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Archive pour la catégorie « la vieille anticipation en librairie »

Quelques Nouvelles En Vrac

* Pour les retardataires qui n’auraient pas encore découverts deux œuvres essentielles du grand Rosny Ainé, ils peuvent toujours se racheter en faisant l’acquisition à petits prix, des deux volumes suivants:

- « La force mystérieuse » éditions Infolio collection « Micromégas ».

« Les navigateurs de l’infini » Petite bibliothèque d’ombres, collection « Les classiques de l’utopie et de la science fiction» .

Ce dernier éditeur est assez intéressant pour le nombre assez conséquent d’ouvrages assez rares de conjecture ancienne qu’il réédita. Je vous invite à consulter la page que « Sur l’autre face du monde » lui avait consacré. Pour rappel, Rosny Ainé qui fut l’ami des Goncourt, participa à récompenser le tout premier roman de ce prestigieux prix et qui fut attribué en 1903 à J.H.Nau, pour son roman « Force ennemie » , un curieux roman d’anticipation qui nous raconte les prémices d’une tentative d’invasion de la terre par une race d’extra-terrestres. Roman réédité il y a peu chez l’éditeur Max Milo.

* Du coté des revues, je viens d’apprendre la reprise, après quelques mois d’absence, de l’excellent revue « Le boudoir de gorgones » au sommaire de ce numéro 21 :

Dans les griffes de Sthéno :

«Le Squelette» (Le Prêtre désossé) (1868) de Gabriel Marc. o «Notice sur Gabriel Marc» par Noëlle Benhamou.

- «Comment mourut Jacques Codelle» (1910) de R. d’Ast.

- «Si c’était vrai…» (1917) de Henry Frichet. o «Notice sur Henry Frichet» par Philippe Gontier.

- «Les maîtres de la littérature fantastique et de science-fiction francophone : Octave Béliard, entre science et merveilleux» (1ère partie) par Philippe Gontier.

Dans l’ombre d’Euryalé :

-«Le Chercheur de merveilleux» (revue de presse de l’étrange).

- «Last but not least» (notes de lecture) par Ph.

Pour toutes commandes voir le lien suivant :

http://boudoirdesgorgones.free.fr/

* Toujours du coté des libraires, signalons également la sortie chez l’éditeur « Les moutons électriques » de deux passionnants recueils qui vont probablement intéresser les amateurs de « Détectives de l’étrange » :

« Les enquêtes de Solar Pons » de August Derleth (Bibliothèque Voltaïque N° 18, Février 2011). Ami, correspondant et continuateur de l’œuvre de H.P.Lovecraft, l’auteur nous révèle une nouvelle facette de son talent avec ces pastiches de Sherlock Holmes, mâtinés de fantastique.

- « Détective de l’étrange » de Serge Lehman ( Bibliothèque Voltaïque N° 20, Mai 2011) : « Dans le petit monde de la famille Dekk, il y a le père, Thomas, dissident tchèque réfugié en France après le Printemps de Prague. Il y a le fils, Karel, étudiant en Lettres à la Sorbonne. Il y a la banlieue parisienne en proie à des apparitions monstrueuses, et l’Europe où services secrets et empires industriels s’affrontent pour le contrôle de la réalité. Ajoutez un vaisseau alien de la taille d’une lune, une aberration topologique du réseau RER, une cité transmonde appelée Noireville et même le milieu des écrivains français de science-fiction et vous aurez une idée de ce qu’est Espion de l’étrange. ».

Ce même éditeur qui avait déjà sorti un copieux volume en Mars dernier, des œuvres majeures de l’écrivain Français Léon Groc « La cité des ténèbres et autres voyages excentriques » ( Bibliothèque Voltaïque N° 19) comprenant : « La cité des ténèbres » , «Une invasion de sélénites », « La planète de cristal ».

 

* En librairie également le tome 5 de « L’arcamonde » une enquête de l’antiquaire Frans Bogaert. J’ai déjà eu l’occasion de vous parler dans les pages de ce blog de cette sympathique série dont je déplorais une présentation quelque peu « classique ». Je viens de récupérer l’exemplaire et je dois avouer que la transformation est spectaculaire. Certes, le prix à légèrement augmenté, mais en regard du soin apporté à la nouvelle présentation ces deux euros sont largement justifiés : Couverture rigide, changement de la présentation du premier plat, illustrations intérieures à chaque chapitre, première et dernière feuille de garde ornés de motifs du plus bel effet…Franchement de la bien belle ouvrage qui redonne à cette collection un nouvel élan, et lui confère même un aspect « vieux livre » du plus bel effet. Ce qui n’était que justice lorsque nous avons affaire aux aventures d’un « détective antiquaire ».

 

* Je viens juste de découvrir et de feuilleter par le plus pur des hasards  « 100 ans de livres d’enfants et de jeunesse » et je ne cache pas mon plaisir de pouvoir ainsi consulter certaines œuvres phares de notre domaine de prédilection que les auteurs ont ainsi reproduits sur un magnifique papier glacé. Un chapitre (entre autre) consacré à l’anticipation vous permettra de visualiser de magnifiques cartonnages aux couleurs vives et aux dessins si subtil :

« Un panorama des livres pour enfants publiés entre 1840 et 1940, ouvrages riches en or, gravures, percalines, chromolithographies, aux reliures et illustrations de qualité. Après un aperçu technique de l’époque et des divers registres du livre de jeunesse, propose un dictionnaire des principaux auteurs, illustrateurs, éditeurs, imprimeurs, graveurs ayant pris part à cette aventure de l’édition. »

Pour les amoureux des choses anciennes et de toutes ces belles reliures qui maintenant s’arrachent à prix d’or. L’ouvrage fut co-écrit par Philippe Mellot, collectionneur érudit à qui nous devons la série « Les maîtres de… » publié il y a quelques années chez Michèle Trickvel. C’est déjà une bonne chose que de pouvoir admirer les reproductions de si belles couvertures et de pouvoir se remplir les yeux de tant de merveilles!

