière de Salem et la fiction Américaine »

http://www.levisagevert.com/Revues/accueil.html

 

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« Quinzinzinzili, l’Univers Messacien N°12″ Vient de Paraitre.

J’ai déjà eu l’occasion de vous dire, dans les pages de ce blog, tout le bien que je pensais de cette formidable revue « Quinzinzinzili, l’univers Messacien ». Continuant ainsi son travail de défrichage autour de l’œuvre abondante de Régis Messac et de son apport considérable à l’anticipation ancienne, le numéro 12 vient donc de paraître avec un sommaire toujours aussi abondant et passionnant.

Après une petite « mise en bouche » concernant le célèbre titre utilisé pour la présente revue, il vous sera possible d’en savoir un peu plus sur une autre de ses œuvres, atypique mais tout aussi généreuse : « A bas le latin ! ». Vient ensuite un très gros dossier, absolument indispensable et qui nous éclaire un peu plus sur la fascinante série de « La brigade chimérique ». Une œuvre foisonnante sur le rôle de ces « super héros » qui naquirent sous la plume féconde des auteurs populaires d’avant guerre, et qui renaissent ainsi de leurs cendres dans ce cycle riche et parfaitement bien maîtrisé. Ce dossier se penche sur la genèse de cette saga, de ses sources d’inspiration et d’une interview fort bien venue de Serge Lehman. A lire impérativement pour celles ou ceux dont « la brigade chimérique » représente un tournant indispensable pour une certaine reconnaissance de tous ces héros qui peuplèrent la grande multitude des éditions populaires Françaises.

Un dernier article, tout aussi intéressant viendra clore ce numéro 12, « Régis Messac et l’empire du pseudo », tout est dans le titre et l’on y apprend une foule de choses qui nous permettent de mieux cerner le personnage et de son rapport avec l’écriture. C’est Régis Messac, qui aura le mot de la fin avec « Hypermonde, remontons le temps » et de son approche du terme utilisé comme titre de la toute première collection française de science-fiction.

Je ne saurais trop vous recommander la lecture de cette revue unique et bien évidemment de vous conseiller de vous y abonner, car il serait vraiment dommage d’en manquer, ne serait-ce qu’un seul numéro.

 



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