Appel à Texte: Dimension Merveilleux Scientifique 2

Posté le Samedi 3 octobre 2015

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Appel à textes Dimension Merveilleux scientifique II

 

(Rivière blanche)

Dimension Merveilleux scientifique, anthologie éditée chez Rivière blanche (http://www.riviereblanche.com/dimmerveilleux.htm) et qui rendait hommage à la première science-fiction française du XIXe siècle au milieu du XXe, a rencontré un réel écho dans le milieu spécialisé. Dans le même temps, Serge Lehman développe les aventures du Nyctalope en bandes dessinées, le Carnoplaste continue de proposer ses aventures dans le système solaire en 1920, au parfum délicieusement rétro, et un film adapté de La Brigade chimérique augure même de l’apothéose du merveilleux scientifique au cinéma.

 Autant d’éléments qui nous ont poussés à mettre rapidement en chantier un second volume, qui contiendra quelques surprises, des développements critiques, mais dont la plus grande part sera bien sûr dédiée à la fiction. Dans la continuité de cette entreprise, mais avec un souci appuyé de renouvellement, nous avons décidé de faire de nouveau appel à des auteurs actuels afin qu’ils proposent des nouvelles inédites, célébrant le merveilleux scientifique dans son esprit, transposé en milieu contemporain ou non, privilégiant une forme désuète ou au contraire s’efforçant de vivifier ce genre pionnier par une narration plus audacieuse, croisant les œuvres d’antan pour les subvertir ou en offrir des suites inattendues, mettant à profit les possibilités de l’uchronie, du steampunk et du rétrofuturisme en conservant le cap d’un imaginaire scientifique ancré dans son temps…

Nous avons également décidé d’élargir les bornes de l’exercice : cette fois, il sera possible de s’inspirer non seulement de la matière française, mais également de ce qui s’est écrit hors des frontières nationales, jusqu’à embrasser l’ensemble du continent européen (Russie / URSS comprise) ; on pense évidemment au Royaume-Uni, mais l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, entre autres, ont bien des richesses à nous offrir. D’autre part, sur le plan chronologique, il est possible de reprendre des éléments littéraires ou de situer l’action entre la Révolution française et notre début de XXIe siècle. Enfin, pour corser le tout, une contrainte est ajoutée : dans la rédaction de sa nouvelle, chaque écrivain devra absolument utiliser un personnage ou un auteur du patrimoine merveilleux scientifique, mais de n’importe quelle manière qui lui conviendra, y compris (surtout ?) la plus originale possible !

 Les textes, d’une longueur maximale de 50 000 signes, devront être envoyés en format RTF au plus tard le 1er mai 2016 à Jean-Guillaume Lanuque ( jeanguillaume.lanuque@wanadoo.fr). Pour les auteurs n’ayant pas participé au premier Dimension Merveilleux scientifique, ils devront en outre être accompagnés d’une postface explicitant comment ils ont rencontré et comment ils perçoivent le merveilleux scientifique, ainsi que d’une présentation biographique.

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« Le Murmure Des Ombres » Une Aventure De Bob Morane de Brice Tarvel

