« Guy de Teramond » Un Auteur Productif!

Posté le Mardi 3 mars 2015

 

Auteur populaire prolifique, Guy de Teramond pseudonyme de François Gautier, sera surtout remarqué par notre « communauté » par un brillant ouvrage, foisonnant en inventions et en idées toutes plus géniales les unes que les autres : « L’homme qui peut tout » réédité sous le titre « Le miracle du professeur Wolmar » (dont il existe une rare édition illustrée). Un must du genre dont il faudra un jour reparler, une histoire de savant fou dont les rêves démesurés n’ont aucune limite  : il se propose de modifier le monde et de le remodeler selon son bon vouloir, en une terre de paix et de prospérité. Dans ses folles ambitions, il envisage la colonisation d’autres planètes, l’arrêt de l’axe de rotation du globe et l’utilisation de ce dernier comme engin spatial. Il a le pouvoir de transmuter le métal le plus précieux en une chose sans valeur, il est l’homme qui peut tout, celui qui ne possède aucune limite……

Non content de nous avoir « offert » cette pépite du genre, l’auteur reprendra sa plume féconde et conjecturale pour au moins deux autres romans assez surprenants : « Ravengar » (thème de l’invisibilité) et « L’homme qui voit à travers les murailles » ( Un homme « victime » du radium se découvre cet étrange pouvoir, une vision qui traverse la matière).

Volumes édités chez le mythique éditeur « Frenczi » (même format que sa célèbre collection « Les romans d’aventures », magnifiquement illustrés par Armengol). Ferenczi lui fit l’honneur de lui attribuer sa propre collection « Les romans de Guy De Teramond », comportant au moins 15 volumes, dont quatre conjecturaux (« Ravengar », « Le secret du sous-marin tome 1 la fille du savant », « Le secret du sous-marin tome 2, Bertha l’espionne)», «  L’homme qui voit à travers les murailles ».

Ce dernier titre fut réédité aux éditions S.E.T collection « Les meilleurs romans populaires » en 1928, sous une couverture moins explicite.

« L’homme qui voit à travers les muraille » éditions Ferenczi « Les romans de Guy De Teramond » N° 14.1923.Couverture de Armengol

l'homme qui voit a travers les murailles

Citons également une série de 25 fascicules, fortement conjecturale et intitulée « 20 000 Lieues à travers le monde » parue aux éditions Ferenczi entre 1923 et 1924 et qui sera par la suite réédité en une seul volume en 1925

1. Un vieux savant
2. La conquête du pôle
3. Le royaume des pieuvres
4. Le Bouddha qui parle
5. Chez les nains
6. Les Galions de Vigo
7. Prisonnier chez les fous
8. Au pays des fakirs
9. Un voyage au centre de la Terre
10. L’île des perroquets
11. L’Atlantide
12. L’île de Laputa
13. La Télépathie sans fil
14. L’avion sans pilote
15. Le Grand serpent de mer
16. Au milieu des vampires
17. A la recherche du Plésiosaure
18. L’île aux pavots
19. Aventures de 3 boches
20. Un voyage accidenté sur l’océan
21. Prisonniers des boches
22. Perdus sur l’Amazone
23. La grotte aux squelettes
24. Au pays des géants
25. Le mystère de l’homme tatoué

Pour les aficionados, amoureux de la littérature policière,une autre fameuse collection lui sera également attribuée sous le titre « Les dossiers secrets de la police » dont les dix titres et les couvertures assez « tape à l’œil », tirent vers le morbide

1 La cave aux lépreux
2 Le faiseur de monstres
3 Les voleurs de cadavres
4 La maison des poisons
5 La femme coupée en morceaux
6 Le crime du docteur
7 La madone des smokings
8 Le bar des servantes rousses
9 L’espionne aux pieds nus
10 Allo… Danton, Police…

Les romans de Guy de Teramond éditions Ferenczi :

