Les Aventures Extraordinaires de Saturnin Farandoul……en Film!

Posté le Dimanche 7 février 2010

Je viens de découvrir par l’intermédiaire du site « Steampunk.fr » ce lien tout à fait incroyable où il vous sera possible de visionner une partie de ces aventures avec je n’en doute pas une certaine émotion dans le coeur. Comme quoi le cinéma regorge de véritables perles que l’on découvre au fur et à mesure.

Bon visionnage!

http://www.europafilmtreasures.fr/FT/372/a-propos-du-film-les_aventures_extraordinaires_de_saturnin_farandoul

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 16:16
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Archine N° 9 « La Cité Des Suicidés »

Posté le Vendredi 5 février 2010

« La cité des suicidés » De J.Munoz Escamez. Edition Albert Méricant, collection « Les Récits Mystérieux » 1912.In-12 broché de 216 pages.Couverture illustrée en couleur par Charles Atamian (Bulletin des amateurs d’anticipation ancienne N°7 juillet/Août 1991 tirage 80 exemplaires)

 

Poursuivant ma quête impitoyable concernant l’étude des ouvrages de cette célèbre collection, mon choix se porta un soir de déprime sur un volume dont le titre ne manquerait pas de me remonter le moral : « La cité des suicidés »

En parcourant mes rayonnages, mes doigts furent plutôt guidés vers ce titre si accrocheur, teinté d’une douce folie…..un titre lourd de promesses.

Hélas, au fil de la lecture,et malgré une idée de base passionnante,l’auteur nous plonge dans une intrigue « sentimentalo-policiére » dont nous nous serions bien passé,mais n’anticipons pas !

Toute l’histoire s’articule sur la disparition d’un groupe d’ouvriers chargés de creuser un tunnel pour l’installation du « tube ».Ce nouveau moyen de transport rapide et économique sera une véritable petite révolution dans le milieu de l’urbanisme.

Cette disparition n’est pas un hasard, en effet à plusieurs reprises, une mystérieuse association, avait déjà proférée plusieurs menaces. Faisant fi de toutes craintes, la compagnie en fut pour ses frais en voyant se volatiliser une vingtaine d’ouvriers et de son meilleur ingénieur : Villemain

Emmenés dans une mystérieuse cité, ils ne doivent leur salut qu’en faisant la promesse de rester une année complète dans cette ville souterraine appelée « Radium ». Ces quelques mois seront utiles au maître des lieus afin de mener à bien ses formidables projets.

Fabrication d’or artificiel, utilisation d’un télégraphe de poche, d’un téléphone vidéo et autres petits gadgets, nous feront patienter jusqu’à la fin du volume où Villemain sera finalement relâché après un marché conclu avec son ravisseur.

C’est le témoignage de ce dernier qui nous apportera les pièces manquantes pour réunir le puzzle de cette énigmatique histoire.

Le maître de Radium, dont la population ouvrière est constituée de suicidés sauvés in extremis, ne possède qu’un seul désir : créer une terre de paix et de justice en supprimant les passions, en abolissant la valeur de l’argent, la remplaçant par la notion de travail.

Distribution d’une nourriture chimique et gratuite pour tous, disparition des grèves et es conflits entre ouvriers et patrons. Les riches n’existeront plus puisque l’or fabriqué artificiellement sera si abondant qu’il n’aura plus aucune valeur.

Par contre Aie ! C’est là ou ça fait mal, suppression de l’amour, femmes et hommes seront séparés sauf pour atteindre un certain seuil de natalité. Le contrôle des naissances est indispensable pour gérer la population de cette citée aux allures de dictature.

En résumé, un monde uniforme, où toutes les maladies certes seront guéries grâce aux bienfaits d’une science basée sur le radium, mais à quel prix ! Pour se protéger des effets nocifs des radiations, qui sont le principe de base technologique de cette société « en sursis », les habitants doivent se protéger à l’aide d’une combinaison spéciale, les faisant ressembler à d’étranges créatures.

Il y a un peu d’émerveillement dans le récit de l’ingénieur lorsqu’il parle de cette vision d’une ville immense avec des champs, des machines agricoles, tout un réseau de véhicules électrique…et tout cela sous Paris !

Mais le meilleur sera gardé pour la fin,où ce chef suprême démontra l’étendue de son immense pouvoir en lui révélant son arme secrète, une sorte de canon produisant un son d’un fréquence spécifique et capable d’ébranler les plus solides fortifications.

En fin de compte, refusant d’appartenir à cette confrérie redoutable, cette sorte de « club des toqués »le héros échangera sa liberté contre sa parole de ne rien révéler au monde « du dessus » de l’existence de cette étrange société ainsi que de quitter la France afin d’éviter toute tentation de trahison.

Villemain honorera sa promesse, quand à toi lecteur mis dans la confidence, tu es le seul à la lecture de ses lignes, à connaître ce formidable récit.

 

En guise de conclusion

Curieuse fin en vérité et bien décevante malgré les deux derniers chapitres vraiment sensationnels.

Ce final nous laisse sur une impression de suite qui, sauf avis contraire, n’existe pas. J’ai la nette impression que ce roman fut terminé en toute hâte et que l’auteur sacrifia une idée remarquable afin de respecter un nombre de pages peut-être imposé par l’éditeur. L’auteur par exemple n’explique pas l’origine de ce maître du radium, vieil original aux idées certes originales mais pour le moins très ambiguës.

Dommage, cet empire souterrain nous est décrit comme une vaste cité technologique, de la science et du progrès mais aussi comme un régime totalitaire, parfaitement contrôlé.

Si ce était la trame policière occupant la majeure partie de l’ouvrage (bien souvent un des défauts de cette collection) nous aurions avec un développement plus important de l’idée maîtresse, un petit chef-d’œuvre d’anticipation d’avant guerre.

Mais avec des si….

 

La cité des suicidés

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 19:47
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Archive N°8 « La Lumiére ou la Prodigieuse Histoire de Trois Inventeurs »

Posté le Mercredi 3 février 2010

« La lumière ou la prodigieuse histoire de trois inventeurs, Roman Utopiste » 

De Jean-marie Defrance. Editions Eugène Figuiére .1913.In-12 broché de 194 pages.( bulletin des amateurs d’anticipation ancienne et de fantastique N°7Juillet/Août 1991)

 

Ce roman qui pendant très longtemps me fut totalement inconnu est en vérité un ouvrage bien curieux. L’auteur brièvement présenté dans la préface, était un ingénieur dont « La lumière… »marque les débuts de sa carrière d’écrivain.

Nous sentons au fil de l’intrigue, une forte influence des idées socialistes de H.G.Wells, qui stigmatisa en son temps d’une trace indélébile un bon nombre de romans utopiques.

L’histoire, très simple raconte l’aventure extraordinaire survenue à trois inventeurs (comme son titre l’indique) voulant mettre au point une ampoule révolutionnaire, plus économique, plus puissante et plus fiable.

Chaque chapitre, avant d’arriver à la véritable invention de l’histoire, nous donne une idée bien nette du regard posé par l’auteur sur la société de l’époque. L’écriture sera le véhicule de ses idées, un support afin de changer le monde, en voulant déstabiliser le capitalisme, véritable fléau humain en ce début de siècle.

Leur rêve de changement va finalement se concrétiser, grâce à leur fameuse ampoule, et petit à petit, modifieront les structures économiques de leur pays, en renversant les anciennes valeurs capitalistes au profit du peuple et de la masse ouvrière.