Posté le Vendredi 2 octobre 2015

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Brice Tarvel est l’un de ces savanturiers du XXéme siècle comme on en rencontre peu, qui résiste au temps , traversant les modes sans jamais dévier son cap, fidèle à ses valeurs dans un style incomparable. Je trouve d’ailleurs navrant que son œuvre ne fasse pas plus d’écho dans toute cette masse de lecteur ayant un soi-disant goût prononcé pour les romans d’aventures fantastiques et boudant une série aussi prometteuse que « L’or et la toise » et dont le faible succès ne permettra pas la parution d’un troisième volume à la substance prometteuse : à croire que les amateurs, à trop lire cette espèce de bouillie que l’on a l’habitude de lui servir, n’a pas réussi à reconnaître dans la fagne de cette création originale toute la portée de cette manière de chef-d’œuvre fantastique. Ainsi va la vie des auteurs, travailler avec toutes ses tripes sans arriver à réveiller la conscience endormie de ces ignorants en mal d’une littérature stéréotypée. Brice est un dinosaure, j’espère qu’il pardonnera cette métaphore pleine de respect et de sympathie, non pas que son style possède toute la substance lourde et figée propre aux écrivains dont l’écriture reste ancré dans un passé révolu, mais plutôt le survivant d’une époque lointaine qui, en dépit des courants littéraires qui naissent pour disparaître à jamais, garde au contraire toute sa superbe en revendiquant haut et fort la dette dont il est redevable à ses illustres pionniers. Il vous suffit de faire un état des lieux de son impressionnante production pour constater à quel point son écriture est arrivée à traverser les décennies en gardant tout son attrait, sa vivacité et son inventive imagination. Donnez lui un livre d’aventure à écrire, un roman « trash » à confectionner, un nouvel univers à créer, un personnage célèbre à ressusciter, il vous le fera toujours avec cette facilité incroyable que possèdent certains écrivains à manier avec talents ces petites choses anodines dont on fait les bonnes histoires.

Je viens de terminer son roman paru aux éditions Ananké «  Le murmure des ombres », avec pour héros cette icône de notre enfance, cet incontournable du roman d’aventure : Bob Morane ! Au risque de choquer certains aficionados, même si l’œuvre dans sa totalité reste la référence du roman d’aventure avec des titres qui sonnent comme autant de souvenirs inoubliables, avec le recul,je trouve le style de Henri Vernes particulièrement lourd et répétitif en tout cas qui n’a pas résisté au poids des ans. Si son imagination féconde reste son point fort, passant en revue une bonne partie des thématiques chères aux amateurs de fantastique et de science-fiction, reprendre aujourd’hui la lecture de sa production est un défi que je ne voudrais pas relever : certaines œuvres possèdent un goût sucré dont il est préférable de ne garder que le subtil parfum du souvenir. Il y a chez Brice, cette manière de reprendre le style de l’auteur tout en lui insufflant une note personnelle, humoristique aussi, donnant au récit un rythme plus agréable tout en conférant aux personnages une sorte de deuxième vie. Après quelques décennies d’une existence statique, il redonne ainsi une autre envergure au personnage, comme pour lui insuffler une nouvelle jeunesse. En y incluant certains codes de son propre univers, l’aventure y gagne en fluidité tout en enrichissant cette « dimension Bob Morane » d’un souffle neuf et particulièrement attractif. Cette aventure se déroulant dans la moiteur de la foret Amazonienne, est truffée de mystères et de figures patibulaires , vaste marécage de l’imaginaire où croupissent d’innommables horreurs et que notre héros, accompagné de son inséparable Bill Ballantine, devra affronter une nouvelle fois au péril de sa propre vie. Nous assistons alors à une agréable composition assez sympathique où des créatures mélomanes venues d’une autre dimension, vont mettre à mal le rationalisme de nos intrépides aventuriers. Il faut dire que l’auteur a trouvé ici son terrain de prédilection et manie avec brio la machette de l’exotisme avec tout le panache d’un intrépide explorateur de l’imaginaire.

En truffant son récit de petits clins d’œil que le fin limier parviendra à détecter, nul doute que cette nouvelle aventure de notre Bob international , ravivera la flamme des nostalgiques dont l’enfance a baignée dans ces fantastiques exploits. Une nouvelle fois, Brice relève le défi et il est fort dommage que la diffusion de cette nouvelle collection ne soit pas plus médiatique et qu’au moins deux de ces titres soit à un prix quelque peu prohibitif. Dommage enfin que le nom de Brice soit substitué sur la couverture par celui de Henri Vernes qui, s’il reste le père de l’intrépide aventurier, devrait faire preuve de plus de modestie et laisser à ces illustres continuateurs récolter un peu de sa gloire passée. La modestie est une vertu qui elle par contre restera toujours intemporelle et il eut été plus classe de voir comme bandeau « Un roman de Brice Tarvel d’après le héros créé par Henri Vernes »

La couverture quand à elle , si elle ne possède pas tout l’attrait de celle d’un Pierre Joubert, reste très attractive et parvient à attirer l’œil des amateurs que nous sommes, ce qui,à l’heure actuelle n’est pas une mince gageure.