 1) Le mystère de la double croix
2) La fiancée de la secte noire
3) Globe-trotter par amour
4) La belle Cynthia:la courtisane
5) La belle Cynthia:mère et fille
6) Danaé:dans les griffes de l’amour
7) Danaé:haine et passion
8.) Ravengar
9) Le secret du sous-marin: La fille du savant
10) Le secret du sous-marin: Bertha l’espionne
11) La maison de la haine
12) Le secret de la Du Barry: Les amours d’une modiste
13) Le secret de le Du Barry: L’enfant de la favorite
14) L’homme qui voit à travers les murailles
15) La belle Diane (annoncé)

l'homme qui peut tout

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« Le Fer Qui Meurt » de Raoul Bigot

Posté le Lundi 2 mars 2015

 

Devant le soudain effondrement de la puissance allemande, qui n’a eu l’impression d un résultat foudroyant dû à quelque cause inconnue de nous ? C’est cette impression qu’a su rendre d’une façon singulièrement saisissante l’auteur de cette curieuse nouvelle — à la fois merveilleuse et scientifique — qui reçoit de la catastrophe allemande une étrange valeur de symbole.

« C’était bien une idée géniale qu’il avait eue en provoquant, par un phénomène nouveau d’or­dre électrique, ce qu’il appelait « la maladie moléculaire du fer ». Sous le choc d’une onde spéciale, le fer, l’acier, la fonte prenaient un mouvement vibratoire, intime, car rien ne le décelait au début, qui provoquait une fragilité extrême du métal; celui-ci, sous l’effet des efforts auxquels il était soumis, se rompait; la désinté­gration continuant par le fait de l’annihilation de l’attraction moléculaire, le fer se réduisait en poussière. Et la chose inouïe, c’est que la maladie était éminemment contagieuse; la vibration se transmettait avec une vi­tesse si réduite qu’il était difficile de l’expliquer scientifiquement, mais elle se transmettait d’une pièce à une autre, même lorsqu’il n’ y avait entre elles qu’un contact insignifiant. »

Extrait du « Fer qui meurt » de Raoul Bigot dans la revue « Lecture pour tous » du 15 Décembre 1918. En plein conflit avec l’Allemagne le Lieutenant Jacques découvre un procédé infaillible pour stopper net la guerre…mais si ce n’était qu’un rêve ?

Bientôt la nouvelle intégrale « Sur l’autre face du monde »

 

le fer qui meurt

Illustration de Lelong

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« Le Brig « Le Terreur » suivi de La lutte à venir » de Vladimir Odoievski

Posté le Lundi 2 mars 2015

Vient de paraitre depuis un mois cette rareté concocté par Viktoriya et Patrice Lajoye aux éditions Lingva, une toute jeune maison d’édition qui compte  sur son catalogue un autre ouvrage de nouvelles conjecturales de Vladimir Odoievski « La cité sans nom ». Spécialistes de la littérature Russe, nul doute que ce couple énergique nous réservera dans l’avenir d’autres belles surprises en nous proposant d’autres textes rares d’anticipation ancienne

« Un savant a découvert, avec ses disciples, une forme géante du plasmodium – le protozoaire responsable du paludisme – qui agit comme une sorte de moisissure : grâce à son haut pouvoir décomposant, il peut engraisser les sols, les réchauffer, et ainsi permettre les cultures en climat froid. Un des disciples, Yakov Siline, aime la fille de ce professeur, mais cet amour n’est pas réciproque. Or on découvre un jour que la fille a disparu, ainsi que Siline.

Plus tard, on apprend que dans la mer de Behring, les bateaux qui rentrent au port sont couverts d’une moisissure dangereuse. Ils sont complètement pourris. En mer, les poissons flottent le ventre à l’air, morts. La substance en question a une action qui ressemble à celle du plasmodium que le savant a découvert.

Aussi décide-t-on de monter une expédition, dirigée par le professeur et un autre disciple, Samoïlov, lui aussi amoureux de la fille. Tous pensent que Siline est responsable de l’enlèvement, mais qu’il a aussi volé du plasmodium et commencé à s’en servir.