« 100 ans de livres d’enfants et de jeunesse 1840-1940 » de Jean-Marie Embs et Philippe Mellot. Editions De Lodi.2006.

 

* Enfin pour terminer, devrait paraître ce mois-ci le N° 18 de l’excellent revue « Le Visage vert ». Un programme fort alléchant puisque, en sus des nombreuses nouvelles de qualité qui nous sont a chaque fois proposées, l’exemplaire aborde un dossier réalisé sous la direction de François Ducos et intitulé « Le gorille voleur de femmes ». Une thématique passionnante et dont l’anticipation ancienne usa de nombreuses fois et ce, pour notre plus grand plaisir. Signalons également un long article réalisé par le talentueux Michel Meurger et consacré aux « Sorcière de Salem et la fiction Américaine »

http://www.levisagevert.com/Revues/accueil.html

 

Quelques Nouvelles En Vrac dans la vieille anticipation en librairie enfantsetdejeunesse  lacitdestnbres dans la vieille anticipation en librairie



« Quinzinzinzili, l’Univers Messacien N°12″ Vient de Paraitre.

J’ai déjà eu l’occasion de vous dire, dans les pages de ce blog, tout le bien que je pensais de cette formidable revue « Quinzinzinzili, l’univers Messacien ». Continuant ainsi son travail de défrichage autour de l’œuvre abondante de Régis Messac et de son apport considérable à l’anticipation ancienne, le numéro 12 vient donc de paraître avec un sommaire toujours aussi abondant et passionnant.

Après une petite « mise en bouche » concernant le célèbre titre utilisé pour la présente revue, il vous sera possible d’en savoir un peu plus sur une autre de ses œuvres, atypique mais tout aussi généreuse : « A bas le latin ! ». Vient ensuite un très gros dossier, absolument indispensable et qui nous éclaire un peu plus sur la fascinante série de « La brigade chimérique ». Une œuvre foisonnante sur le rôle de ces « super héros » qui naquirent sous la plume féconde des auteurs populaires d’avant guerre, et qui renaissent ainsi de leurs cendres dans ce cycle riche et parfaitement bien maîtrisé. Ce dossier se penche sur la genèse de cette saga, de ses sources d’inspiration et d’une interview fort bien venue de Serge Lehman. A lire impérativement pour celles ou ceux dont « la brigade chimérique » représente un tournant indispensable pour une certaine reconnaissance de tous ces héros qui peuplèrent la grande multitude des éditions populaires Françaises.

Un dernier article, tout aussi intéressant viendra clore ce numéro 12, « Régis Messac et l’empire du pseudo », tout est dans le titre et l’on y apprend une foule de choses qui nous permettent de mieux cerner le personnage et de son rapport avec l’écriture. C’est Régis Messac, qui aura le mot de la fin avec « Hypermonde, remontons le temps » et de son approche du terme utilisé comme titre de la toute première collection française de science-fiction.

Je ne saurais trop vous recommander la lecture de cette revue unique et bien évidemment de vous conseiller de vous y abonner, car il serait vraiment dommage d’en manquer, ne serait-ce qu’un seul numéro.

 



« L’Atlantide et Autres Civilisations Perdues de A à Z « de J.P.Deloux et L.Guillaud

Nous évoquions il y a quelques jours l’ouvrage de Lauric Guillaud « L’éternel déluge » et traitant tout particulièrement de l’Atlantide et principalement dans sa forme romanesque. Il faudra donc joindre à ce précieux petit ouvrage, un autre titre du même auteur et paru également en 2001 « Atlantide et autres civilisations de A à Z ». Un fort volume grand format sur papier glacé de presque 300 pages, qui va nous inventorier films, fictions, noms de villes, de lieux, de personnages, d’auteurs, de héros, de créatures, etc.….qui entretiennent des liens étroits avec ces civilisations fabuleuses, Mû, Atlantide, Lémurie, Thulé, Hyperborée….Un ouvrage passionnant mais que les amateurs de « conjectures anciennes » devront parcourir en compagnie de « L’éternel déluge ». En effet, malgré l’ambition de cette encyclopédie se voulant et je cite « quasi exhaustive », de petites références manquent par ci par là, mais en regard du véritable travail « d’archéologue du merveilleux » réalisé par l’auteur, il nous faut avant tout le saluer pour cette louable entreprise qui ne manquera pas d’être un outil indispensable dans votre bibliothèque des « mondes défunts et des mondes cachés ». Une encyclopédie tout de même dédiée à la mémoire de Bernard Heuvelmans (Fondateur de la Cryptozoologie) et Pierre Versins (Encyclopédiste des conjectures anciennes), excusez du peu !