Plongez vous donc avec délice dans cette aventure de Bob Morane, vous retrouverez intacte votre âme d’enfant et respirerez une nouvelle fois à plein poumon ce parfum suranné d’un passé révolu d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

 

« Le Murmure des ombres » De Brice Tarvel, d’après le personnage de Henri Vernes couverture de Olivier Frot, Editions Ananké. Collection « Bob Morane » grand format N° 242.2014

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La Vie Dans Cinquante Ans par Arsène Brivot

Posté le Lundi 28 septembre 2015

L’anticipation se rencontre souvent là où on ne l’attend pas, il suffit de fouiller de partout et de feuilleter dans les revues les plus improbables. Ainsi dans cet album de L’almanach du pèlerin de 1939,ais-je eu la joie de découvrir dans cette très institution, en page 77, une planche de quatre vignettes relevant de notre domaine.Le domaine de l’illustration n’a pas fini de nous étonner et nul doute qu’il reste encore de belles découvertes à réaliser. La révolution de demain se fera dans les airs ou ne se fera pas!

 

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La maman: Et surtout prends bien garde aux avions

 

 

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Imbécile!Idiot!Crétin!Tenez donc votre droite!…..

 

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Et si vous n’êtes pas content,vous n’avez qu’à descendre.

 

 

 

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Le père: Petit galopin, je te défends de traverser encore l’atlantique!

 

 

 

 

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La Revue « Fiction » Et L’Anticipation Ancienne

Posté le Dimanche 14 juin 2015

Voici un liste relevée dans la revue Fiction N° 99 du mois de Février 1962, Ce qu’il y a d’étonnant dans cette dernière est la présence,sur une vingtaine de titres sélectionnés , d’au moins dix romans ( si l’on y adjoint les oeuvres de René Barjavel) relevant de l’anticipation ancienne, avec quelques titres assez prestigieux : « Le péril Bleu », » »La mort de la terre », »La maison des hommes vivants » . D’autant plus extraordinaire qu’à l’époque, ces textes n’avaient pas bénéficié d’une réédition dans des collections « populaires » ( Le « Péril bleu » ne paraîtra en collection Marabout que 12 ans plus tard ) sans parler de ceux de Claude Farrère ou de André Maurois.

Cette liste réalisée par Damon Khnight nous révèle avec plaisir toute la vivacité d’une genre qui à l’époque n’était pas forcément au goût du jour, non seulement en raison d’un manque de réédition, mais parce que l’on aurait pu croire que déjà à l’époque le genre était tombé en désuétude .

Cette revue fut très généreuse en ce qui concerne les auteurs de « merveilleux scientifique » ( ce numéro 99 comporte en outre la deuxième partie et fin du roman de José Moselli « La fin d’Illa) et nous reviendrons très prochainement à ses nombreuses contributions en établissant une liste complète de tous les articles de fond et romans qu’elle publia au cours de sa longue existence.

Petite rappel sur le Lauréat de la liste « Le péril bleu », au coude à coude avec ce petit chef-d’œuvre de Francis Carsac «  Ceux de nulle part »

 

Imaginez que le monde où nous vivons n’est en fait que le fond d’un vaste océan et que l’espace qui nous entoure appartient à un univers peuplé de créatures qui échappent à notre entendement et notre compréhension. Imaginez ensuite qu’elles nous considéreraient comme de vulgaires animaux et de ce fait s’amuseraient à nous pêcher comme de simples poissons.Tel est l’argument de cet extraordinaire roman de Maurice Renard « Le péril bleu » où une race d’extra terrestres, les Sarvants, nous regardent comme des animaux sans importance, nous capturent, nous dissèquent nous étudient. Au départ tout commence comme un banal roman policier, les personnes disparaissent les unes après les autres, puis vient le tour des animaux, des objets, des édifices….A l’image de l’animal de laboratoire, l’homme est ainsi l’objet d’expériences incompréhensibles qui dépasse sa propre logique et qui remet tout naturellement en doute sa légitimité dans un monde qu’il croyait bien à lui.Un jour pourtant, les Sarvants découvrent que nous ressentons la peur, la douleur et que nous sommes peut-être un animal doué de raison.