Mais un élément nouveau vient changer la donne de façon encore plus spectaculaire. En effet les recherches sur la première invention, leur permirent de faire une nouvelle découvert : Une substance inconnue, produit d’une erreur de manipulation, dont la propriété est d’émettre une forte luminosité lorsque vient l’obscurité….sans aucune alimentation électrique !

Cette technique va se répandre comme une traînée de poudre en Angleterre, l’Europe, le monde entier !

En résulte alors un bouleversement total de la vie domestique et économique de toute l’humanité. S’appliquant dans tous les domaines, nous assisterons alors à la fin du roman à une véritable féerique électrique : chapeaux, gants et pantalons lumineux, les cultures seront en permanence baignées par une douce lumière grâce à des serres gigantesques contenant cette substance miracle etc….plus de famine, autonomie un mois, l’énergie pour tous !

La fin de l’histoire, comme vous pouvez vous en douter, sera des plus heureuse si ce n’était hélas la fin tragique d’un des inventeurs. Ce dernier découvre en effet que lors de notre sommeil, deux heures seulement étaient indispensables à régénérer notre organisme, mais sous des conditions bien particulières. Il lui suffit donc au moyen de sa technique de s’envelopper entièrement d’un drap mouillé, relié à un petit transformateur équipé d’une minuterie. Son corps ainsi « baigné » dans un minuscule champ électrique, dont l’action se focalise uniquement au niveau cérébral, lui permet ainsi de le plonger directement dans un sommeil profond.

Hélas une surcharge survenue au mauvais moment électrocuta notre pauvre inventeur, foudroyé dans son sommeil artificiel.

C’est ainsi que ce termine cette histoire avec la plus terrible des inventions de l’histoire da la vieille anticipation : La chaise électrique !

Notre auteur, bien involontairement, ne manquait pas d’humour.

Quand on  le dit que ces scientifiques sont tous des fêlés !

 En guise de conclusion

Ce roman est prétexte à l’auteur de révéler une fois n’est pas coutume que la science est faite pour servir l’homme, et doit être utilisée pour le bien être de l’humanité. Une pièce à rajouter  dans la catégorie des textes qui mettent en avant l’aspect positif du progrès et qu’il n’est pas uniquement synonyme de malheur et de destruction.

On a très souvent reproché aux écrivains conjecturaux d’avant guerre de faire preuve de catastrophisme, et d’utiliser la science comme un moyen d’asservir l’homme et de le précipiter dans le chaos. S’il est vrai qu’une grande partie des écrivains ont dénoncés les méfaits du progrès par « savants fous » interposés, je pense surtout que c’est en raison du manque de connaissances scientifiques de la majorité. De formation plus littéraire voir même « classique » ils ne possédaient souvent pas toutes les données nécessaires afin de poser un regard lucide et objectif sur les avancées technologiques. Il en résulte donc bien souvent une crainte et une grande méfiance à l’encontre de la science mais surtout de la perversion qu’elle peut générer chez l’être humain.

Comme preuve dans « la lumière…. » Soyez prudents avec ce qu’elle peut nous offrir évitez de trop jouer aux apprentis sorciers, votre propre vie sera le prix qu’il faudra payer à trop d’audace et de témérité.

Ce roman, relativement rare est assez plaisant à lire, les chapitres relativement courts, l’écriture légère et agréable.

L’auteur a écrit deux autres romans nous intéressant : 

 - «Le roi des Eaux » Editions de l’onde Toulouse 1922.Illustration de Jean Lanère

 - «La formidable énergie »  Editions Argo 1928 

 

La lumiére...

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« Conjecture & Fantastique photographique »

Posté le Lundi 1 février 2010

Je profite du précédent article pour vous signaler une ouvrage qui peut intéresser les amateurs de « Conjectures photographiques ». Un petit recueil qui me parait passionnant en regard des nouvelles proposées :

-« Je hais les photographes »  de Paul Edwards, Textes clés d’une polémique de l’image

Je vous invite donc à vous rendre sur le lien ci-dessous afin de prendre connaissance du large panel que nous propose l’anthologiste.

Bonne lecture !

 http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/index.php/post/2006/09/24/127-il-a-paru-gloire-lui-soit-rendue

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 21:00
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Archive N° 7 « Le Maitre du Temps » ou comment filmer l’histoire !

Posté le Lundi 1 février 2010

 

liparini.bmp Photo de l‘auteur dans son cabinet de travail

« Le maître du temps »

De Giuseppe Lipparini. Parution dans la revue « Les annales » du 26 Février au 9 Mai 1909 N° 1340 à 1350 

Le professeur Antonio Schwarz archétype de l’inventeur à longue barbe blanche, est l’objet en ce jour mémorable de l’académie de sciences d’Oppendorf, de l’attention d’une ancestrale mais savante assemblée.

C’est un jour mémorable pour l’histoire de l’humanité,car cet homme de génie vient de mettre au point et ce par le plus grand des hasards (une fois n’est pas coutume) un appareil « révolutionnaire » permettant de photographier le passé. En effet selon son principe :

 « Rien dans l’univers n’étant perdu, l’énergie que je développe en faisant un mouvement doit subsister. Autrement dit, à chaque acte de l’homme correspond une projection de cet acte dans l’espace. Cette projection se conserve, si un instrument spécial la reçoit, il peut après une suite de siècle, reconstituer l’acte qui l’a produite. Cet instrument doit dans son principe se rapprocher de l’œil humain. »

En un mot, tout mouvement se conserve dans l’espace et le temps. Basé sur le principe de la chambre noire, son appareil photographiera dans un premier temps un roi Assyrien, mais surtout et voilà une chose vraiment curieuse, une sorte de polype gigantesque et recouvert d’une multitude d’yeux et possédant semble t-il une structure osseuse. Tout laisse entrevoir dans cette forme monstrueuse un mal, une intelligence néfaste et surhumaine.

Finalement poussé par l’incrédulité de ses confrères, l’éminent Schwarz va perfectionner sa technique en adaptant son invention sur un appareil cinématographique dans l’intention de créer « La société internationale pour la photographie du temps ».

Pour les septiques du groupe,il projettera un véritable film historique ou l’assemblée en transe assistera aux funérailles de Jules César mais également à une scène apportant la preuve irréfutable que l’homme existait déjà sous une forme évoluée il y a cent siècles.

Cela succite une forte indignation de la part du révérend Hauptmann, fortement opposé à l’invention du professeur, ne voyant en tout cela que sottises, balivernes, une supercherie et un moyen détourné utilisé par un mécréant afin d’afficher sans pudeur des idées allant à l’encontre de la religion et de la bonne morale.

Emporté par une bouffée mystico religieuse, le représentant de dieu soulèvera le peuple contre ce suppôt de Satan et celui-ci dans un ultime espoir de convaincre la population du bon fonctionnement de son appareil tentera de filmer une scène venant de se dérouler quelques heures auparavant.

La pauvre homme y parviendra,mais malheureusement pour découvrir sue la pellicule que sa propre femme le trompe avec un autre…..décidemment il n’y a pas de justice !

Triste invention que cette machine à « démasquer les cocus ».

Dégoûté d’une « humanité indigne de son génie », il fera exploser sa maison, emportant avec lui son merveilleux secret.

 

En guise de conclusion.