« Atlantide et autres civilisations perdues de A à Z » de Jean-Pierre Deloux et Lauric Guillaud, avec la collaboration de Francis Adoue. Éditions e/dite.2001

 



Léon Groc & Jules Lermina à L’honneur Chez « Les Moutons Electriques »

Il y a des signes qui ne trompent pas et si depuis quelques mois déjà nous avions quelques signes diffus de la part de certains éditeurs, aujourd’hui le doute n’est plus possible, l’anticipation ancienne reprend du service. Je ne peux que me réjouir, de voir enfin un certain dynamisme dans le monde de l’édition et de constater finalement que certaines œuvres d’apparence désuètes et surannées, suscitent tout de même quelques curiosités.

Voici donc la dernière nouveauté de ce sympathique éditeur « Les moutons électriques » dont le relent très science fiction de son titre ne pouvait que laisser présager d’agréables surprises en la matière. Inutile de vous dire tout le bien que je pense de ses collections, réparties en quatre bibliothèques, dont la diversité et l’éclectisme forcent le respect. Des ouvrages incontournables dans notre domaine et en regard des futures parutions comment ne pas vibrer d’excitation et de plaisir.

Pour l’heure, c’est un ouvrage dans la collection « Voltaïque » qui attire toute notre attention et je dois dire que le choix de cette réédition est tout à fait appropriée. En effet, l’éditeur vient d’avoir le bon goût de ressortir en un seul volume trois œuvres majeures d’un écrivain Français qui, même s’il n’est pas le plus méconnu dans le domaine de l’anticipation ancienne, reste un peu trop injustement oublié par la majorité des lecteurs. Trois textes, trois thématiques différentes, trois œuvres essentielles.

Je ne vous cache pas que cet auteur est pour moi un modèle dans la mesure où ma première découverte dans le domaine fut justement un texte de Léon Groc, « La révolte des pierres » et qu’il est sans contexte un des chefs de file de ce « mouvement » qui dans les années vingt, s’affirmera comme une nouvelle forme littéraire, plus connu sous le nom de merveilleux scientifique. Voici donc un petit résumé du contenu du volume proposé par la « Bibliothèque Voltaïque »

« La cité des ténèbres » publié à l’origine dans la revue « Sciences et Voyages » du N° 239 au N° 247 (du 28 Février 1924 au 30 Mars 1924) sera par la suite réédité chez Tallandier « Bibliothèque des grandes Aventures » N° 119, 1926, dans une édition considérablement augmentée. La thématique en est passionnante puisqu’il combine le thème de la terre creuse et de la civilisation disparue avec la découverte de descendants des Chaldéens qui à force de vivre dans l’obscurité, ont développés une sorte de « toucher à distance »

« La révolte des pierres » paru dans la Nouvelle Revue Critique en 1930 et réédité chez Tallandier « Bibliothèque des grandes aventures, voyage excentrique » 3éme série N°72, 1941, sous le titre « Une invasion de sélénites ». Une passionnante histoire de créatures extraterrestres vivant sur la lune et appartenant à une espèce minérale radioactive. Un savant fou entre en communication avec l’une d’entre elle et sa venue sur terre et son pouvoir d’attraction sur les pierres, entraînent une sacrée panique. Fort heureusement, alors que le dément préparait une véritable invasion de ses minéraux, il sera mis hors d’état de nuire.

« La planète de cristal, roman fantastique » paru eux éditions Janicot en 1944. Une curieuse et passionnante histoire où il sera question d’exploration spatiale et de la découverte d’êtres à plusieurs dimensions. Un texte ambitieux et très original qui sera en quelque sorte l’aboutissement du talent de l’auteur.

Un pavé, essentiel pour les amateurs et simples curieux, enrichi qui plus est par la préface d’un spécialiste du genre Francis Vallery.

  Léon Groc est un formidable écrivain qui rédigea plus d’une dizaine de romans relevant de notre domaine et dont certains, font véritablement figure de références en la matière (les « Moutons électriques » vous propose avec cette édition,le « must » de sa production) il n’était donc que justice de lui rendre ainsi hommage dans cette magnifique édition.Il ne nous reste plus qu’à souhaiter que dans cette sublime démarche de réhabilitation, l’éditeur nous propose dans un avenir proche, une autre bonne surprise de ce genre où les noms de André Couvreur,Marcel Roland, Cyril-Berger ou René Thévenin, viendraient grossir les rangs de cette « Bibliothèque Voltaïque » déjà riche d’un Gustave Le Rouge et d’un Maurice Renard.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule il me faut également signaler, toujours chez le même éditeur, la sortie dés le mois de juin d’un texte tout aussi ancien et remarquable : « L’effrayante aventure » de Jules Lermina. Ouvrage rare paru dans la mythique collection « Les romans mystérieux » éditions Tallandier en 1913, ce texte après plusieurs décennies, garde toute sa saveur et son originalité, en mélangeant avec bonheur intrigue policière, aventure mystérieuse et thématique conjecturale.

Un inventeur construit un appareil fonctionnant avec une nouvelle source d’énergie, le Vrilium. Ce dernier suite à un incident s’écrase dans un terrain vague à Paris et alors que le savant tente de l’arrêter, il provoque un éboulement, mettant à jour une immense caverne abritant des monstres antédiluviens prisonniers de la glace. Cette dernière fond, les monstres sont lâchés !

Un texte difficile à trouver, donc relativement cher sur le marché de l’occasion, ce qui augmente d’autant plus notre plaisir de redécouvrir cette réédition inespérée Un pur plaisir de lecture de la part de cet auteur déjà rencontré dans les pages de ce blog au sujet d’un roman tout aussi passionnant « Mystère-ville » et qu’il serait également grand temps de rééditer.