Un roman certes qui n’est pas exempt de certaines faiblesses mais qui souligne une fois de plus que l’auteur, à qui nous devons l’origine du si beau terme de « merveilleux scientifique », était soucieux de l’avancée technologique de son époque, mais aussi qu’il voulait nous mettre en garde des dérives de la science. C’est au travers de ses nombreuses « chimères » qu’il parvint avec bien souvent avec une certaine audace à nous montrer à quel point, cette littérature qui fut pendant trop longtemps relégué au rang de « mauvais genre », mérite à être connue et reconnue et trouver enfin sa place au sein de collections dignes de ce nom.

le péril bleu

LES VINGT MEILLEURS ROMANS FRANÇAIS DE S. F.

Notre ami Damon Knight, qui poursuit ses efforts en faveur de la science-fiction française aux U. S. A., a récemment procédé à un référendum auprès des critiques et fans de notre pays, afin de déter­miner la liste des meilleurs romans du genre en France. Les réponses à ce référendum, qui a compté quinze participants, ont mentionné 134 titres. Vingt d’entre eux seulement étaient cités plus de trois fois.

En voici la liste :

Maurice Renard Le péril bleu 8 voix
Francis Carsac Ceux de nulle part 8 »
René Bar javel Le voyageur imprudent 7 »
J. H. Rosny Le mort de la Terre 6 »
Charles Henneberg La naissance des dieux 6 »
J. H. Rosay Les navigateurs de l’infini 5 »
» » La force mystérieuse 5 »
René Bar javel Ravage 5 »
Jacques Sternberg La sortie est au fond de l’espace 5 »
Gérard Klein Le gambit des étoiles 5 »
René Bar javel Le diable l’emporte 4 »
Jean Ray Malpertuis 4 »
Charles Henneberg La rosée du soleil 4 »
Stefan Wul Niotirk 4 »
Kurt Steiner Aux armes d’OrtogLes étoiles ne s’en foutent pas 4 »
Pierre Versins 4 »
Maurice Renard Le docteur Lerne, sous-Dieu 3 »
André Maurois Le peseur d’âmes 3 »
Claude Farrère La maison des hommes vivants 3 »
Stefan Wul Piège sur Zarkass 3 »

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« Dimension Merveilleux Scientifique » Un Evénément à Ne Pas Manquer

Posté le Mardi 9 juin 2015

«  Le merveilleux scientifique, c’est cette science-fiction d’antan, un genre qui ne portait pas encore son nom d’aujourd’hui, et qui, durant plus d’un siècle, de 1850 à 1950, enchanta des générations de lecteurs à travers ses récits souvent feuilletonnesques, remplis d’explorateurs, de savants géniaux, de formes de vie différentes ou de fins du monde effrayantes.
Remis au goût du jour par le biais de certaines publications de Rivière blanche (le Nyctalope, Les Compagnons de l’ombre) ou de bandes-dessinées (La Brigade chimérique, Les Sentinelles), le merveilleux scientifique a enfin son anthologie propre. Quatorze nouvelles inédites rendent ainsi hommage à tout un pan de la littérature de l’imaginaire, vous transportant dans les univers de Georges Méliès, Maurice Renard, José Moselli ou Léon Groc, mais croisant également le merveilleux scientifique avec la féérie, l’humour, les mythes régionaux ou révolutionnaires.
Ces déclinaisons d’un patrimoine plus que jamais d’actualité sont accompagnées de solides études critiques, qui, non contentes de proposer une rétrospective approfondie du merveilleux scientifique passé, se penchent aussi sur son renouveau contemporain et sur ses lendemains qui chantent faux… Embarquez pour un voyage dans un temps pas si lointain, qui a plus que jamais quelque chose à nous transmettre. »