 Guiseppe Lipparini nous livre avec ce court roman, une histoire assez originale et fortement teinté d’humour (que j’espère volontaire).Mes recherches ne comportent pas d’autres traces de romans d’anticipations venant de cet auteur.

Le texte se perd souvent dans un drame sentimental, mais cette id »e d’une « société pour la photographie du temps » ne manque pas de faire sourire. Comme bien souvent, le savant sera une fois de plus victime de son génie et sera forcé de se faire disparaître avec son invention….imaginez s’il avait monté une agence de détective privé, avec sa machine il aurait fait fortune.

A noter pour terminer, l’allusion à cette race antédiluvienne et citée par l’auteur : L’ombre de Cthulhu et de ses rejetons n’est pas loin !

Voici donc révélé un autre de ces petits trésors qui dorment bien sagement au plus profond des anciennes publications, dans l’attente d’être exhumés pour le plus grand plaisir des lecteurs.

« Le troisième car on montrait une créature pareille à un polype, dont les bras seraient terminés par des mains de forme presque humain. Un millier d’yeux resplendissaient sur toute la surface du corps. Les chairs étaient flaques comme celles des poulpes, mais laissaient apercevoir une solide structure osseuse. Dans cette masse informe, semblable à un animal d’espèce inférieure, palpitait une force d’intelligence et de volonté, dont on ne voyait pas le principe, mais que chacun sentait en contemplant l’image. N’était-ce pas une créature d’un monde inconnu supérieur au notre ? »

 

A propos de l’auteur

Il est né à Bologne le 2 septembre 1877 et occupe déjà au début du 20éme siècle une des premières places dans la littérature Italienne. D’un caractère fier et indépendant il est le critique craint et respecté du Marzocco, journal Florentin répandu dans le monde entier.

Poètes (« les rêves » 1898, « Le miroir des rose » 1898, « Poèmes et élégies » 1908) il sera également un critique réputé et redouté. Un volume de ses essais de critique paraîtra sous le titre « En cherchant la grâce » (Cercando la Grazia).

Mais c’est surtout en tant que romancier que sa réputation va se forger. En 1899 il publie « Eloge des Eaux » suite de récits en prose, écrits en un style emprunté aux grands classiques du 16éme siècle. Suivront « L’Ombrosa (la feuillée) en 1900 et sa suite « L’auberge des trois mares » et « Le maître du temps »

Voyons un peu le regard porté à l’époque sur ce texte d’anticipation :

«  Cette critique spirituelle et ironique des œuvres de Wells et des universités Allemandes révèle les qualités de style et le talent du romancier. A l’action principale la découverte fantaisiste de la photographie du temps par le Professeur Schwarz, type achevé de vieux savant, s’ajoute l’intrique amoureuse de deux rivaux qui se disputent le cœur de Margherita, fille de l’illustre astronome ; de là, une variété de scènes comiques attestant la verve juvénile de l’auteur et contribuant au succès de ce roman si original »

 

 

Le thème de la photographie « Temporelle »: 

 

Dans les romans conjecturaux, il y a quatre façons de « visiter » le passé de notre histoire :

1 -La bonne vieille fouille archéologique

On découvre des objets inertes, témoins muets de gloires passées qui bien souvent entraîneront une relecture de notre propre histoire. Ou alors ces mêmes fouilles conduiront l’explorateur à découvrir une monde « caché » témoin d’une époque, majoritairement préhistorique et qui est parvenue à survivre jusqu’à notre époque (ou celle ou vie le héros de l’histoire)

- « La tempête universelle de L’an 2000 » du colonel Royet (journal « A l’aventure du N°55/ 16 juin 1921 au N°59/14 juillet 1921)

- « Archéolopolis » in « Fantaisies Multicolores de A.Bonnardot chez « Castel Libraire Editeur 1859

- «  Les ruines de Paris en 4875, documents officiels et inédits » de Franklin  Librairies « Léon Willem et Paul Daffis » 1875

Ceci pour le premier cas de figure et pour le second cas :

- « La vallée perdue » de Noëlle Roger Editions Reflets Genève 1949

- « Nira Australe Mystérieuse »  de Eugène Thébault Edition Geldage 1930

- « La cité sans soleil » de Albert Bonneau Tallandier 1927 « Bibliothèque des grandes aventures »

 

2 - Faire venir le passé à soi en ressuscitant ou en ramenant à notre époque de manière volontaire ou fortuite des gens ou des animaux d’une autre époque :

- « L’effrayante aventure » de Jules Lermina. Tallandier « Les romans Mystérieux » 1910*

- « Quand le mammouth ressuscita » de Alex Begouen Librairie Hachette « collection prix Jules Verne »1928

- « L’homme qui réveille les morts » de Rodolphe Bringer et Georges de La Fouchardiére  Albin Michel 1918

- « Jadis chez aujourd’hui » De Albert Robida, court roman se trouvant dans l’ouvrage « Kerbiniou le très madré » page 189 à 290. Paris Librairie Armand Colin 1903.

- « 10 000 ans dans un bloc de glace » de Louis Boussenard, Marpon et Flammarion 1890

 

3   – Le voyage dans le temps soit par l’intermédiaire d’une « machine » soit par une phénomène « mystérieux », hypnotique, magique, naturel ou non

Dans le premier cas de figure :

-  « El Anacronopéte » de Enrique Gaspar. Editions « Bibliotéca Arte y Letras » Publié en 1887 mais rédigé en 1881

- « La machine à explorer le temps » H.G.Wells  Mercure de France 1899 (un classique impossible à ne pas citer)

- « Aventures d’un voyageur qui explora le temps » de Octave Béliard  « Lecture pour tous » Janvier 1909 N°4 page 365 à 376

- « La belle Valence » de Théo Varlet & André Blandin, Librairie Edgar Malfére « Bibliothèque du Hérisson » 1923

- « Le voyageur immobile » de Alain de St Ogan et Camille Ducray, Editions Sociales Françaises 1945

- « Le voyageur imprudent » de René Barjavel, Edition Denoël 1944

Dans la deuxième possibilité :

- « Le brouillard du 26 Octobre » de Maurice Renard  dans le recueil « Mr D’outremort », Louis Michaud 1913

- « Les semeurs d’épouvante » de Fernand Mysor, Bernard Grasset 1923

- « L’horloge des siècles » de Albert Robida, Editions Félix Juven 1902

En ce qui concerne le « Voyage temporel », qui devrait faire l’objet d’un article entier car les références sont nombreuses,je vous invite a consulter le passionnant article de Joseph Altairac « Mais qui donc a inventé la première machine à voyager dans le temps » que l’on retrouve en préface de la réédition de « La belle Valence » cité plus haut et que l’on trouve dans le volume N°1 de la collection « Classique » de chez Encrage. Cet éditeur très éclectique envisageait l’édition de classiques de la science-fiction, hélas….le projet se termina avec ce magnifique album consacré à Théo Varlet « L’épopée Martienne »

Terminons à présent sur le quatrième point qui nous intéresse dans le thématique du roman de Lipparini :

 

4  « Le voyage dans le temps par l’image »

Si les appareils permettent de retransmettre le son et l’image au moyen d’un écran (ancêtre de la télévision) appelés « Téléphote ou Télétroscope » (H.Lanos), »Téléchromophotophonotétroscope (Didier De Chousy) ou  » le journal Télephonoscopique  » Albert Robida) sont relativement courants dans la vieille anticipation,