Après bien des péripéties, ils finissent par rencontrer des gens qui leur permettent de comprendre que Siline est bien à l’origine de la chose. Ils retrouvent son brig, Le Terreur, avec à bord son équipage… »

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merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 7:14
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Vénus est-elle habitée?

Posté le Samedi 28 février 2015

Vénus, plus jeune que la terre et plus vieille que Mercure, en est à ce que la paléontologie appelle l’époque secondaire.Sauriens gigantesques, marécages en putréfaction, forets colossales: c’est une planète de cauchemar où la vie n’est qu’un combat de monstres hideux

Magnifique illustration de Henri Lanos intitulée « Des monstres qui grouillent dans des marécages » pour un article paru dans la revue « Lecture pour tous » du mois de Septembre 1912 « Les planètes sont-elles habitées ? »

Lanos Vénus

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« Les Robinsons de la Planète Mars » Pas moins de trois Versions!

Posté le Samedi 28 février 2015

 

les robinsons

Il arrive parfois que des œuvres totalement oubliées resurgissent au détour d’une réédition inattendue. Ainsi le roman de H.Gayar publié initialement en 1908  » Aventures merveilleuses de Serge Myrandal » qui paru en deux volumes  » Sur la planète Mars » et « Les Robinsons de la planète Mars » chez L.Laumonier « Bibliothèque métropolitaine » fut-il réédité en 1927 chez Tallandier dans la « Bibliothèque des grandes aventures sous le psudonyme de Cyrius. Mais entre temps , il fut publié sous le titre « Les Robinsons de la planète Mars » dans un hebdomadaire de la Meuse « Le magazine illustré national » du N°42 au N° 74 (1925) sous le pseudo également de Cyrius et superbement illustré comme il se doit par le plus grand artiste de SF de l’époque: Henri Lanos.
Mais le plus incroyable dans cette histoire , c’est que nous avons trois présentations différentes mais aussi trois textes différents, un original, une remanié et riche d’une partie supplémentaire et une dernière , une version « allégée » de la première mouture.
Il vous faudra beaucoup de chance pour posséder les trois éditions car si la première est introuvable et la troisième hors de prix (en bon état) la seconde version rééditée par les éditions de L’Apex collection « Périodica » en 1997, en raison d’un très faible tirage est à classer, malgré sa « récente » parution, dans les incunables du genre.

les robinsons de la planère Mars
Bonne chasse au trésor !

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 19:03
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Petit Interméde Cryptozoologique

Posté le Samedi 28 février 2015

« Une vision fabuleuse » couverture de la revue « Le petit journal illustré » du 9 Avril 1922.
« Des habitants de la Patagonie affirment avoir rencontré, dans les marécages déserts de ce pays, un plésiosaure qui serait le dernier représentant d’une faune préhistorique, aujourd’hui disparue.Une exploration vient de Buenos-Aires pour rechercher cet animal gigantesque. »

 

monstre antédiluvien

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 18:58
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Charles Derennes et le « Peuple du Pôle »

Posté le Samedi 28 février 2015

 

le peuple du pole

Lorsqu’en 1906 Maurice Renard entre au Mercure de France grâce au parrainage de Henri de Régnier, il va y rencontrer celui qui deviendra un ami fidèle: Charles Derennes. Ils ont une passion commune pour Wells et vont écrire par la suite une sorte d’hommage à l’auteur Anglais, un peu à la manière de….Derennes attiré par « Les pirates de la mer » et Renard par « L’ile du Dr Moreau » vont écrire respectivement « Le peuple du pole » publié en 1907 et « Le docteur Lerne sous dieu » en 1908.Si le roman de Renard, sans mauvais jeux de mot, ne va connaitre qu’un modeste succès, va figurer par la suite comme un classique du genre et maintes fois réédité. « Le peuple du pôle » lui après quelques décennies tombera dans l’oubli et ne sera hélas jamais réédité.Pourtant avec sa thématique de la découverte d’une peuplade souterraine de reptiles doués d’intelligence, nul doute qu’il serait fort apprécié d’un grand nombre d’explorateurs de l’imaginaire;
Il est à noter que Charles Derennes publiera en 1907 dans la revue du Mercure de France un article intitulé »Wells et le peuple Marsien »
« Le peuple du pôle » de Charles Derennes Société du Mercure de France 1907. A noter pour cette édition un justificatif de tirage assez original