- « La cité des ténèbres, et autres voyages excentriques » de Léon Groc. Editions « Les moutons électriques » collection « La bibliothèque Voltaïque » N°19.

- « L’effrayante aventure » de Jules Lermina. Editions « Les moutons électriques » collection « La bibliothèque voltaïque », Hors Série, Hardcover, tirage limité 50 exemplaires.

 

Lien de l’éditeur:

http://www.moutons-electriques.fr/

Léon Groc & Jules Lermina à L'honneur Chez   effrayanteaventure2 dans la vieille anticipation en librairie



« Le Boudoir Des Gorgones » Spécial Anticipation Ancienne

Habitué comme à son habitude à nous fournir des textes rares et inédits « Le boudoir des gorgones » de l’infatigable Philippe Gontier, publia un numéro « treize » tout a fait remarquable et remarqué puisqu’il s’intitule « Numéro spécial anticipation ancienne ». Déjà responsable d’un très bon N°19, consacré aux « Horreurs végétales » (dans la continuité de deux ancien numéros eux aussi ayant le même sujet pour thème), il vous sera possible de découvrir grâce à ses dons innés pour l’archéologie littéraire, quelques petites raretés conjecturales anciennes :

- « La terreur future » (1891) de Marcel Schwob. Post face de Philippe Gontier. Nouvelle recueillie dans le volume «. Cœur double »

- « En l’an 2745, anticipation » de N.de Montferrato. Paru dans le supplément littéraire illustré du « Petit Parisien » N°934. Dimanche 30 Décembre 1905.

- « La disparition du Rouge » de François Pafiou.. Paru dans la revue « Nos loisirs » N° 11(3éme année).15 Mars 1908.

- « La race qui vaincra » de Jules Sageret. Recueilli dans un essais publié en 1908 au « Mercure de France ». Cette nouvelle fût reprise par Marc Madouraud dans son anthologie « La race qui vaincra et autres histoires » aux éditions Recto-Verso collection « Idés et autres… »

- Petite cerise sur le gâteau, un portfolio de douze illustrations et consacré à l’immense Henri Lanos. (dont vous trouverez une bibliographie à la fin de billet consacré à « Un monde sur le monde »)

Au final quatre petits textes à lire absolument. Il reste encore quelques exemplaires de cette fantastique revue « dans tous les sens du terme), alors ne tardez pas trop. Le responsable de cette revue, qui hélas s’arrêtera au numéro 20, est un véritable passionné à la tête d’une association « Les aventuriers de l’art perdu » dont il faudra un jour que nous reparlions. En effet, après « Nuits Blanches » et « Sur les rayons de la bibliothèque populaire », je pense que ce personnage à des choses très intéressantes à nous raconter. A suivre donc.

Pour commander le ou les exemplaires voir sur le site:
 

http://boudoirdesgorgones.free.fr/

 

 

 

 

 

 



« L’imaginaire Médical Dans Le Fantastique Et La Science-Fiction »

Dans cet ouvrage passionnant les auteurs abordent la thématique de la médecine comme source d’inspiration à des genres aussi divers que la littérature, le cinéma, la télévision…. Un sujet qui ne peut laisser insensible les lecteurs de ce blog, habitués aux expériences douteuses de certains praticiens qui au nom de la science repoussent les frontières du possible et….de l’horreur.

A des fins personnelles, pour son propre ego, pour prouver qu’il peut repousser les limites de la mort, recréer ou prolonger la vie, le médecin sera dans certains cas, scientifique dans d’autres savants fous, afin de se disculper ou se donner bonne conscience. La démarche est d’autant plus intéressante qu’il n’existe pas de précédent dans ce domaine et que le seul auteur à avoir accordé à cette thématique un certain intérêt est Jean Jacques Bridenne dans son ouvrage « La littérature d’imagination scientifique » à la page 257 « Quelques cas de la médecine littéraire ».

Maladies, épidémies, rajeunissement, vieillissement, modification, autant de thermes essentiels que vous rencontrerez au fil des quelques 370 pages, d’un ouvrage qui loin d’être exhaustif, n’en est pas moins essentiel et indispensable pour une toute nouvelle approche de ce vaste sujet. Le seul point noir reste le prix, car il me semble que le prix de 40 euros risque de rebuter pas mal d’acheteurs potentiels.

Résumé de l’éditeur

« La médecine fait rêver dans de multiples directions : de la mort soudainement éloignée jusqu’aux cauchemars du corps ouvert, de la figure bienveillante jusqu’à la profanation, de l’antalgique salvateur jusqu’à d’horribles supplices. Alors que le corps intérieur nous est obscur, la science-fiction, le fantastique, la Fantasy et l’horreur nous font découvrir des paysages du corps splendides, étonnants ou répugnants, mais toujours prenants. Pourquoi cette profusion de l’imaginaire médical ? Avec une médecine aujourd’hui rationnelle, on s’attendrait à la fin des passions imaginatives, mais au contraire la science médicale nouvelle a démultiplié les perspectives. La prolifération de l’imaginaire médical est naturelle, car la littérature et le cinéma aiment ses images fortes. Les effets de science sont aussi des effets de fiction et de merveilleux. Le lecteur comprendra l’intérêt de ce travail collectif (grâce au réseau CERLI), mais aussi notre humilité, car nous n’épuisons en rien la thématique. »

« L’imagianire médical dans le fantastique et la science-fiction«  De Jérome Goffette & Lauric Guillaud. Editions Bragelonne.Collection « Essais »

 



« Dictionnaire Visuel Des Mondes Extra-Terrestres » Quelques Précurseurs et Autres à L’honneur!