« Dimension Merveilleux Scientifique »
Hommage à toute cette littérature qui envahit nos bibliothèques poussiéreuses, et composée « à la manière de…. » elle sera je n’en doute pas l’un des éléments de la mise en exergue de tout ce limon originel qui depuis quelques années commence à sortir de ces marais obscurs et ce grâce à la volonté d’une poignée de passionnés et de fins érudits.
Outre de nombreux textes piochant leur inspiration dans toute cette réserve inépuisable de l’anticipation ancienne, vous y trouverez de passionnantes analyses rédigées par des amoureux du genre, savanturiers de leur état, et de quelques reproductions d’illustrations anciennes dont il nous faudra un jour je l’espère, publier un ouvrage digne de ce nom.
Le lifting final est assez réussi et je voulais remercier les éditeurs, Philippe Ward et Jean Marc Lofficier, d’avoir bien voulu accepter ce changement de dernière minute, qui sied mieux à l’esprit de l’anthologie , et Jean-Guillaume Lanuque sans qui ce bel objet n’existerait pas.
Je compte sur votre passion et votre générosité pour encourager ce genre d’entreprise audacieuse et vous préciser que e sont vos participations qui donneront aux éditeurs, la volonté de renouveler ce genre d’expérience avec peut-être un « Dimension Merveilleux Scientifique 2 » avec encore plus d’illustrations et quelques textes rares et introuvables.

Bonne lecture et je compte sur vous amis explorateurs de l’imaginaire

« Dimension Merveilleux Scientifique » Anthologie dirigée par Jean-Guillaume Lanuque. Éditions Rivière Blanche, collection Fusée N°38, 432 pages. Parution début Juillet

http://www.riviereblanche.com/dimmerveilleux.htm


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Retrouvez « Pluie de Plomb Sur Pluton »

Posté le Jeudi 28 mai 2015

Poursuivant son exploration du système solaire, le Carnoplaste nous offre avec cette jubilatoire « Pluie de plomb sur Pluton » une nouvelle aventure haute en couleur, même si la grisaille est de mise sur cette redoutable planète : Brice est grand !

C’est Ici: http://www.merveilleuxscientifique.fr/les-coups-de-coeur-du-moi/soviets-sur-saturne-de-julien-heylbroeck/

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« Les Loups Dans la Ville » de Serge Kancer

Posté le Mercredi 20 mai 2015

Nous sommes au milieu du xxie siècle. Un socia­lisme technocratique, dû au progrès de la science autant qu’à la volonté des hommes règne sur le monde, uniformise les nations et la société, pla­nifie les idéaux et les mœurs. Plus de révolutions, plus de guerres, plus de problèmes. L’humanité tient-elle son âge d’or ? Voici pourtant que des troubles étranges, d’abord dispersés, puis de plus en plus fréquents, de plus en plus violents, s’an­noncent, éclatent, se déchaînent. C’est la jeunesse qui se révolte. Dans toutes les capitales, puis dans chaque ville et village, les moins de dix-huit ans, garçons et filles, s’organisent en « gangs » en esca­drons sinistres, en bandes ravageuses. D’une pré­cocité stupéfiante, vêtus de blousons et de collants en plastique, les cheveux longs et teints, l’œil froid et fixe, déments et raisonneurs, indifférents et fé­roces, hagards et cyniques, ces jeunes loups refusent et bientôt réduiront en cendres la civilisation inhu­maine dont eux-mêmes sont les fruits inhumains. Nous suivons, le cœur battant, la progression de ces extraordinaires événements à travers le jour­nal de bord d’un adulte éditorialiste à la Télévi­sion, et dont le propre fils finit par joindre une des hordes barbares. Ce fascinant récit nous en­traîne au grand galop d’un « suspense » exception­nel, mais à chaque page il nous donne à réfléchir : car cette apocalypse anticipée, les germes ne s’en trouvent-ils pas sous nos yeux ? Ne se prépare-t- elle pas parmi nous ?