Fixer sur pellicule ou plaque photographique des moments de l’histoire par contre n’est pas un procédé relativement courant  et je vais m’efforcer de faire un récapitulatif des œuvres qu’il m’a été possible de consulter

- « Récits de l’infini » (Lumen & rêves étoilés) de Camille Flammarion 1872, nombreuses éditions

- « L’historioscope » d’Eugène Mouton (Mérinos) Dans le recueil de nouvelles « Fantaisies » G.Charpentier éditeur, 1883 pages 223 à 267

- « Le maître du temps » de Giuseppe Lipparini. Parution dans la revue « Les annales » du 26 Février au 9 Mai 1909 N° 1340 à 1350

- « Les trois yeux » de Maurice Leblanc. Paru initialement dans la revue « Je sais tout » en Juillet 1919. Edition en volume chez Pierre Lafitte 1921. - « Les Bacchantes, roman contemporain » de Léon Daudet, Edition Flammarion 1931

- « L’Ombre du passé » De Ian Efrémov. Dans le recueil de nouvelles « Récits, contes scientifiques » Editions en langue étrangères Moscou 1954, pages 9 à 55

- « Le siège de Syracuse »  D’Alexandre Arnoux, Albin Michel 1962

- « Avant l’aube » de John Taine 1934 pour l’édition originale (Baltimore, Williams Wilkin) Collection « Outrepart II  » La proue la tête de feuille 1971, collection dirigée par Pierre Versins, pour l’édition Française

Toutes les nouvelles ou romans ne figurant pas dans cette dernière rubrique seront les bienvenus!

 

Au final, une quantité d’œuvres relativement restreintes en regard de toute la production consacrée au « voyage dans le temps »

Pour terminer et en guise de conclusion un petit mot rapide sur la revue  « Les annales politiques et littéraires » qui était une revue hebdomadaire, elle fut créé le 22 avril 1883 par Jules Brisson mais dont le fils Adolphe Brisson  devint le principal animateur. En 1917 la revue tirait à 200 000 exemplaires et en 1919, Pierre Brisson,fils de Adolphe et futur directeur du « Figaro » y entra comme secrétaire de direction avant de prendre les commandes du journal en 1925.

Les « annales » poursuivront leur publication jusqu’en 1970.

Cette revue nous intéresse plus particulièrement pour avoir publiée un  roman d’Albert Robida :

 « En 1965 » du N° 1896 (26/10/1919) au N°1908 (18/1/1920). Ce Texte répertorié dans l’ouvrage de Philippe Brun et intitulé « Albert Robida  sa vie et son œuvre » Edition Promodis 1984 précisé à la page 178 que ce texte b’avait fait l’objet d’aucune publication en volume.

En fait cette œuvre fut rééditée en Italie en 1981 « Edizioni Frontiera, Sanremo » un tirage confidentiel à 250 exemplaires et qui est un fac-similé, en Français du texte paru dans « Les annales »

 

 

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« Rivière Blanche » De l’ombre à la Lumiére!

Posté le Vendredi 29 janvier 2010

Alors pourquoi parler sur ce blog d’un éditeur qui fait plutôt dans le récent ?

Tout simplement, il me semble nécessaire avec la conjoncture actuelle qu’il est vital de faire un peu de « pub » pour un éditeur qui nous propose depuis quelque temps, une collection à un prix attractif, une présentation superbe et des textes de très bonnes qualités.

L’intérêt de cette collection  vient du fait en outre qu’elle est dirigée par un amateur du genre,un vrai et qui ouvre de nombreux horizons à sa collection,ne faisant en cela aucune « ségrégation » de genres,choix hélas trop souvent rencontré dans le monde de l’édition.

La preuve, il fallait du courage pour ressortir un Arnould Galopin  des oubliettes («le Dr Omega ») et mener à terme l’intégrale des « Mme Atomos » une incarnation absolument redoutable du péril jaune….féminin.

Chez « Rivière Blanche » l’éclectisme est de rigueur avec un superbe panel d’auteurs Français et vouant un véritable culte, je dirai même amour pour la science-fiction. A regarder les étalages des librairies spécialisées ou des grandes enseignes, je suis parfois désespéré de voir la place envahissante qu’occupe aujourd’hui la Fantasy. C’est un genre que j’affectionne également, mais trop c’est trop !

Cette superbe collection c’est aussi du fantastique avec les textes de Gilles Bergal que j’ai beaucoup apprécié mais c’est aussi et surtout cette série qui à mon avis deviendra culte dans les prochaines années : « Les compagnons de l’ombre »

Comment tout amateur de littérature populaire qui se respecte, peut-il rester indifférent devant autant de bonheur ?

Personnellement je trouve ces anthologies « Jouissives » et je suis en grande admiration face à ces auteurs qui sont parvenus, sous leurs plumes alertes et fécondes, à ressusciter des grands noms de ces œuvres longtemps considérées comme mineures : Harry Dickson (mon idole) Sar Dubnotal (un must), le fantôme de l’opéra (un indémodable) Rouletabille, Tarzan, Judex, les habits noirs, Cthullhu, Pellucidar…..j’en passe et des meilleurs.

Tout un hommage à ces héros de l’ombre qui bercèrent notre enfance (et même lorsque nous étions plus âgés) où le maître mot est respect ! Car voyez-vous, chez ces auteurs il y a une profonde admiration de toute cette littérature de « pacotille » et ils connaissent parfaitement la « dette » qu’ils ont pour tous ces personnages de l’imaginaire.

Et puis J.M.Lofficier c’est aussi « Black Coat Press » et là les amis je peux vous dire : Respect !

Vous savez, ce blog en est la preuve, l’affection toute particulière que je porte à la vieille anticipation et en voyant le boulot énorme de réédition que réalise le personnage,moi les bras m’en tombent…

En France…..enfin quoi la France ! Qui donna le jour au merveilleux scientifique, à Robida, Maurice Renard,Rosny Ainé, Marcel Roland, André Couvreur, Gustave Le Rouge, Jacques Spitz, Jean De la Hire, Henri Lanos….désolé la liste est trop longue, la France disais-je est incapable par éditeur interposé de rendre honneur à ces précurseurs de la science fiction ?

Le néant le plus total, parfois quelques petits lueurs de lucidités en ressortant des vieux textes….toujours les mêmes !

Allez un peu voir sur le site mentionné plus haut et là, c’est le flot de bave :

-        Le Faure et Graffigny

-        Maurice Renard

-        William Cobb (nous avons les mêmes goûts !)

-        Paul Féval (Félifax.…non mais je rêve !)

-        Jean De la Hire ( le Nyctalope )

-        Robida (Saturnin Farandoul, c’est du délire)

-        Jules Lermina (« l’effrayante aventure », un très bon texte dont je vais bientôt faire le résumé)

-        « Les Allemands sur Vénus » (une anthologie de vieux textes d’écrivains Français, dont Théo Varlet, André Mas,Remy De Gourmont.

Oui je sais, de quoi vous faire frémir et de regretter de ne pas maîtriser mieux que cela l’anglais. Mais vous avouerez que lire des classiques Français de vieilles anticipations dans la langue de Shakespeare, il y à de quoi vous filer le bourdon !