Depuis que l’homme a commencé à redresser son buste afin de cueillir les quelques friandises qui poussaient sur les arbustes, son regard n’a eu de cesse de contempler l’immense ciel. Siège de terreurs indescriptibles, car capable de déverser sur sa misérable personne, le vent, l’eau et le feu, il fut depuis la nuit des temps source de respect de crainte et d’adoration. Puis vint le temps où les yeux se portèrent un peu plus loin dans l’espace et la découverte des nombreuses planètes qui le compose, une objet d’interrogations, de doutes et de suppositions : Sommes nous seuls dans cette immensité ?

Alors les idées les plus invraisemblables commencèrent à germer dans ces têtes folles, des plus sérieuses aux plus abracadabrantes et le contenu de ce blog en est un des exemples les plus frappant. Les hommes imaginèrent une cartographie du ciel certes des plus sérieuses et des plus détaillées, mais en ce qui concerne les probabilités d’une vie extra-terrestre on peut dire que l’imagination était au pouvoir. Pendant des décennies, les auteurs de toutes les parties du globe se sont essayés à imaginer la forme que pourrait avoir nos lointains cousins des autres planètes, en leur donnant toutes les formes et toutes les anomalies que l’on puisse imaginer. De la créature humanoïde qui nous ressemble comme un jumeau à la forme gélatineuse et gluante, toutes les diversités « aliens » furent envisagées, décrites, répertoriées.A l’époque où l’astronomie était une science approximative et que toutes les élucubrations étaient permises, les ouvrages regorgeaient d’histoires extraordinaires dont ces fameux « habitants d’une autre planète » se taillaient la part du lion.

Il faut donc saluer aujourd’hui l’excellent initiative de Yves Bosson (Dirige l’agence Martienne) et de Farid Abdelouahab (historien de l’art), de nous avoir compilé ce « Dictionnaire visuel des mondes extra-terrestres » qui se consulte comme un album photo où serait répertorié une quantité assez impressionnante de toutes les aberrations, anomalies et chimères produites par nos écrivains les plus imaginatifs. La photo de couverture est d’ailleurs assez symptomatique du contenu de l’ouvrage, puisque l’on y découvre le fameux « petit bonhomme vert » l’air malicieux (probablement échappé du roman de Frédéric Brown) tenant à la main un polaroid, prêt à prendre une photo d’un autre forme extra-terrestre que l’on ne trouvera pas dans le volume : L’être humain !

Le ton un peu humoristique est donné et en feuilletant les quelques 287 pages de l’ouvrage, il vous sera possible de vous rendre compte à quel point depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, l’homme et ce de manière quasi obsessionnelle s’évertuera à élaborer la représentation d’une forme de vie différente. De planètes en planètes, époques après époques les auteurs nous dressent ainsi un inventaire d’une sorte de « faune de l’espace ou des espèces », très colorée et qui nous prouve à quel point la morphologie de ces créatures se modifièrent au grés du temps. Ils mettent en outre en parallèle, tout comme l’avait fait Michel Meurger dans sa remarquable étude « Alien abduction » le rapport entre le morphotype du visiteur ou de la créature de l’espace et les avancées de la science ainsi que les œuvres d’imaginations de chaque époque : les coïncidences sont troublantes.

Tout un univers bariolé, riche en couleurs et aux aspects parfois les plus improbables. Fort heureusement, si le couronnement d’un tel inventaire fut à son apogée dans les « Pulps » Américains et les revues spécialisées dans la science-fiction, les compilateurs eurent l’excellent idée de rouvrir les placards afin de sortir une nombre appréciable de veilles revues et de lourds cartonnages afin de donner également la chance à nos illustres ancêtres de la « sf » Française, la place qu’ils méritent.

C’est ainsi que par ordre alphabétique, de la lettre « A » (comme Accueil, comité d’) à la lettre « Z » (comme Zoo cosmique) vous y retrouverez entre autres,Platon, Galilé, Cyrano de Bergerac,Restif de la Bretonne, Henry de Parville,Flammarion, Méliès ,Galopin, Le Rouge Wells, Buck Rogers, Fanck R.Paul, la planète des singes, la soupe aux choux, Alien le 8 éme passager…..de nombreuses références qui se lisent avec un plaisir d’autant plus grand que chaque page est accompagnée, comme son nom l’indique d’une ou plusieurs photos, peintures, gravures, en rapport avec le thème ou le livre abordé. L’ouvrage rend ainsi justice, grâce à une riche et généreuse iconographie, agrémentée de commentaires pertinents et de précieuses informations à toute une période totalement ignorée de la majorité du public où une fois encore « le merveilleux scientifique » était un genre mineur, une fantaisie d’esprits dérangés à l’imagination fantasque, en dehors de toutes réalités.

Avec un prix très attractif, ce dictionnaire unique en son genre qui ne tardera pas j’en suis certain à enrichir votre bibliothèque, comblera non seulement les vieux habitués du genre, mais également les esprits curieux et téméraires désireux de s’offrir un extraordinaire voyage aux sources de l’imaginaire et du merveilleux.

Preuve s’il en faut que finalement, nous ne sommes pas seuls !