Un roman prémonitoire écrit bien avant les événements de Mai 68

« Les loups dans la ville » Éditions Julliard 1962

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« La Peur » Une Nouvelle de A.Fulcran

Posté le Mercredi 6 mai 2015

 

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Dans cette nouvelle publiée dans « L’almanach du Pèlerin » en 1923, force est de constater que, une fois de plus, les insectes inspirent à l’homme un profond dégoût. Dans un précédent article, j’avais fait un petit recensement de toutes ces affreuses petits bestioles ayant inspirées un grand nombre d’auteurs et remarqué à quel point elles étaient nombreuses. En voici encore une qui vient ajouter une pierre à l’édifice et ce grâce à notre ami Savanturier Joseph Altairac dont le flair en la matière est inégalable.

Nous avons tous peur de quelque chose, le héros de cette aventure en fera les frais, et même si l’illustrateur de ce texte, fut quelque peu généreux sur la taille de l’insecte, elle est certainement proportionnelle à la terreur qu’elle a engendré chez ce pauvre malheureux. Un dessin qui n’est pas sans nous rappeler d’ailleurs, le style de Pellos qui , quelques années plus tard réalisera un superbe travail pour le roman de Henri Darblin « La horde des monstres » paru dans la revue « Jeunesse-Magazine » du N° 20 ( 16 Mai 1937) au N° 26 «(27 Juin 1937).

 

La Peur

Vincent Kémoulet était un Pyrénéen de la grande espèce, aux yeux d’aigle, aux jambes de coq et au cœur de faucon. A le voir, on rêvait de celle forte race ibérique qui a peuplé les deux versants des Pyrénées. Jamais il n’avait eu peur. Sa tranquillité d’âme venait sans doute de ce qu’il était un chasseur émérite. Quand il avait sa carabine en main, il ne craignait plus rien ni personne, car tout animal visé était un animal mort. Aussi lisait-on de lui :

— Celui-là, quand il aura peur !…

Les occasions pourtant ne lui avaient pas manqué. Un jour, on chassant l’isard dans la montagne, Vincent avait rencontré un ours brun. L’énorme pachyderme s’était dressé sur ses pattes pour l’étouffer. Froidement, sans sourciller, Vincent Kémoulet lui avait fracassé le crâne d’une balle à bout portant.

Une fois pourtant dans sa vie, l’intrépide chasseur devait connaître la peur, non pas cette peur banale que nous ressentons tous devant le moindre danger, mais la peur atroce, en un mot, l’épouvante qui vous secoue un homme jusqu’à l’affolement et le lance dans une fuite éperdue, lui enlevant toute notion de temps et de lieu. Voici comment cela lui arriva.

Ce jour-là, Vincent Kémoulet, armé de sa carabine, vit l’idée de délaisser la montagne pour la plaine qui s’étend du côté de la mer. On était alors en hiver, mais le côte pyrénéenne connaît une douceur de climat qui rappelle un peu la côte d’azur. Celte région abritée est le refuge du petit gibier frileux et les insectes y pullulent. Au bout d’une heure de marche, Vincent arriva dans une sorte de clairière très abritée, au milieu de laquelle se dressait, isolé, un tronc de saule, de ceux dont on fait l’osier. Énorme, complètement étêté, il était roux, à moitié sec, et sa capacité intérieure pouvait bien représenter deux hectolitres. Il n’est pas rare de trouver endormies dans ces troncs d’arbres des bêtes sauvages très recherchées des chasseurs. A l’affût d’une bonne aubaine, Vincent Kémoulet s’approcha sur la pointe des pieds, la carabine en arrêt, pour examiner l’arbre creux : il était plein jusqu’au bord. Le ventre de la bête (car c’était évidemment un ventre, puisqu’on ne voyait ni tète ni pattes) palpitait, comme mû par une respiration rythmée, et faisait l’effet d’une fine bourre, comme celle qu’on voit au ventre des biches.