De toute manière, voilà un genre qu’il sera ici très difficile à réhabiliter car trop longtemps méprisé et relégué au rang de « sous littérature »

Quoiqu’il en soit je voulais ici rendre hommage à cette superbe collection qu’est « Rivière Blanche » et je vous conseille de tout cœur d’acheter de temps à autre quelques titres chez eux, l’édition de nos jours est une jungle dans laquelle des gens courageux comme J.M Lofficier et toute son équipe, se battent farouchement afin de maintenir un tel niveau d’excellence.

Il nous faut nous, amateurs du genre se battre à notre niveau afin de maintenir la pérennité de toutes ces collections.

Je n’ai pas d’actions chez eux, je le fais du fond du cœur et moi qui ai grandi dans l’émerveillement de cette mythique collection « Fleuve noir » je trouve que l’on ne pouvait pas réaliser plus bel hommage que de ressortir une collection qui tel le phénix renaissant de ces cendres parviendra, et c’est tous le mal que l’on peut lui souhaiter, à reconquérir une nouvelle génération de lecteurs.

 

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« Mars une planéte de l’imaginaire »

Posté le Jeudi 28 janvier 2010

Si les premières histoires relatant la vie sur une autre planète se déroulèrent sur notre bon vieux satellite, car plus facilement observable à l’œil nu, il faudra attendre 1877 et l’incroyable découverte de Schiaparelli pour commencer à fantasmer véritablement sur l’astre du dieu de la guerre.

En effet la mise en évidence de tout un réseau de « canaux » permit alors d’élaborer les hypothèses les plus folles, les théories les plus farfelues.

Pourtant le véritable « facteur déclanchant » seront les études faites par Percival Lowell qui à partir de 1894 et ce pendant une vingtaine d’années, usera son temps et son argent à l’observation et l’analyse de la planète rouge. Constituant toute une équipe de scientifique, il va ainsi scruter Mars dans ces recoins les plus intimes, passer tout en détail avec la prise de milliers de photos, disséquer, analyser, spéculer……

De toutes ses observation, il va en tirer une théorie fantastique mais séduisante : Mars est comme la terre, mais une terre beaucoup plus vieille, beaucoup plus avancée.

C’est une théorie qui fait date dans la genèse de la science fiction, elle marque le début de tout un courant de la littérature de l’imaginaire,car de nouvelles terres, vierges de toutes découvertes s’ouvrent à l’exploration humaine.

L’homme dans sa quête perpétuelle du mystérieux, de l’inconnu et de l’insondable, trouve ici le nouveau terreau qui lui permettra de développer à pleine puissance son esprit à la fois aventureux mais aussi scientifique

Il est possible de dire que c’est avec les théories de Lowell que débuta toute ce mythe autour de mars, mythe qui fut l’un des plus vivaces et des plus productif dans l’imaginaire collectif.

Fin 19ème début 20ème une véritable frénésie martienne s’empara de la plume prolixe de nos écrivains qui rivalisèrent alors d’ingéniosité et d’imagination, afin de nous décrire toutes les splendeurs de cette société habitant une autre planète.

Mais il faut bien le reconnaître, le modèle de cette société idéale martienne reste souvent calqué sur le même schéma et si la religion, le travail, l’égalité des sexes, la morphologie restent un des points forts des différentes descriptions, bien souvent l’évolution technique reste très discrète, un peu comparables aux progrès réalisés sur terre mais en « mieux »

En fait une civilisation de type humain mais plus avancée que la notre.

Le modèle du genre restant un monde pacifiste, ayant abolie les guerres depuis fortes longtemps, car imprégnés d’une sagesse incommensurable.

Le premier récit digne d’intérêt remonte en 1865 avec le roman de Henri De Parville « Un habitant de la planète Mars » (J.Hetzel).

Guy de Maupassant cédera aussi à la mode avec « L’homme de mars » en 1889,suive de prés par Camille Flammarion,grand spécialiste de la faune et de la flore Martienne que l’on retrouve dans « Uranie » en 1889 et « Stella » en 1897.

Il faudra attendre Wells et son extraordinaire « Guerre des mondes » (en feuilleton en 1897, publié en 1898 en volume et Mercure de France en 1900 pour l’édition Française) pour rencontrer des Martiens vraiment belliqueux. Avec ce roman L’écrivain Britannique va écrire le premier texte opposant les terriens à une invasion extra-terrestre.

Du coté de la France on n’est pas en reste et parmi les réussites du genre citons une fois de plus Gustave Le Rouge « Le prisonnier de la planète Mars » (Méricant 1908) et sa suite « la guerre des vampires » (Méricant 1909).

Le texte de Le Rouge est étroitement lié à une autre saga d’un auteur Français qui en son temps suscita quelque polémique au sujet de ressemblances assez troublantes. Il s’agit des « Aventures merveilleuses de Serge Myrandhal » composé en deux volumes  » Sur la planète Mars « (Bibliothèque  Métropolitaine  L.Laumoniert & Cie éditeurs 1908) et « Les robinsons de la planète Mars » (Bibliothèque  Métropolitaine  L.Laumoniert & Cie éditeurs 1908), de H.Gayar. Réédité sous le titre « Les robinsons de la planète Mars » Signé sous le pseudonyme de Cyrius (Tallandier « Bibliothèque des grandes aventures » N° 142, 1927)

Je ne suis pas ici pour faire le procès de tel ou tel auteur, chacun des textes possédant des qualités non négligeables.

Comment ne pas terminer ce très rapide tour d’horizon (le but n’étant pas pour cette fois de répertorier tous les ouvrages de littérature « Martienne) sans vous parler d’une autre « épopée Martienne » que j’affectionne plus particulièrement : « Les Titans du ciel, roman planétaire » (Librairie Edgar Malfére 1921) et sa suite « L’agonie de la Terre, roman planétaire » (Librairie Edgar Malfére 1922) De Octave Joncquel et Théo Varlet

Outre un terrible invasion en provenance de Mars nous avons droit à un conflit à l’échelle du système solaire avec Jupiter et Vénus.

Il est à noter que le cycle fut réédité aux éditions  Encrage collection « Classique N°1 » en 1996 avec de superbes compositions d’un illustrateur très talentueux, Guillaume Sorel. L’ouvrage contient en outre « La belle Valence » (éditions Edgar Malfére 1923 pour l’édition originale) ou il est question de voyage dans le temps.

Pour terminer cette rubrique je vais donc vous retranscrire la vision des Martiens en ce début du 20éme siècle, vision certes tellement naïve mais si touchante à la fois.

 

« Dans l’aspect général des peuples de mars, ces différences quoique profondes, n’ont pas établi de variations bien sensibles. Ils ne sont pas devenus des cyclopes, il ne leur a pas poussé des ailes, mais leurs organes de locomotion et de propension se sont affinés et rapetissés. Comme leur taille moyenne est moindre que la notre,à cause du plus faible diamètre de leur globe,ils ont un air mignon,gracieux et leur tournure est très élégante.

Leurs paysans ressemblent a de vrais aristocrates d’Angleterre. Comme ils ont besoin de respirer une moindre quantité d’air, leurs narines sont moins proéminentes. Leurs aliments sont plus délicats, moins volumineux et, par conséquent leurs bouches sont en général moins grandes.

Quant aux femmes, leur type s’approche beaucoup de celui que les poètes de la terre considèrent comme la perfection.