« Dictionnaire visuel des mondes Extra-terrestres » de Yvon Bosson et Farid Abdlelouahab. Editions Flammarion. 288 pages.

 

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« Pigeon Vole » Par G.de la Landelle……de trés loin!

Il nous arrive souvent de découvrir, au hasard de savantes études et d’ouvrages qui nous sont aussi précieux qu’une lampe électrique lors d’une coupure générale de courant, des titres qui nous font vibrer au plus haut point. Pour ma part, il y en a des tas et si je collectionne maintenant depuis de nombreuses années, des ouvrages aux couvertures parfois fatiguées, sous le regard bienveillant de ma famille et de mes amis, il en reste énormément dont l’absence se fait cruellement ressentir.

A force de compulser l’incontournable « Les terres creuses » dont les pages sont usées d’avoir été trop lu ( même si ce n’est jamais assez) avec le temps j’ai réalisé une petite liste, ou plutôt une énorme liste des ouvrages que j’aimerai bien lire, posséder, toucher, admirer. Je sais, je suis un maniaque et un obsessionnel du vieux papier, mais le plus important c’est d’en avoir pleinement conscience. Donc, pour en revenir au fameux ouvrage cité plus haut, il m’arrive de maudire Guy Costes et Joseph Altairac (en toute sympathie rassurez-vous) d’entretenir cette dépendance aux objets rares et si convoités des collectionneurs, tout en sachant que les chances de dénicher certains volumes sont du domaine d’une chance inouïe voir même du miracle.

Devant l’inefficacité des nombreuses prières que j’effectue chaque jours et que mes chances d’hériter d’un mystérieux collectionneur qui par sympathie ou par respect de la noble tache que j’accomplie en alimentant ce blog, ferait de moi son légateur universel sont plus que minimes, je dois me résoudre à la possible réédition de certaines pièces rares. Halte là me direz vous, il existe de nombreux textes introuvables en ligne sur internet, alors arrête de faire ton malheureux ! Mais moi ce que j’aime, c’est l’odeur du papier, le bruissement des feuilles, le poids du livre entre mes mains. Il me faut de la substance, du volume, de la masse….

Bref, parmi, les ouvrages que j’ai découvert dans la dite « bibliographie commentée des mondes souterrains imaginaires »j’ai relevé entre autre depuis fort longtemps un titre qui ne cesse de me hanter : « Pigeon vole, Aventures en l’air » d’un certain Gabriel De La Landelle. Né en 1812,Homme à tout faire, qui fut officier de Marine et qui se consacra par la suite au journalisme et à la littérature, il est l’auteur d’une série d’ouvrages assez impressionnante, romans d’aventures maritimes, des critiques des poèmes, des chansons…. Mais ce singulier personnage s’est surtout illustré dans l’aéronautique (un comble lorsque l’on fit carrière dans la marine) et qu’il apposa sa marque d’une façon indélébile dans l’histoire de l’aviation Française. En effet il construisit en 1861 le premier prototype d’un hélicoptère à moteur à vapeur et fonde en 1863 avec le célèbre Nadar « La société d’encouragement pour la locomotion aérienne au moyen d’appareils plus lourd que l’air »…tout un programme ! Il publiera plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’aéronautique et serait l’inventeur du terme « Aviation » mot désormais utilisé de manière quasi quotidienne. Il sera même cité par Jules Verne dans une de ses oeuvres

En voyant référencé cet ouvrage, dont les éloges n’arrêtent pas de pleuvoir, je me trouve un peu confis en lisant la note de nos amis encyclopédiste :

« On comprend que l’ouvrage soit unanimement considéré comme une des bases indispensables de toute bibliothèque de connaisseur d’anticipation ancienne »

Seigneur, la phrase qui tue venait d’être lâchée et je peux vous dire que mon cauchemar venait de commencer. Tout en prenant connaissance du contenu de l’article consacré à l’ouvrage, je commençais à avoir des sueurs froides un goût amer dans bouche, des tremblements dans les jambes : Comment ais-je pu rester aussi longtemps dans l’ignorance de pareille frénésie conjecturale ? Je ne voudrais pas rompre le suspens et je vous invite au plus vite à consulter la page 131 du volume, Corpus N° 103. Toutefois brisons un peu le secret en vous dévoilant qu’ il y sera tout de même question d’avenir de la civilisation avec son cortége « d’aéroplanes, de volateurs, d’avicelles, de mégalornis, d’hélicoptéres,d’iptéronefs, de villes et de campagnes volantes… »

Il me fallait agir au plus vite et trouver le précieux volumes ! Hé ! Hé ! Hé ! Ou plutôt Ah !Ah !Ah ! Car j’entends le rire de nos amis chercheurs face à mon innocence et ma candeur en apercevant (de façon fort polie comme il se doit) le désir, légitime il, faut l’avouer de trouver une telle rareté. Car le lascar est non seulement connu, mais très recherché et il me faudra donc pleurer toutes les larmes de mon corps avant de mettre la mains sur cet objet de convoitise que s’arrachent non seulement les intoxiqués de conjectures anciennes, mais les passionnés d’aéronautique, les bibliophiles et autres maniaques en tous genres.

La quête fut longue et le désespoir immense, non il n’y avait rien à faire, l’ouvrage était peut-être un mythe, un rêve d’affabulateur, que sais-je encore ! Pourtant impossible de remettre en question le savoir incontestable de nos deux archivistes fous qui au mépris de leur santé mentale compilèrent une telle somme d’informations.