- Quel animal cela peut-il être? se dit Vincent. Nous allons bien voir!

Il prit une pierre et la lança dans le tas. Au lieu de rebondir, la pierre disparut dans la bourre.

Alors, il se passa une chose extraordinaire, folle, et si rapide que Vincent n’eut pas le temps de l’analyser. La bourre de l’animal gonfla comme une soupe au lait, déborda comme une écume, et se répandit à deux mètres alentour comme un flot mouvant. L’étrange écume lui arrivait à mi-jambe quand le chasseur, jusque-là intrépide, comprit enfin le mystère de ce qui se passait. Il poussa un cri terrible :

- Les araignées !

Et jetant son fusil, jetant son chapeau, échevelé, livide, hurlant de peur, il partit en courant dans la forêt. Des milliers d’araignées lui couvraient le corps, et il en avait jusque dans les yeux et la bouche.Un temps de galop l’amena au bord d’un gave : il s’y jeta. Quand il en sortit, les dents lui claquaient, mais c’était moins de froid que de peur. Tout de même, l’eau glacée et torren­tielle avait eu raison des inoffensives bestioles.

Une heure après, Vincent Kémoulet rentrait chez lui, sans fusil ni chapeau, avec l’air d’un homme qui n’a plus sa raison. Sa femme le reçut avec effroi :

- Qu’est-ce que tu as ?

- J’ai eu peur.

On le coucha, et ce n’est que le lendemain qu’il put raconter son aventure terrifiante.

 A. Fulcran.

 

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Paul Bay: une vie consacrée à l’imaginaire!

Posté le Lundi 4 mai 2015

Curieux auteur que ce Paul Bay et dont Versins consacre un petit paragraphe dans son « Encyclopédie » au sujet de « Descendit aux enfers » (Les éditons de la Séve 1958); J’avais lu il y a fort longtemps son recueil de nouvelles « Histoires au gros sel » (Éditions du Bourg 1922) et j’avais été étonné par la façon dont il abordait les territoires de l’étrange avec un style personnel et atypique.En regard de sa bibliographie assez conséquente j’ai recherché pendant longtemps certaines de ses œuvres aux notes conjecturales assez prononcées et je n’ai pas été déçu par son « Mélanophilos » ( Éditions Gauloise 1924) ni par son « Tritopolis, roman de la sirène Involvula, déesse de Tritopolis » (Éditions Labor 1936); Je recherche encore désespérément « Miss Gorilla, roman d’un phénomène pilaire » (Éditions J’ose 1957) et « L’homme inflammable » ( Éditions du Frêne 1955) dont les titres, à l’image des précédents, ne peuvent que attiser notre insatiable curiosité « d’archéologues du merveilleux ».

Assurément un auteur à re(découvrir) dont l’œuvre ne cesse de nous émerveiller car il y a réussi une agréable synthèse entre fantastique, science fiction, mystère et aventure.

 

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Henri Lanos: Illustration pour le centenaire de Jules Verne

Posté le Dimanche 26 avril 2015

 

Tout le monde a lu maintenant l’aventure du pro­fesseur Arronnax, accroché après une tempête qui la jeté à la mer avec le harponneur Ned, sur une sorte de long poisson qui n’est qu’un navire sous-marin, le Nautilus habité par le capitaine Némo et son mystérieux équipage et qui, prisonnier de ce sombre personnage, assiste aux plus terribles événements comme à de merveilleux spectacles des fonds sous-marins. Notre dessin représente le capitaine Nemo montrant de intérieur du Nautilus, à travers une large baie vitrée, au profes­seur Arronnax un énorme poulpe qui s’ébat dans le sillage du sous-marin.

Numéro 44 de « L’aventure » (19 avril 1928)

20000 lieues sous les mers

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