Les systèmes circulatoires et respiratoires n’ayant point absorbé autant de place  dans le développement organique, le cerveau a pu s’épanouir plus librement tant chez l’homme que chez la femme. Il en résulte que les Martiens ont une tête relativement plus grosse que la notre, mais pas assez pour produire un effet disgracieux. Les êtres délicats et charmants,que la phtisie immolerait chez nous,prospèrent à merveille dans le pays de Mars, et en font le plus splendide ornement.

Tout cela est admirablement d’accord avec ce que nous apprend l’analyse télescopique. En effet ce qui caractérise la planète, c’est qu’elle porte la marque d’un état de civilisation très avancé. »

« A la surface de Mars »

Fantaisie d’astronome par Wilfrid De Fonvielle . N° 220 du « Journal des voyages » Dimanche 17 Février 1901. pages 186 et 187.Illustration de Albert Robida

 

A la surface de mars

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 9:14
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La vieille sf est-elle réservée à une « élite « privilégiée

Posté le Lundi 25 janvier 2010

Beaucoups vont frémir à la lecture de ce titre un peu racoleur, mais je constate une chose troublante depuis plusieurs années et qui me force à une petite réflexion.

Il fut un temps où la vieille anticipation n’intéressait qu’une petite minorité de gens passionnés de science-fiction et il faut l’avouer, par manque d’ouvrages de références relativement « sérieux » il était difficile de dissocier le bon grain de l’ivraie.

Il y a quelques années, acheter un livre un peu poussiéreux était relativement facile et pas cher du tout.

Dans les brocantes, puces et autres vides greniers, les livres s’achetaient par caisses entières et il n’était pas rare de rentrer à la maison avec des kilos de vieux papiers, sous le regard courroucé et indigné de notre épouse. Il ne restait alors qu’à trier tout cela, mettre de coté les titres qui « semblaient en être » survoler quelques pages en trouvant parfois, la perle rare dont personne m’avait entendu parler.

Je me rappelle qu’avec mon ami Roland nous avions coutume de lancer un phrase qui était en quelque sorte un porte bonheur : « Que le dieu carton soit avec toi! ».En effet nos plus belles trouvailles se trouvaient bien des fois enfouies au fond d’un vieux carton qui dans la plus part des cas ne payait pas de mine

Je crois qu’il faut remonter relativement loin pour se souvenir de ce temps béni, où il fallait juste se baisser pour enrichir ses étagères d’ouvrages intéressants et constituer une collection digne de ce nom. Oui mais voilà,un beau jour deux collectionneurs acharnés eurent la bonne idée de publier un livre de « Côte » appelé plus communément le « milan » dans lequel il était répertorié une multitude d’ouvrages hors collections,accompagnés de leurs estimations….la chasse était ouverte !

Le premier pas de la dégringolade venait d’être effectué. Ce fut une période assez pénible où cette « bible » était parole d’évangile, sans compter que les majorations appliquées à certains prix frôlaient bien souvent le ridicule.

Je me rappelle de certaines personnes qui à une époque ne connaissaient rien dans le domaine et à qui j’ai donné certaines adresses de collectionneurs, des références de titres et de collections et qui par la suite sont devenus de véritables « requins ».Car ne vous faites pas d’illusions, dans ce domaine au cour de cette passion qui m’a toujours animée, j’ai rencontré de véritables loups qui auraient vendu père et mère pour l’acquisition d’un livre rare.

J’ai même rencontré des personnes vertes de jalousies en apprenant que j’avais acquis  un livre introuvable. Le monde de la collection parfois n’est pas très beau et me brille pas pour son intégrité !

Malheureusement, on n’appréciait plus un texte, on en faisait uniquement un objet de spéculation.

Soyons clairs avec le principe, bien souvent pour trouver un texte de vieille anticipation, le « lecteur » est nécessairement obligé de trouver l’édition originale et force est de constater que par  nécessité ce « lecteur » de base devient alors un collectionneur.

Je pense que pour les habitués comme moi, cela ne pose pas trop de problèmes, cela fait plusieurs années que je m’intéresse au genre et j’ai connu une époque où l’on trouvait encore certains titres à des prix abordables, les brocantes regorgeaient encore de vieux papiers et le marché de la spéculation n’était pas encore vraiment développé. Mais actuellement la donne vient encore de changer.

Le chineur n’a plus la vie facile, déjà qu’il fut une époque ou celui qui avait le plus gros portefeuille avait toutes les chances de rafler toutes les « pièces » intéressantes, pensez maintenant ! Une nouvelle petite révolution  enflamme les coeurs depuis quelques années….Internet !

Loin de moi de vouloir critiquer cet outil formidable et qui me permet aujourd’hui de m’exprimer assez librement sur les pages de ce blog,mais il faut avouer qu’il porta en quelque sorte le coup final aux « archéologues du merveilleux » pour reprendre l’expression de Claude Hermier dans ces deux pavés consacrés à la littérature populaire.

Cette petite révolution eut deux conséquences : une positive et bien entendue une autre assez négative.

La « positive » réside dans le fait qu’il est beaucoup plus facile de trouver certains titres faisant défaut à nos collections. Avant il fallait bien souvent écumer des dizaines de librairies, rédiger des centaines de courriers à différents libraires, afin de trouver le titre tant convoité. Désormais il est possible, installé dans un confortable fauteuil, de « fouiller » sur les différents sites de la toile pour obtenir un résultat comparable. Cette solution qui, tout en permettant un gain de temps à le mérite de laisser sa chance au plus perspicace et au plus rapide.

Mais attention, pour ma part cela ne réfrène en rien ma passion et ma joie de parcourir les vides greniers.

La « négative » est justement l’accessibilité à tout le monde de consulter certains sites de vente. Résultat il n’est pas un marchand d’occasion qui ne consulte Internet avant un marché aux puces histoire de connaître la véritable valeur d’un objet ou d’un livre.

Et l’on se retrouve avec des situations délirantes où un particulier sur des puces en pleine cambrouse vous vende une revue ou ouvrage défraîchi à un prix prohibitif.

Du coup, on retourne un peu à la case départ ou l’on constate que la vieille sf continue toujours à générer un certain marché ou le profit reste le maître mot. Sans parler de certaines « arnaques » des vendeurs peu scrupuleux qui vous trompent sur l’état ou réalisent leurs marges sur les frais de port.

Finalement rien  ne remplace le contact direct chez le libraire et le bon vieux bouquiniste avec qui il est toujours possible d’échanger une passion commune.

Au final, j’ai une certain compassion pour tous les nouveaux lecteurs qui comme moi, vont tomber dans la marmite. La route va être difficile car le marché va être de plus en plus « serré », la matière première se fait rare,et se trouve à des prix tels que seules les personnes bénéficiant de solides revenues pourront se permettre de les acheter.

Les éditeurs font la gueule, ils préfèrent et cela se justifie pleinement, miser sur des titres plus racoleurs et des genres beaucoup plus commerciaux.

Regardez sur les étalages des libraires et des grandes enseignes : que de la fantasy, très peu de rééditons de classiques de l’age d’or et je ne vous parle pas de ressortir un précurseur de la sf…..non, pas Jules Verne, malheureusement son succès est tel qu’il a complètement occulté tous les autres écrivains de génie, je vous parle de Rosny Aîné, Moselli, Robida, Couvreur, Maurice Renard, et tant d’autres.