Justificatif de tirage

justificatif tirage le peuple du pole

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 11:46
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« L’invasion de 1910″ de William Le Queux

Posté le Samedi 28 février 2015

 

 

l'invasion de 1910

Rares sont les romans traduits de cet auteur en France. Avec ce texte publié à l’origine à Londres en 1906 et traduit pour le compte des éditions Fischbacher en 1907 William Le Queux nous raconte, comme son titre l’indique, l’invasion de l’Angleterre par l’Allemagne et de la déculottée monstrueuse que reçurent ces derniers. Ce texte connu un immense succès et fut traduit dans de nombreuses langues et bien évidemment en Allemand, mais outre Rhin la fin fut « remaniée » et plus adaptée pour le pays. En effet la fin ne voit pas l’extermination (pour ne pas dire massacre de l’armée Allemande, mais un arrangement de paix avec le pays belligérant). William Le Queux avait auparavant dénoncé la faiblesse du système de défense de l’Angleterre en appuyant sur le fait que d’être une ile ne la rendait pas moins vulnérable aux attaques de pays voisins.Deux autres romans feront état de cette même thématique de guerre future « The great war in England in 1897″ ( publié en 1894) et « England’s péril » (publié en 1899). Hélas ces deux titres sont inédits en Français

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« Les Grands-Péres Prodiges » de Michel Carrouges

Posté le Samedi 28 février 2015

les grands péres prodiges

Adrar est la capitale du Sahara, province prospère des États-Unis du Monde, en l’an 2.025. On colonise la lune, on ne circule plus qu’en autogires, les heures de travail ont été considérablement réduites, les guer­res et les famines ont disparu, les hommes vivent jusqu’à cent dix ans. Une nouvelle découverte va couronner cet âge d’Or : le Dr Youssef Lamrani est l’inventeur d’une méthode de rajeu­nissement indéfiniment renouvelable des Vieillards. Une fabuleuse explosion de jouvence bouleverse les familles, la Société, la planète. Quelle peut être en effet la conduite de ces “ rajeunis  » dynamiques, mais demeurant tout de même des vieillards par le poids men­tal de leur passé, dans un univers cybernétisé où les distinctions de classe et de races sont abolies, la paix acquise et la civilisation cosmopolite?
Un curieux roman assez terrifiant sur le fond de son propos.
Éditions Plon, jaquette illustrée couleur. 1957

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 11:34
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« La cité des premiers hommes  » dans la collection « Lisez-moi Aventures »

Posté le Samedi 28 février 2015

 

la cité des premiers hommes

N°1 de la revue « Lisez-moi Aventures » du 15 Mai 1948 en présentation du roman de Maurice Champagne « La cité des premiers hommes »

« Un nouveau voyage au Centre de la Terre, beaucoup plus imprévu, beaucoup plus réel que ne l’avait imaginé Jules Verne !…
Pourquoi n’existerait-il pas, ce monde souterrain, ce Monde avec ses êtres, ses animaux fabuleux, ses immensités continentales ?
C’est impossible, voyons l Le Feu central !
Mais si le Feu central était- une erreur monstrueuse dé savant, l’une de ces folles hypothèses, comparable à la coupole fixe cloutée d’étoiles que regardaient nos pères avant Copernic.
Racontez, racontes, nous jugerons.
Voici l histoire…
Pour le moment, là-bas, quelque part dans la savane australienne, deux cavaliers lancés à fond de train, enfoncent leurs éperons dans les flancs saignants de leur monture… Un drame de la brousse ! »

 

merveilleuxscientifiqueunblogfr @ 11:27
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