Une fois n’est pas coutume, la réponse de mes attentes fiévreuses ne vint pas de notre doux pays , terre d’asile d’esprits à l’imagination puissante, mais de contrées beaucoup plus lointaines, terre d’asile quand à elle d’autres esprits tout aussi délirants qui « inventèrent » un terme de renommée internationale : La Science-Fiction. Et bien oui ! L’ouvrage si rare et si convoité a été réédité dans la patrie de Simak, Dick et Williamson, aux éditions « Nabu Press ».

Il s’agit en quelque sorte d’un fac similé de l’édition originale dans un format beaucoup plus grand (pour ceux comme moi qui on la vue qui baisse) avec les petits dessins d’origine et tout et tout… Une agréable surprise donc pour le boulimique que je suis. Bon ce n’est pas l’édition originale mais au moins je vais avoir la chance de lire cet ouvrage, qui me parait passionnant, et ce sur un support papier. Même si la couverture n’est pas très belle, on ne peut pas tout avoir, les naufragés des puces et des brocantes que nous sommes, pourront le ranger sur les étagères de leurs bibliothèque avec le sentiment du devoir (presque) bien accompli.

Pour une fois faisons preuve d’un certain « fair-play » en proclamant avec un l’œil larmoyant et la lèvre tremblotante : Dieu protége l’Amérique !

Mais au fait qui est ce « Nabu Press »?

 - « Pigeon vole, Aventures en l’air«  de Guillaume joseph Gabriel de la Landelle. P.Brunet, Libraire-Editeur,1868. Réédition « Nabu Press » 2010.

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« Spiridon Le Muet » De André Laurie. Une Oeuvre Indispensable à L’honneur chez « Des Barbares »

André Laurie de son varie nom Paschal Grousset (1845-1909) rentre dans la catégorie des écrivains (à l’instar d’Albert Robida) dont le talent fut un peu occulté par la célébrité de Jules Verne. Pourtant publié chez le célèbre éditeur Hetzel, il contribua à l’édification de notre genre de prédilection avec quelques œuvres assez honorables et qui, comme il était de coutume à l’époque, conciliaient le roman d’aventure avec le roman scientifique.

Il écrivit sous son véritable nom « Le rêve d’un irréconciliable » en 1869, une petite utopie bien gentille qui ne fera pas date dans l’histoire. Va commencer par la suite la série chez le célèbre éditeur des « Romans d’aventures ». Des textes de qualités assez variables, ou l’on sent la présence de certaines influences mais dont les qualités restent indéniables, à commencer par « Les exilés de la terre » en 1888, « De New York à Brest en 7 heures » en 1889, « Le secret du mage » en 1890, « Le rubis du grand lama » en 1892, son passionnant « Atlantis » en 1895, « Un roman de la planète Mars » en 1895, « L’épave du Cynthia » toujours en 1895 (en collaboration avec Jules Verne) « Le géant de l’azur » en 1904 et « Le maître de l’abîme » en 1905. Ce petit tout d’horizon serait complet sans parler de ce texte absolument génial « Spiridon le muet » (Date de parution 1906 aux éditions Jules Rouff &Cie) où un médecin, Aristide Cordat, découvre dans une grotte prés de la Corse une très curieuse civilisation de fourmis souterraine. Mais je laisse la place à pierre Versins le soin de vous résumer cette extraordinaire aventure :

« Leur roi Spiridon, possède grâce à son éducation, comme chaque roi de ces fourmis depuis le début de leur histoire, une taille égale à celle de l’homme, ainsi qu’une intelligence de premier ordre. Il s’occupe à des essais de dissection sur les plus aventureux habitants de l’île et, grâce au formol pris sur son peule, a inventé un sérum qui a des effets toniques, reconstituants et cicatrisants merveilleux. La caverne contient d’autre part un trésor abandonné là en même temps que les fourmis par les phéniciens. Avec Spiridon, le Dr Cordat découvre des facultés télépathiques grâces auxquelles elles peuvent converser. Nanti d’or et de diamants, Aristide emmène Spiridon, déguisé en Japonais, à Paris pour lui permettre de poursuivre ses études de chirurgie. Après trois opérations quasiment miraculeuses dont les guérisons s’effectuent en quelques heures, Aristide et Spiridon deviennent la coqueluche de la capitale, tout en étant en butte à des jalousies et des curiosités malsaines. Enlevé par un chirurgien concurrent, Spiridon menacé d’être disséqué lui-même, est contraint de tuer, cruellement, comme il ; en a l’habitude d’ailleurs. Puis il est victime d’un attentat au couteau. Pour le sauver, Aristide accepte de se laisser opérer. Prouvant ainsi qu’il n’est pas humain, donc pas responsable. Sous le choc opératoire, Spiridon perdra ses facultés et son intelligence, malgré le sérum »

Ce roman qui fit également l’objet d’une parution dans la revue « Le Globe Trotter » ( du jeudi 6 Décembre 1906 au Jeudi 28 Mars 1907) était pratiquement introuvable ce qui était fort regrettable comme vous venez de la constater à la lecture de cet incroyable résumé. Comme je le disais il y a quelque temps, ces auteurs avaient un sens de l’imagination et de la démesure assez incroyable.