Pour profiter pleinement de tous ces auteurs au talent immense, il faut y mettre le prix d’où ce cloisonnement de la culture » science fiction » où finalement on ne peut avoir accès dans le domaine de l’édition, qu’à ce qui se vend.Si tu veux lire les classiques…les vrais,il faut allonger la monnaie!

La littérature de l’imaginaire est,à l’image du cinéma bis,victime d’une ségrégation tout à fait injustifiée et intolérable. Fort heureusement il existe quelques éditeurs qui nous régalent parfois de quelques fulgurances en ressortant de petits classiques qui n’ont rien à envier aux productions américaines de l’époque.

Dans ce domaine également,notre pays possède un solide héritage culturel  et il serait grand temps de lui accorder la place qu’il mérite.

 

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 18:16
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Archive N°6 « Histoires Impossibles »

Posté le Dimanche 24 janvier 2010

« Histoires impossibles » Recueil de nouvelles de Jean Azais. « Editions Presse Française, Librairie Staude Paris » 1914,230 pages. Première parution dans la Gazette Mondaine de l’Aude et du Roussillon en 1909-1910.

 

« L’aviateur » : La terrible vengeance d’un aviateur qui, trompé par sa femme, ne manque pas d’originalité

« Un suicide » : Comment la lecture d’un simple livre peut-elle vous emmener au désespoir puis au suicide ?

« La cage mortelle » : Un domestique utilise un jour un l’abri anti-incendie de son maître inventeur. En voulant se protéger, sa fin n’en sera que plus horrible.

« Histoire d’un homme qui n’avait pas de cœur et qui n’avait pas de cerveau » : Pouvez-vous devenir un écrivain célèbre lorsque l’on vous a enlevé cœur et cerveau ? Ou bien tout cela n’est-il peut-être qu’une illusion….. 

« le mort vivant » : une femme infidèle ne cesse d’injurier son mari qui vient juste de mourir. Il reviendra d’entre les morts afin de laver son honneur.

«  La vengeance des ombres » : Un homme pet-il tuer de six coups de révolver tout en affirmant ne pas avoir tiré ? Ou bien est-il l’instrument d’une puissance surnaturelle ?

« La folle » : A quelques secondes d’une mort brutale deux êtres vont s’aimer, alors que tout semblait vouloir les éloigner

«  Sous le scalpel » : Un condamné à mort accepte d’être l’objet d’une « dissection ».Un chirurgien trop ambitieux dépassera pourtant ce qui pourrait être la limite du raisonnable.

« La goule » : Il était une fois un jeune homme pauvre et malade qui aimait une fille belle et désirable. Elle acceptera pourtant un jour un de ses rendez-vous….Mais quelle horrible créature se cache derrière ce visage angélique ?

« La peur des mots » : Miraculeusement indemne à la suite d’un accident, un écrivain retire de son vocabulaire tous les mots synonymes de ce terrible événement. Ce sont eux pourtant qui seront la cause de son effroyable mort.

« La lumière qui marche » : Alors qu’il voulait transformer en radiations visibles des corps radioactifs, Robert Bernett découvre à ses dépends un phénomène pouvant altérer les molécules de tout l’organisme. Il finira complètement désagrégé.

« La maison morte » : Réputée maudite, une maison peut-elle être oubliée de tous au péril même de ceux qui l’habitent ?

« Le double » : Poursuivi par un double imaginaire ( ?) Lucien Mauduit décide de mettre fin à son cauchemar. Il se tuera en essayant d’éliminer son reflet dans un miroir.

« Dans l’amphithéâtre » : Victime d’une plaisanterie, un étudiant se retrouve nu et seul dans un amphithéâtre rempli de cadavres. Le lendemain, ses amis le retrouvent couvert de sang et de pus tout en essayant de disséquer son troisième cadavre.Il mourut peu de temps après dans la folie totale.

«  Mort d’extase » : La vision d’un amour perdu et retrouvé peut-elle vous faire mourir d’extase ?

«  Incube » : Un peintre de talent dépéri petit à petit alors que sa femme d’une beauté envoûtante atteint la perfection artistique de son  mari. Accusée de fraude à la mort de celle-ci,elle sera pourtant acquittée : Peut-on condamner un incube ?

« L’euthanasie » : L’euthanasie est-elle un moyen légal pour éliminer le mari d’une femme qu’un médecin aime plus que tout ?

« La foret qui marche » : Un savant, au bout de longues années d’études découvre un produit aux propriétés sensationnelles .Lorsque celui-ci est injecté à une plante cette dernière semble se réveiller d’une longue vie végétale en se déplaçant comme mue par une force propre .Après un essai sur du lierre, un rosier, etc….pour achever son œuvre, le professeur et son assistant injecteront ce liquide dans une foret entière. L’affaissement du terrain provoqué par les arbres, écrasera les deux hommes qui, dans un dernier soupir apercevront la foret s’enfuir vers le soleil. Une force colossale, balayant tout sur son passage, »emportant avec elle son œuvre énorme de destruction »

 

En guise de conclusion

Ce recueil de jean Azais est vraiment d’un très bon niveau et mérite à mon avis d’être connu du grand public. Hélas ! il semblerait faire partie de la cohorte des auteurs anonymes et condamnés à errer sans fin dans la vallée de l’oublie.

Cet auteur dont je ne connais que l’ouvrage précité,ne peut m’empêcher de penser aux récits macabres de Ambrose Bierce. Toutes ces nouvelles, très courtes vous font souvent l’effet d’une douche froide ou la mort se joue des vivants,où l’horreur côtoie très souvent un humour des plus noir.

Certaines sont de véritables petits joyaux de l’épouvante : froides et tranchantes comme la lame d’un bistouri.

Le procédé de narration en est assez simple, il s’agit d’un médecin dont la longue carrière chargée de souvenirs macabres, raconte à un de ses amis quelques unes de ses expériences les plus mémorables.

Excepté le ton rapide des récits (entre 3 à 6 pages) la technique employée est la même que celle utilisée par H.W.Hogdson pour son détective de l’occulte « Carnacki »

Il est  difficile de délimiter la frontière entre le fantastique et la science fiction dans certaines des nouvelles, toutefois deux récits pourraient s’apparenter à notre domaine : « La foret qui marche » qui mériterait un plus long développement et dont la teneur me fait beaucoup penser aux histoires de Maurice Renard (dont on ne vantera jamais assez les qualités).

« La foret qui marche » la plus longue des nouvelles du recueil, est excellente mais qui à mon avis s’arrête hélas là où l’histoire devait commencer. Un peu comme le roman de Wersinger « La chute dans le néant ».

L’idée de cette nouvelle est surprenante,le « péril vert » bien avant« La guerre du lierre » de D.H.Keller et de « La colère végétale » de Dominique Watteau (deux autres excellents ouvrages à lire sans modération)

En résumé un très bon livre qui vous glacera ou non le dos à sa lecture mais une chose est certaine,il ne pourra vous laisser indifférent…..A quand une réédition messieurs les éditeurs !

 

Sur L’auteur

Quelque petites précisions concernant l’auteur. Ces renseignements proviennent de François Ducos du N° 11 du Bulletin des amateurs d’anticipation ancienne et de Fantastique (Novembre 1992) :

 Jean Azaïs est né le 21 Novembre 1886 à Bagnoles,dans l’Aude et exerça la profession d’avocat à Carcassonne. Outre le recueil cité,il mérite qu’on se souvienne de lui en raison de ses efforts en faveur de la littérature et des arts .Il créa et anima la revue « Arts et lettres » ainsi que le bulletin « Intermédiaire des lettres et des arts » et surtout publia un « Annuaire des gens de lettres » (1920) et un « Annuaire international des lettres et des arts de langue ou de culture Française » (Carcassonne,les publications art et littérature,1921). Il eut deux pseudonymes, Jacques Bonhomme pour le périodique « La dernière heure », et G.De Natas.