Fort heureusement, et je dois ici saluer une fois de plus l’audace extraordinaire dont fait preuve de petit éditeurs, le texte est ressorti des oubliettes où il était hélas, condamné à une mort certaine. En effet les éditons « Des Barbares » spécialisée dans la littérature du 19 éme au 21 éme siècle, vient d’enrichir notre bibliothèque d’une précieuse réédition de l’ouvrage de André Laurie. Présenté et annoté par Christian Soulignac, le volume reprend en outre les magnifiques compositions de l’époque et réalisées par Eugène Damblans.

En regard de la couverture de cette inespérée réédition, il vous sera possible de juger du talent et de tout le mystère qui se dégagent de cet incroyable roman. Mais loin de se borner à ce travail salutaire, le même éditeur avait publié auparavant une autre œuvre de Pascal Grousset et tout aussi introuvable puisqu’elle ne bénéficia que les honneurs d’une sortie dans un périodique « La revue illustrée » ce qui complique encore plus, vous en conviendrez la chance de trouver un jour ce texte. « Un roman de la planète Mars » est un ancêtre du « Space opéra » que peu d’amateurs connaissent et qu’il était également grand temps de ressortir.

Un éditeur au final d’une grande intelligence et surtout d’une grande générosité car il va permettre ainsi de (re)découvrir deux textes essentiels aux passionnés de vieille anticipation mais aussi à toute une nouvelle génération de lecteurs qui ignorent probablement que la « science fiction » débuta sa longue mutation depuis plus d’un siècle et qu’en France, il existe aussi de nombreux précurseurs.

Pour les amateurs de André Laurie je précise qu’il existe également un numéro spécial de l’indispensable revu « Le Rocambole » et dont le numéro 51 (été 2010) se consacre entièrement à cet écrivain injustement oublié de nos jours

Vous trouverez tous les renseignements nécessaire avec les liens ci-dessous:

 

http://www.desbarbares.fr/index.php?lng=fr

 http://www.lerocambole.com/listouvrages.php?col=3&bouton=2

 

La superbe et inquiétante couverture de la revue « Le Globe Trotter »    Avec la tout aussi belle illustration de Damblans
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« L’arbre Vengeur » Un Editeur Trés « Anticipation Ancienne »

Je crois qu’il était temps de rendre un petit hommage à un éditeur dont le catalogue nous propose depuis quelques années et de façon épisodique des textes d’anticipations anciennes, pratiquement introuvables de nos jours. Déjà le nom « L’arbre vengeur » est tout un programme à lui tout seul et si c’est celui qui, comme prétend le proverbe, cache la foret, souhaitons que l’avenir nous réserve bien des surprises dans notre domaine.

Petit format, prix très attractifs, les amateurs de curiosités n’ont aucune excuse de ne pas se laisser tenter. Dernière petite perle en date le superbe et trop peu connu « La chute dans le néant » de Marc Wersinger. Edité pour la première fois en France aux éditions « Pré aux Clercs » en 1947, puis réédité en 1972 dans la collection « Ailleurs et demain classiques » chez Robert Laffont sous la direction de Gérard Klein, l’ouvrage était pratiquement introuvable. Ce « Classique » méritait à mon avis une nouvelle chance, voilà qui est fait et il nous faut donc une fois de plus féliciter cet éditeur qui ose contre vents et marées, à prendre certains risques. Qu’il en soit ici remercié.

Un homme, Robert Murier, suite à un mal étrange, voit son corps se transformer, ses molécules se dilatent et va progressivement diminuer de taille. Sa structure moléculaire est telle qu’il va affronter de redoutables créatures qui ne sont finalement que des êtres de notre infiniment petit. Tout va ainsi prendre des dimensions ahurissantes, grain de poussière, bactéries, microbes. Petit à petit il va ainsi perdre la composante même de son organisme, son corps va se réduire à sa plus simple expression, pour finalement se confondre avec l’air qui nous entoure….vous découvrirez la suite en lisant ce curieux roman auquel il manque toutefois une portée un peu plus philosophique que l’on retrouvera quelques années plus tard en 1957 dans « L’homme qui rétrécit » de Richard Matheson.

D’un caractère plus « Documentaire » car il nous fait vivre en direct une expérience scientifique des plus incroyable, « La chute dans le néant » n’en reste pas moins un passionnant roman d’aventure scientifique aux confins de l’infiniment petit.

Pour rappel, quelques titres de la collection « L’arbre vengeur » où j’ai également cru bon de mettre deux ou trois titres qui, sans être de l’anticipation ancienne » n’en restent pas moins intéressants pour leur coté bizarre et décalé.

« La chose dans la cave » par David H. Keller Date de parution : 20 avril 2007

« Quinzinzinzili » par Régis Messac Date de parution : septembre 2007 (collection l’alambic)

« Les ruines de Paris en 4908″ par Alfred Franklin Date de parution : 14 novembre 2008 (collection l’alambic)

- « Les figurants de la mort » par Roger de Lafforest Date de parution : 22 mai 2009

- « L’homme qui s’est retrouvé » par Henri Duvernois Date de parution : 25 septembre 2009

- « Les morts bizarres » par Jean Richepin Préface de François Rivière Date de parution : 13 octobre 2009

-« Le manuscrit Hopkins » par R.C. Sherriff Date de parution : 27 novembre 2009

-« Les 21 jours d’un neurasthénique » par Octave Mirbeau Préface d’Arnaud Vareille Date de parution : 17 mars 2010

-« La chute dans le néant » par Marc Wersinger Date de parution : 18 novembre 2010

 

 

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