En 1921 Jean Azaïs avouait être l’auteur des œuvres suivantes (sans indication d’éditeurs) : « Les mois qui pleurent » (1907), « Paradoxes sur l’amour » (1910), « La chevauchée nocturne » (1911), « Amoureuses » (1913), « Histoires impossibles » (1914,réédité en 1919), « La fin du monstre Allemand » (1914), « Vers la paix du monde » (1915), « Echos d’Allemagne » (1915), « L’abri 56-A-2 » (1919), « Pages héroïque de l’espionne » (1919), « La grande pitié des professions libérales » (1921). Il s’apprêtait à publier « Poésie de Satan.

 

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Archive N°5 « Paris en feu » La capitale encore détruite!

Posté le Jeudi 21 janvier 2010

« Paris en feu » (Ignis Ardens)

Roman de Henri Barbot bibliothèque des lettres Françaises 1914.179 Pages (Bulletin des amateurs d’anticipation ancienne et de littérature fantastique N° 4 octobre 1990 tirage 40 exemplaires).

 

 Dans une France déchirée par une guerre civile,le pouvoir est assuré par une bande de révolutionnaire dont le seul but est de verser le pays dans un bain de sang et de violence. Plus de justice ni religion,les églises font maintenant office de café théâtre et de cinéma pornographique d’ailleurs,les prêtres sont exterminés sans pitié.

Quelques petites poches de résistance se constituent dans les quartier Parisiens mais vite neutralisées par une police ou plutôt une « milice », composée de brutes épaisses et de repris de justice.

Seuls quelques « bons patriotes » s’insurgent,mais le chaos et le désordre dirige tout,un semblant d’armée reste toujours en place mais impuissante car amputée de ses véritables chefs et autres officiers opposé au régime.

Ce vent de folie semble gagner l’Europe en touchant  l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne qui, très « chatouilleuse » déclare la guerre à la France suite à un incident diplomatique.

Cette mauvaise n’est pas sans inquiéter Victorien Dondrenne, officier de marine et chargé de l’organisation technique d’une centrale radio située sur la tour Eiffel. La mission de ce poste est d’assurer, au moyen d’un appareil inventé par le militaire, la liaison permanente avec les grandes villes Françaises ainsi que toutes les autres centrales disséminées dans la région.

L’instrument en question possède la particularité d’envoyer une vibration sonore à grand vitesse qui une fois émise, se transforme en une « onde colorée » permettant ainsi de déterminer la provenance de chaque poste émetteur. L’alimentation des génératrices est assurée par d’immenses condensateurs pouvant si besoin est fournir une quantité considérable d’énergie électrique.

Alors que le chaos progresse inexorablement dans la capitale et comble de  malheur, Dandrenne reçoit une terrible nouvelle : une quarantaine de dirigeables Allemands bourrés d’explosifs comparables aux feux grégeois se dirigent vers Paris. Il lui faut donc agir très vite et bien évidemment sans l’accord de ce gouvernement provisoire,ce « comité de salut public »,qui par peur s’est réfugié à Bordeaux.

Son idée est sensationnelle, concentrer toute l’énergie produite par les différents postes émetteurs en un seul point,pour la diriger ensuite sur le ciel Parisien dés l’apparition de l’armada ennemie,formant ainsi un véritable « bouclier électrique ».

Le soir de l’expérience décisive éclate un violent orage et les forces artificielles potentialisées par l’électricité naturelle, remplissent leurs offices en détruisant en un instant d’apocalypse les dirigeables…..et la capitale dans un déluge de feu !

La fin de paris et ce comme précisé en début de roman, n’avait-elle pas été prévue par la voyante Mélanie à la Salette en 1846 lors d’une apparition de la vierge Marie ?

Le roman se terminera par une reprise  de conscience du peuple Français,le feu purificateur « réactivera » un sentiment qui avait depuis longtemps disparu.

Il faut dés à présent réorganiser la défense du pays, repousser l’ennemi qui ne cesse de s’amasser aux frontières du pays.

 

En guise de conclusion

L’intérêt de ce roman s’appuyant sur les prédictions d’une voyante réside d’une part, dans le procèdè utilisé pour la destruction involontaire de Paris, ainsi que du moyen utilisé par le héros et visant à la neutralisation des dirigeables ennemis.

Ce texte de la catégorie « anticipation militaire » reste un de mes préférés car l’écriture y est vive,avec une montée en puissance très bien dosée conférant au roman une incroyable crédibilité. Evidemment tout cela possède une forte odeur de patriotisme mais sans pour autant tomber dans les poncifs rencontrés habituellement dans ce genre d’ouvrage.

IL faut toutefois signaler que cette idée de destruction de la capitale au moyen de dirigeables armés avait déjà été utilisée pat le commandant G.Wailly dans une longue nouvelle intitulée « Paris sous l’épouvante » (supplément au « Journal des voyages N°34 12/10/1913). Ce texte par contre proposera l’anéantissement de ces véritables « forteresses volantes » que sont les dirigeables,au moyen d’avions très légers et ultra rapides.

Ces deux auteurs comprirent très tot l’importance de la suprématie aérienne lors d’un conflit armé.

Pour conclure insistons sur deux temps forts du roman : Les scènes de guerre civile et de violence dans les rues Parisienne qui me rappellent celles décrites dans le roman de Rosny Ainé  « La force mystérieuse » et qui sont d’un réalisme saisissant,mais aussi le moment apocalyptique où les dirigeables Allemands et Paris seront détruits dans une immense tempête électrique : Ignis Ardens !

 

« Petite anecdote autour du livre »

Lorsque j’avais acheté cet ouvrage il y a fort longtemps à un libraire Parisien réputé pour ces catalogues extraordinaires dans le domaine de la vieille SF ,je me rappelle l’avoir appelé en lui signalant que l’ouvrage acheté était un peu abîmé.

En effet le dos de l’ouvrage était cassé sur toute la longueur (parfaitement réparable) et donc que le prix me paraissait un peu excessif en regard de ce défaut.

Le libraire un peu outragé m’avait répondu que c’était un ouvrage relativement rare, qui plus est d’excellente facture et qu’il me le reprenait sans problème. A l’époque j’étais un peu contestataire mais j’ai ravalé ma salive et conservé l’ouvrage.

Je ne le regrette pas, le texte est vraiment bon et depuis je n’ai jamais retrouvé ce titre dans les centaines de listes que j’ai consulté.

Je pense que c’est un domaine où il est nécessaire parfois de ne pas être trop regardant, car c’est le texte qui prime avant tout et à trop vouloir pécher par excès de « collectionnite » on passe bien souvent à coté d’une perle rare.

Je me rappelle de collectionneurs qui en possession d’un ouvrage rare non coupé, préféraient ne pas y toucher afin de préserver une quelconque valeur marchande, plutôt que de le « découper » afin de pouvoir s’en régaler.

C’est une position que je respecte mais qui laisse place tout de même à la réflexion.

paris en feuparis sous l'épouvante

 

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